mardi 27 mars 2012

Hold-up électoral en RDC: Qu’est-ce qui a fait reculer l’Eglise catholique ?



Décidément, les puissances infernales qui s’acharnent sur la RDC et son peuple viennent de démontrer une fois de plus qu’elles ne reculeront devant aucune résistance d’où qu’elle vienne.

Pour cela, elles ont recours à l’extrême malice et pouvoir de persuasion que possède le dieu «Mammon» ! Ce dieu qui divise les familles les plus unies, les couples les plus solides, … voir les églises réputées les plus intègres!

Après la consommation du hold-up électoral que l’APARECO avait pourtant prédit aux Congolais bien avant les élections, et devant l’incapacité programmée des partis politiques de l’opposition de faire front commun pour rejeter cette énième manifestation d’imposture dans notre pays, les yeux du peuple congolais étaient tournés vers les prélats de l’Église catholique qui avaient déployés 32000 témoins dans tous les bureaux de vote, et dont la Conférence s’était dressée courageusement pour dénoncer la mascarade électorale.


Tout le peuple avait alors compris qu’enfin, le mensonge, le vol et la tricherie ne passeront plus ! Tellement la position de la CENCO était ferme et sans équivoque : « "les résultats de l’élection présidentielle en RDC ne sont conformes ni à la vérité ni à la justice"
Mais quelle ne fut pas la déception du peuple congolais et son angoisse, lorsque les mêmes prélats, après avoir été voir l’imposteur « Joseph Kabila », ont commencé à tenir un discours alambiqué et flou, dissimulé dans une rhétorique bourrée de sophisme qui échappe totalement au commun des mortels, mais qui annonçait clairement un revirement, mieux, un recul total par apport à leur position offensive du début.

Aujourd’hui, sous la plume de la journaliste Marie Cros de La Libre Belgique qui rend publique la déclaration de Monseigneur BANGA du diocèse de Buta et vice-président de la CENCO, les masques viennent enfin de tomber.


Les choses deviennent beaucoup plus claires. Selon la journaliste belge, Mgr BANGA explique la motivation de la démarche de la CENCO par le «réalisme, pas parce que nous approuvons ce qui s’est passé»!

Voilà ce que nous appelons du sophisme: selon les maximes de la morale chrétienne, lorsqu’on reconnait l’état de péché et qu’on s’accommode avec des rangements et des raisonnements humains pour cohabiter avec ce péché, la fraude en est un et Mgr BANGA reconnaît qu’il ne l’approuve pas, cela ne s’appelle donc pas le «réalisme» Mon Seigneur, mais bien la «compromission». Et c’est un péché devant Dieu.

Chose plus grave, alors qu’hier les évêques congolais réunis dans la CENCO défendaient urbi et orbi la Vérité qui est la nature même de Christ, à travers ce qu’ils ont appelé « la vérité des urnes », voilà qu’aujourd’hui, le vice-président de la CENCO déclare à la presse « qu’il est impossible de refaire les élections … et de recompter les voix… parce que personne n’a confiance aux procès-verbaux de la CENI ».


Comment alors la CENCO entendait-elle faire connaître la vérité des urnes ? Cette vérité qu’elle détient pourtant parce qu’elle a les documents authentiques des copies des procès verbaux fraichement sorties des bureaux de vote.

La CENCO a-t-elle besoin des documents falsifiés de la CENI pour faire connaître la vérité des urnes ? Pourquoi la CENCO n’a jamais communiqué les résultats en sa possession?

Pourquoi a-t-elle choisi d’enterrer la vérité aujourd’hui ?

Qui lui a fait changer d’avis?

Pourquoi ?

Des questions qui resteront certainement sans réponse pour les nombreux chrétiens congolais qui attendaient des orientations pour s’approprier leurs élections. La CENCO a changé de cap : « notre souci est qu’ils (ndlr : les politiciens) trouvent une solution pour que le pays fonctionnent et qu’on ne retourne pas à la violence », dixit MR BANGA.

Mais va-t-il contenir la profonde colère d’un peuple dépossédé de tout et trahi par ses dirigeants et ses « pasteurs » ? Monseigneur BANGA ne se fait pas d’illusion. Car il reconnait dans sa conclusion : « si on continue à ne pas s’occuper du social, les gens vont bouger. Qu’on le veuille ou pas ».

Précisons cependant que le social n’est qu’une conséquence, la cause première de la misère des Congolais aujourd’hui est ce pouvoir d’imposture qui n’a pour seule préoccupation que l’expropriation du peuple congolais de sa terre et de ses richesses.


Oui, ce peuple qui a compris l’origine première de ses souffrances finira par bouger. Qu’on le veuille ou pas, simplement parce qu’il a enfin compris qu’il n’a plus d’autres choix.

Paris, le 26 Mars 2012
Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE

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