Le général Faustin Munene en tenue d’apparât. Photo d’archives.
Des témoins assurent avoir aperçu Jaynet et Zoé «Kabila» diriger le "commando" qui a organisé le pillage et la mise à sac des résidences du général Faustin Munene par des éléments de la garde prétorienne de «Joseph Kabila». Accusé d’avoir fomenté un complot visant au renversement du «raïs», le général Faustin Benoît Munene n’a plus donné de ses nouvelles depuis le 27 septembre dernier. Ses amis et parents tentent en vain de le joindre au téléphone. Selon des sources, l’ancien vice-ministre de l’Intérieur du tout premier gouvernement de LD Kabila aurait trouvé refuge en Angola ou au Congo-Brazzaville. Cette information est démentie par ses enfants. Ceux-ci soutiennent que leur père est victime d’une «cabale».
La RD Congo, un grand cirque
"Le ministre de la Communication Lambert Mende a fait preuve d’un manque de sérieux dans ses récentes déclarations au sujet du général Faustin Munene. Il est inquiétant de voir un responsable politique faire preuve d’autant de légèreté dans une affaire aussi grave. Nous voulons connaître la vérité sur la situation de notre père.» L’homme qui parle est un des fils Munene. Il porte le prénom de Fabrice. Il a contacté la rédaction de Congo Indépendant dans la soirée de vendredi 15 octobre pour «démentir» les propos de Lambert Mende.
La RD Congo ressemble chaque jour à un grand cirque où le comique le dispute au tragique. Au cours d’un point de presse, mardi 12 octobre, à Kinshasa, le ministre de la Communication et des médias Lambert Mende Omalanga a déclaré que le général Faustin Munene «était entre les mains de la Haute cour militaire et qu’une enquête pré-juridictionnelle était en cours» au sujet des faits mis à sa charge. Mercredi 13, le même ministre Mende a publié un «rectificatif» : «Le général Faustin Munene, qui fait l’objet d’un mandat de comparution devant la Justice militaire, n’a pas déféré à ce mandat et s’est volontairement soustrait des enquêtes y relatives. Il n’est donc pas encore aux arrêts, comme précédemment annoncé». A quoi joue Mende? Assiste-t-on à une mise en scène annonciatrice de la mort du général Munene «en cavale»? «A quelle adresse la justice militaire a-t-elle pu adresser ce mandat de comparution alors que toutes les habitations de notre famille à Gombe, à Ma Campagne et à Bandalungwa ont été pillées?», s’interroge Fabrice Munene. Il ajoute : «Rien ne nous prouve à ce jour que notre père est toujours en vie malgré les messages d’apaisement des autorités congolaises. Si le général Munene était quelque part nous l’aurions déjà su».
Jaynet et Zoé
Revenant à la journée de lundi 27 septembre, «Fabrice» commence par dire que le général Munene a toujours été soupçonné de préparer un coup d’Etat. Ce lundi, certaines sources avaient prévenu Munene, dont l’épouse est de nationalité angolaise, que des "militaires de Kabila" allaient perquisitionner son domicile à la Gombe. «Quand les militaires sont arrivés, notre père n’était plus sur le lieu.» A en croire «Fabrice», les soldats étaient conduits par Jaynet et Zoé «Kabila». Le mardi 28 septembre, ces derniers seraient venus prendre «Papa Antoine», le gardien de nuit, afin qu’il leur indique les adresses des autres propriétés de la famille Munene. «Que viennent faire des membres de la famille du président Kabila dans une affaire gérée semble-t-il par la justice militaire? C’est eux qui s’occupe de la justice maintenant?», se demande Fabrice Munene qui dénonce au passage le maintien en détention non seulement des membres de sa famille mais aussi les membres du personnel de son père. Il se demande par ailleurs pourquoi les biens immobiliers de sa famille ont été pillés. Pour lui, il ne fait l’ombre d’un doute : le général Munene est victime d’une «machination». Il ne voit pas les moyens qui auraient permis à son père à monter une telle opération. «Depuis plusieurs années, dit-il, le général n’avait plus d’emploi. Il vivait grâce à des petits moyens.» Et de conclure : «Au fur à mesure que les jours passent, notre inquiétude ne peut que s’accroître sur le sort du général Munene. Nous voulons savoir la vérité.»
Rappelons que dans un communiqué daté du lundi 4 octobre dernier transmis aux membres du corps diplomatique accrédité à Kinshasa en date du lundi 4 octobre, «la Famille Mulele» informait l’opinion de la «disparition» du général Faustin Benoît Munene qui est le propre neveu de Pierre Mulele. Le même communiqué signalait que les résidences de l’intéressé situées respectivement au numéro 3, avenue de la République à Ma Campagne et sur l’avenue du Flamboyant dans la commune de la Gombe avaient été «pillées et assiégées par les militaires en armes appartenant au Bataillon PM». «Toutes les personnes trouvées dans ses résidences (membres de la famille, personnel domestique, maçons, visiteurs, et autres) ont été arrêtées et amenées vers une destination inconnue.» Faustin Munene, natif de la province du Bandundu (Kwilu) a fait toute sa carrière militaire en Angola où il avait atteint le grade de colonel. C’est à ce grade qu’il avait rejoint les «libérateurs» du 17 mai 1997.
"Le ministre de la Communication Lambert Mende a fait preuve d’un manque de sérieux dans ses récentes déclarations au sujet du général Faustin Munene. Il est inquiétant de voir un responsable politique faire preuve d’autant de légèreté dans une affaire aussi grave. Nous voulons connaître la vérité sur la situation de notre père.» L’homme qui parle est un des fils Munene. Il porte le prénom de Fabrice. Il a contacté la rédaction de Congo Indépendant dans la soirée de vendredi 15 octobre pour «démentir» les propos de Lambert Mende.
La RD Congo ressemble chaque jour à un grand cirque où le comique le dispute au tragique. Au cours d’un point de presse, mardi 12 octobre, à Kinshasa, le ministre de la Communication et des médias Lambert Mende Omalanga a déclaré que le général Faustin Munene «était entre les mains de la Haute cour militaire et qu’une enquête pré-juridictionnelle était en cours» au sujet des faits mis à sa charge. Mercredi 13, le même ministre Mende a publié un «rectificatif» : «Le général Faustin Munene, qui fait l’objet d’un mandat de comparution devant la Justice militaire, n’a pas déféré à ce mandat et s’est volontairement soustrait des enquêtes y relatives. Il n’est donc pas encore aux arrêts, comme précédemment annoncé». A quoi joue Mende? Assiste-t-on à une mise en scène annonciatrice de la mort du général Munene «en cavale»? «A quelle adresse la justice militaire a-t-elle pu adresser ce mandat de comparution alors que toutes les habitations de notre famille à Gombe, à Ma Campagne et à Bandalungwa ont été pillées?», s’interroge Fabrice Munene. Il ajoute : «Rien ne nous prouve à ce jour que notre père est toujours en vie malgré les messages d’apaisement des autorités congolaises. Si le général Munene était quelque part nous l’aurions déjà su».
Jaynet et Zoé
Revenant à la journée de lundi 27 septembre, «Fabrice» commence par dire que le général Munene a toujours été soupçonné de préparer un coup d’Etat. Ce lundi, certaines sources avaient prévenu Munene, dont l’épouse est de nationalité angolaise, que des "militaires de Kabila" allaient perquisitionner son domicile à la Gombe. «Quand les militaires sont arrivés, notre père n’était plus sur le lieu.» A en croire «Fabrice», les soldats étaient conduits par Jaynet et Zoé «Kabila». Le mardi 28 septembre, ces derniers seraient venus prendre «Papa Antoine», le gardien de nuit, afin qu’il leur indique les adresses des autres propriétés de la famille Munene. «Que viennent faire des membres de la famille du président Kabila dans une affaire gérée semble-t-il par la justice militaire? C’est eux qui s’occupe de la justice maintenant?», se demande Fabrice Munene qui dénonce au passage le maintien en détention non seulement des membres de sa famille mais aussi les membres du personnel de son père. Il se demande par ailleurs pourquoi les biens immobiliers de sa famille ont été pillés. Pour lui, il ne fait l’ombre d’un doute : le général Munene est victime d’une «machination». Il ne voit pas les moyens qui auraient permis à son père à monter une telle opération. «Depuis plusieurs années, dit-il, le général n’avait plus d’emploi. Il vivait grâce à des petits moyens.» Et de conclure : «Au fur à mesure que les jours passent, notre inquiétude ne peut que s’accroître sur le sort du général Munene. Nous voulons savoir la vérité.»
Rappelons que dans un communiqué daté du lundi 4 octobre dernier transmis aux membres du corps diplomatique accrédité à Kinshasa en date du lundi 4 octobre, «la Famille Mulele» informait l’opinion de la «disparition» du général Faustin Benoît Munene qui est le propre neveu de Pierre Mulele. Le même communiqué signalait que les résidences de l’intéressé situées respectivement au numéro 3, avenue de la République à Ma Campagne et sur l’avenue du Flamboyant dans la commune de la Gombe avaient été «pillées et assiégées par les militaires en armes appartenant au Bataillon PM». «Toutes les personnes trouvées dans ses résidences (membres de la famille, personnel domestique, maçons, visiteurs, et autres) ont été arrêtées et amenées vers une destination inconnue.» Faustin Munene, natif de la province du Bandundu (Kwilu) a fait toute sa carrière militaire en Angola où il avait atteint le grade de colonel. C’est à ce grade qu’il avait rejoint les «libérateurs» du 17 mai 1997.
Issa Djema/B.A.W
© Congoindépendant 2003-2010
© Congoindépendant 2003-2010
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire