samedi 16 octobre 2010

Bas-Congo : un produit à base de bave d’escargot traite diverses maladies de la peau à Matadi

Un produit à base de bave d’escargot qui soignerait divers maladie de la peau, vient d’être inventé à Matadi dans la province du Bas-Congo par une esthéticienne congolaise Tina Mata Biyela. A Matadi, province du Bas-Congo, une Congolaise fabrique depuis un an une crème à base de bave d’escargot, qui soignerait divers problèmes de la peau. Le produit qui a obtenu l’avis de conformité de l’Office congolais de contrôle devrait obtenir un brevet fin juillet.

Cela peut paraître drôle, une crème de beauté fabriquée avec de la bave et excréments d’escargot. Ce produit est obtenu à partir d’un mélange de ces substances animales avec de l’huile d’olive et des plantes médicinales. Il est fabriqué et vendu sur le marché de Matadi, depuis près d’un an. Son inventeur, Tina Mata Biyela, est une compatriote qui a fait des études d’esthétique en France. Elle prête de nombreuses vertus à son produit. « La crème entretient la peau en lui donnant un teint doux, satiné et éclatant », vante-t-elle, comme le ferait tout bon promoteur. Elle soignerait aussi, à en croire Tina Mata, les boutons de visage et les taches provoquées par les produits éclaircissants.

Vertus cicatrisantes

La bave d’escargot, qui contient en partie des excréments de l’animal, est conseillée selon certaines expériences menées dans le monde (Asie et Amérique), pour cicatriser la peau après l’acné. A Matadi, ce sont surtout les personnes qui ont fait usage des produits éclaircissants à l’hydroquinone et qui ont connu des brûlures de peau par la suite, ou celles qui souffrent d’autres maladies de la peau (plaies ulcéreuses et traînantes, psoriasis), qui recourent à cette crème.

Pour fabriquer cette «crème de beauté», Tina Mata obtient assez facilement les matières de base sur le littoral de Muanda (côte Atlantique), où une dizaine de fournisseurs s’activent à pêcher des escargots. Elle leur achète le kilo de bave à 2 700 Fc (3 $), ce qui lui donne après mélange avec les autres matières entrant dans la fabrication (huile et plantes), 20 l de crème. Le produit est vendu de 9 000 (10 $) à 18 000 Fc (20 $) selon le flacon. Assez cher pour les clients, qui n’ont que de maigres revenus. « C’est pour récupérer ce que j’ai investi dans les recherches et le montage de mon laboratoire que je vends à ces prix », justifie l’esthéticienne.

Début 2010, le petit laboratoire qui était au départ basé à Matadi a été délocalisé à Kinshasa. Tina voudrait étendre cette expérience dans tout le pays, bien qu’on ne trouve pas de ramasseurs d’escargots partout. Chef de division laboratoire à l’Office congolais de contrôle (OCC) qui examine la conformité (qualité et quantité) de tout produit commercialisé en RD Congo, Jean-Paul Munongo affirme que son entreprise a donné un avis favorable à la vente de cette crème. L’OCC devrait décerner un brevet de conformité à l’inventeur fin juillet.

SYFIA/Le Potentiel

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