jeudi 14 octobre 2010

Assassinat Armand TUNGULU : Le gouvernement congolais rejette l’arrêt rendu par le Tribunal de Bruxelles


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Lambert MENDE - Ministre de la communication et porte-parole du gouvernement
 

A la suite du décès d’Armand Tungulu, lanceur de pierre sur le cortège présidentiel, le 29 septembre et de suites données à ce dossier par les autorités judiciaires congolaises, un juge belge du Tribunal de grande instance de Bruxelles a rendu une Ordonnance « en extrême urgence », le lundi 11 octobre, mettant le gouvernement congolais en demeure afin de restituer la dépouille mortelle d’Armand Tungulu. Avec une astreinte de payer 25 mille euros par jour de retard en cas de non exécution.
Le gouvernement, par la bouche de son porte-parole, Lambert Mende, a rejeté « et l’esprit et la lettre de l’ordonnance du juge belge ». C’était au cours d’un point de presse animé hier jeudi 14 octobre à Kinshasa. Pour Kinshasa, cette ordonnance « totalement inopportune », compromet l’enquête en cours en RDC sur ce dossier.
Le gouvernement trouve là, une tentative manifeste délibérée d’obstruer l’enquête avec des pressions tout à fait inhabituelles pour amener les autorités judiciaires congolaises à lever le pied, a déclaré le ministre de la Communication et des Médias. Avant de s’interroger : «  Que craignent donc le juge et ses institutions à ce que l’enquête sur cette mort suspecte se réalise selon les règles de l’art là où les faits ont eu lieu ? Est-ce qu’on voudrait cacher certaines choses », a-t-il poursuivi.
Pour Kinshasa, cette ordonnance du juge belge viole substantiellement la Charte des Nations unies signée par le Royaume de Belgique et la RDC et dont l’article 2 proclame « l’égalité souveraine entre les Etats ». A en croire le ministre Mende, s’agissant des faits ayant abouti à la mort d’un ressortissant congolais, intervenu en territoire congolais, il n’existe aucune disposition légale, ni du droit international, ni dans la célèbre loi belge dite de « compétence universelle », à ce jour abrogé, qui « peut justifier l’empressement théâtral du juge du TGI de Belgique.
D’autre part, a-t-il précisé, rien n’autorise à un juge belge à enjoindre à la justice d’un Etat souverain, comme la RDC enquêtant sur la mort à l’intérieur de son territoire d’un de ses ressortissants, bien que résidant en Belgique, d’expatrier son corps avant l’aboutissement de l’enquête.
Par St. Augustin Kinienzi

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