Par R Kilunga Matshozi.
Les élections en république Démocratique du Congo risque de tourner court, pour Joseph Kabila qui s'est laissé enfermé dans le piège tissé par la nasse pperdienne. Le président du Sénat, Léon Kengo, qui le premier, a lancé l'idée du scrutin en seul tour, a attiré Joseph Kabila dans un traquenard, il s' y est précipité pieds et poings liés. Le nouveau mode de scrutin remet tout à niveau, et une nouvelle redistribution des cartes doit être opérée.
Tshisekedi doit présenter une candidature supra partisane.
La modification de la constitution, loin d'apporter un éventuel gain financier sur l'organisation du deuxième tour comme le prétendent ses défenseurs, n'est fait que pour détricoter le régime politique, tel que voulu par le constituant en 2006.
La grande innovation dans cette nouvelle aventure, c'est l'affaiblissement du pouvoir judiciaire qui devient assujetti au ministère de la justice qui est un organe politique, et en même temps l'affaiblissement des institutions provinciales qui perdent leur autonomie politique face au président de la république. L'on sait que quelque soient le temps qu'il fera, les élections municipales et locales doivent inévitablement se tenir en dépit des élections présidentielles.
On se demande toujours si le président Kabila, a fini par trouver les quinze personnes qui lui manquaient pour pour gouverner la rdc, mais à l'allure où les choses avancent, il est illusoire de voir Joseph Kabila s'en tirer d'affaire sans qu'un évènement majeur vienne troubler le déroulement du programme électoral tel que souhaité par l'AMP.
Dans une analyse faite dans notre précédent édition, le dr Kabeya Kandolo s'était attardé sur le changement du mode de scrutin qui est intervenu en RDC. Pour lui, la triche sur lequel se basait le calcul de la majorité pour remporter les élections devient tout aussi hypothétique qu'aléatoires les raisons invoqués pour la modification de ladite constitution.
D'après le docteur Kabeya, la cartographie politique des circonscriptions électorales en RDC démontre que la modification du mode de scrutin à long terme, finira par jouer un tour sérieux au président Kabila. elle aura à profiter contre toute attente à l'opposition.
Jean- Pierre Bemba n' étant pas sur la ligne de départ, le calcul est à refaire et dix fois à refaire pour Joseph Kabila!
Même si Jean Pierre Bemba était libéré aujourd'hui, je ne le vois pas en homme politique responsable avec le mode du scrutin actuel , se jeter dans la bataille et faire courir à l'opposition le risque de faire revenir Kabila au pouvoir pour les cinq prochaines années.
A mon avis, je pense que le prochain congrès du MLC devra lever l'option dans le sens de soutenir une candidature unique aux présidentielles, quitte à chaque parti de se présenter aux législatives sous son propre label.
Actuellement, chaque groupe, avec ses conseillers et analystes est en train de peaufiner la stratégie la mieux appropriée, loin des regards curieux pour maximiser les chances de remporter les élections.
Si, il est sûr qu'avec plus deux cents millions de dollars affectés à sa campagne pour sa réélection, en plus de 1000 tracteurs agricoles commandés et déjà en route pour Kinshasa, le régime compte sur le spectre des travaux qui vont être lancés prochainement dans le cadre dans un énième programme de reconstruction qui n'envie en rien ses prédécesseurs, pour la relance la machine électorale. d'après " La Prospérité", avant la fin du mois de janvier, mieux, au début du mois de février prochain, dans l’optique de la redynamisation et de l’accélération des chantiers, les travaux de réhabilitation et de modernisation des voiries urbaines des provinces vont commencer. C’est Fridolin Kasweshi Musoka, le Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITPR), qui l’a déclaré le samedi 22 janvier 2011, en son cabinet, à la Gombe, sic.
Il va sans dire, que le président Kabila va démarrer le début de cette année électorale sur les chapeaux de roues, mais avec un handicap majeur de dix ans de pouvoir qui sont difficiles à justifier tant sur le plan économique que social. La désolation ayant élu domicile chez le congolais.
Etienne Tshisekedi est pour le moment l'élément fédérateur autour duquel le reste de l'opposition devra se rassembler. Ayant compris le piège qui lui était tendu par le pouvoir pour l'affaiblir avec ses deux ailes qui se livrent une bataille sans merci, Tshisekedi a très habilement manœuvré au prix de décevoir les deux ailes de son parti qui malgré tout, se reconnaissent en lui.
Le premier congrès righiniste l'avait déjà plébiscité comme candidat unique aux présidentielles; mais Tshisekedi qui savait très bien qu'il ne pouvait revenir au Congo pour commencer à trancher la question de la légalité entre ses deux rejetons, a organisé son congrès. Il en a profité pour remercier tout le monde et s'est fait investi de pleins pouvoirs par le Congrès en vue de constituer son équipe de campagne, quitte à donner un coup de pieds dans les Statuts. Mais une chose est certaine, Il sait très bien toutes les deux ailes de l'UDPS sont obligées bon gré malgré à battre campagne pour lui. Les Statuts, on y regardera plus tard après les élections.
Pour le Dr Kabeya" Vital Kamerhe est présentement la pièce maîtresse sur l'échiquier électoral congolais; il portera une très lourde charge dans la réussite ou dans l'échec de l'opposition". Le comportement de Mbusa Nyamwisi, qui est un fin renard est aussi un élément à suivre. Il n'acceptera jamais d'être confiné à Beni Butembo Lubero avec le martyrologue qui tient la comptabilité funeste de tous les fils Hundés et Nandés qui tombent chaque jour sous les balles des FDLR et du CNDP, et cette liste macabre ne cesse de s'allonger. Mbusa a déjà essayé plus d' une fois de s'extirper de l'AMP, mais il reste tenu par solidarité gouvernementale à laquelle il croit de moins en moins. Qu'arrivera-t-il une fois tout le monde sera démissionnaire? Il sait très bien que si il supporte un candidat qui a tous les risques de perdre la présidentielle, lui à coup sûr perdra les législatives, qui n'auront pas lieu le même jour.
Pour monsieur Kabeya, dans un système de vote présidentiel à un seul tour, avec les trois prétendants sur la ligne de départ, Kabila n'est pas nécessairement obligé de gagner à Kinshasa, Goma et Bukavu. Cependant, si il glane quelques voix dans les principaux centres urbains à l'Est, il va indubitablement gagner les élections. Si à son tour Kamerhé s'engage dans la lutte, la conquête des territoires de l'Est la victoire ne sera jamais garanti à Kabila.
Les conseillers du présidents et ceux qui sont décideurs à l'AMP ont fait un calcul très approximatif et désastreux par sa probabilité de réussite électorale en pensant que Kabila tirerait avantage dans un scrutin d'un seul tour. Ce mode de scrutin exige que chaque citoyen ainsi que toute la classe politique fasse et détermine son choix avant le premier tour. Il n'est pas assuré que tous les partis faisant parti de la mouvance AMP continuent à serrer les rangs, quand on connait la versatilité de la classe politique congolaise. Il n'est pas exclu que même le patriarche Gizenga fasse un choix qui surprendrait tout PALU en faveur de Tshisekedi. Celà pour plusieurs raisons:
1) Le nationalisme, Gizenga est un compatriote très foncier, attaché à la terre, et à regarder comment la terre est distribuée actuellement....
2°La quête de la stabilité politique: le pays se trouve dans une situation d'instabilité politique qui exige une nouvelle orientation politique et un nouveau souffle. La politique actuelle qui a montré ses limites, ne sait plus rien apporter de neuf. On tourne en rond.
3° La visibilité et la lisibilité de l'action gouvernementale. N'étant plus dans la course lui-même, et avec plusieurs dissensions au sein de Palu, Gizenga n'a plus rien à perdre politiquement. Et son soutirent sera de poids
4° Le slogan politique de Kabila est devenu creux et désuet( que ces soit sur le plan politique ou social). Les cinq chantiers sont prêts à rendre l'âme. Après dix ans de pouvoir c'est insuffisant.
5° Les différents rapports sur la violation itérative des droits de l'homme et les procès récurrents en cours sur les exécutions commanditées qui peinent à trouver une voie de sortie honorable pour le régime sonnent le glas pour le régime au pouvoir.
Excédé,
Le cri pathétique, lancé devant les deux assemblées réunies pour le discours sur l'état de la nation," même si vous ne me croyez pas moi, croyez quand même dans mes œuvres" prouve que Kabila doute de lui-même pour la suite, il sait ce que penseles congolais de lui et de son travail, ce doute constitue la clé de la stabilité post-électorale dans le pays, si on ne veut pas voir le pays sombrer dans le chaos.
Ce qui fait dire qu' avec ou sans élections, Kabila ne lâchera pas le pouvoir.
Propos du Dr Kabeya Kandolo
Recueillis par R. Matshozi Kilunga pour cfrt-international
Les élections en république Démocratique du Congo risque de tourner court, pour Joseph Kabila qui s'est laissé enfermé dans le piège tissé par la nasse pperdienne. Le président du Sénat, Léon Kengo, qui le premier, a lancé l'idée du scrutin en seul tour, a attiré Joseph Kabila dans un traquenard, il s' y est précipité pieds et poings liés. Le nouveau mode de scrutin remet tout à niveau, et une nouvelle redistribution des cartes doit être opérée.
Tshisekedi doit présenter une candidature supra partisane.
La modification de la constitution, loin d'apporter un éventuel gain financier sur l'organisation du deuxième tour comme le prétendent ses défenseurs, n'est fait que pour détricoter le régime politique, tel que voulu par le constituant en 2006.
La grande innovation dans cette nouvelle aventure, c'est l'affaiblissement du pouvoir judiciaire qui devient assujetti au ministère de la justice qui est un organe politique, et en même temps l'affaiblissement des institutions provinciales qui perdent leur autonomie politique face au président de la république. L'on sait que quelque soient le temps qu'il fera, les élections municipales et locales doivent inévitablement se tenir en dépit des élections présidentielles.
On se demande toujours si le président Kabila, a fini par trouver les quinze personnes qui lui manquaient pour pour gouverner la rdc, mais à l'allure où les choses avancent, il est illusoire de voir Joseph Kabila s'en tirer d'affaire sans qu'un évènement majeur vienne troubler le déroulement du programme électoral tel que souhaité par l'AMP.
Dans une analyse faite dans notre précédent édition, le dr Kabeya Kandolo s'était attardé sur le changement du mode de scrutin qui est intervenu en RDC. Pour lui, la triche sur lequel se basait le calcul de la majorité pour remporter les élections devient tout aussi hypothétique qu'aléatoires les raisons invoqués pour la modification de ladite constitution.
D'après le docteur Kabeya, la cartographie politique des circonscriptions électorales en RDC démontre que la modification du mode de scrutin à long terme, finira par jouer un tour sérieux au président Kabila. elle aura à profiter contre toute attente à l'opposition.
Jean- Pierre Bemba n' étant pas sur la ligne de départ, le calcul est à refaire et dix fois à refaire pour Joseph Kabila!
Même si Jean Pierre Bemba était libéré aujourd'hui, je ne le vois pas en homme politique responsable avec le mode du scrutin actuel , se jeter dans la bataille et faire courir à l'opposition le risque de faire revenir Kabila au pouvoir pour les cinq prochaines années.
A mon avis, je pense que le prochain congrès du MLC devra lever l'option dans le sens de soutenir une candidature unique aux présidentielles, quitte à chaque parti de se présenter aux législatives sous son propre label.
Actuellement, chaque groupe, avec ses conseillers et analystes est en train de peaufiner la stratégie la mieux appropriée, loin des regards curieux pour maximiser les chances de remporter les élections.
Si, il est sûr qu'avec plus deux cents millions de dollars affectés à sa campagne pour sa réélection, en plus de 1000 tracteurs agricoles commandés et déjà en route pour Kinshasa, le régime compte sur le spectre des travaux qui vont être lancés prochainement dans le cadre dans un énième programme de reconstruction qui n'envie en rien ses prédécesseurs, pour la relance la machine électorale. d'après " La Prospérité", avant la fin du mois de janvier, mieux, au début du mois de février prochain, dans l’optique de la redynamisation et de l’accélération des chantiers, les travaux de réhabilitation et de modernisation des voiries urbaines des provinces vont commencer. C’est Fridolin Kasweshi Musoka, le Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITPR), qui l’a déclaré le samedi 22 janvier 2011, en son cabinet, à la Gombe, sic.
Il va sans dire, que le président Kabila va démarrer le début de cette année électorale sur les chapeaux de roues, mais avec un handicap majeur de dix ans de pouvoir qui sont difficiles à justifier tant sur le plan économique que social. La désolation ayant élu domicile chez le congolais.
Etienne Tshisekedi est pour le moment l'élément fédérateur autour duquel le reste de l'opposition devra se rassembler. Ayant compris le piège qui lui était tendu par le pouvoir pour l'affaiblir avec ses deux ailes qui se livrent une bataille sans merci, Tshisekedi a très habilement manœuvré au prix de décevoir les deux ailes de son parti qui malgré tout, se reconnaissent en lui.
Le premier congrès righiniste l'avait déjà plébiscité comme candidat unique aux présidentielles; mais Tshisekedi qui savait très bien qu'il ne pouvait revenir au Congo pour commencer à trancher la question de la légalité entre ses deux rejetons, a organisé son congrès. Il en a profité pour remercier tout le monde et s'est fait investi de pleins pouvoirs par le Congrès en vue de constituer son équipe de campagne, quitte à donner un coup de pieds dans les Statuts. Mais une chose est certaine, Il sait très bien toutes les deux ailes de l'UDPS sont obligées bon gré malgré à battre campagne pour lui. Les Statuts, on y regardera plus tard après les élections.
Pour le Dr Kabeya" Vital Kamerhe est présentement la pièce maîtresse sur l'échiquier électoral congolais; il portera une très lourde charge dans la réussite ou dans l'échec de l'opposition". Le comportement de Mbusa Nyamwisi, qui est un fin renard est aussi un élément à suivre. Il n'acceptera jamais d'être confiné à Beni Butembo Lubero avec le martyrologue qui tient la comptabilité funeste de tous les fils Hundés et Nandés qui tombent chaque jour sous les balles des FDLR et du CNDP, et cette liste macabre ne cesse de s'allonger. Mbusa a déjà essayé plus d' une fois de s'extirper de l'AMP, mais il reste tenu par solidarité gouvernementale à laquelle il croit de moins en moins. Qu'arrivera-t-il une fois tout le monde sera démissionnaire? Il sait très bien que si il supporte un candidat qui a tous les risques de perdre la présidentielle, lui à coup sûr perdra les législatives, qui n'auront pas lieu le même jour.
Pour monsieur Kabeya, dans un système de vote présidentiel à un seul tour, avec les trois prétendants sur la ligne de départ, Kabila n'est pas nécessairement obligé de gagner à Kinshasa, Goma et Bukavu. Cependant, si il glane quelques voix dans les principaux centres urbains à l'Est, il va indubitablement gagner les élections. Si à son tour Kamerhé s'engage dans la lutte, la conquête des territoires de l'Est la victoire ne sera jamais garanti à Kabila.
Les conseillers du présidents et ceux qui sont décideurs à l'AMP ont fait un calcul très approximatif et désastreux par sa probabilité de réussite électorale en pensant que Kabila tirerait avantage dans un scrutin d'un seul tour. Ce mode de scrutin exige que chaque citoyen ainsi que toute la classe politique fasse et détermine son choix avant le premier tour. Il n'est pas assuré que tous les partis faisant parti de la mouvance AMP continuent à serrer les rangs, quand on connait la versatilité de la classe politique congolaise. Il n'est pas exclu que même le patriarche Gizenga fasse un choix qui surprendrait tout PALU en faveur de Tshisekedi. Celà pour plusieurs raisons:
1) Le nationalisme, Gizenga est un compatriote très foncier, attaché à la terre, et à regarder comment la terre est distribuée actuellement....
2°La quête de la stabilité politique: le pays se trouve dans une situation d'instabilité politique qui exige une nouvelle orientation politique et un nouveau souffle. La politique actuelle qui a montré ses limites, ne sait plus rien apporter de neuf. On tourne en rond.
3° La visibilité et la lisibilité de l'action gouvernementale. N'étant plus dans la course lui-même, et avec plusieurs dissensions au sein de Palu, Gizenga n'a plus rien à perdre politiquement. Et son soutirent sera de poids
4° Le slogan politique de Kabila est devenu creux et désuet( que ces soit sur le plan politique ou social). Les cinq chantiers sont prêts à rendre l'âme. Après dix ans de pouvoir c'est insuffisant.
5° Les différents rapports sur la violation itérative des droits de l'homme et les procès récurrents en cours sur les exécutions commanditées qui peinent à trouver une voie de sortie honorable pour le régime sonnent le glas pour le régime au pouvoir.
Excédé,
Le cri pathétique, lancé devant les deux assemblées réunies pour le discours sur l'état de la nation," même si vous ne me croyez pas moi, croyez quand même dans mes œuvres" prouve que Kabila doute de lui-même pour la suite, il sait ce que penseles congolais de lui et de son travail, ce doute constitue la clé de la stabilité post-électorale dans le pays, si on ne veut pas voir le pays sombrer dans le chaos.
Ce qui fait dire qu' avec ou sans élections, Kabila ne lâchera pas le pouvoir.
Propos du Dr Kabeya Kandolo
Recueillis par R. Matshozi Kilunga pour cfrt-international
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