samedi 16 octobre 2010

Origines des génocides au Rwanda et au Congo

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Résumé des origines de la guerre en RDC dans la région du KIvu

Introduction

La situation actuelle en RDC, dans la région du Kivu, découle de plusieurs conflits qui ont eu lieu depuis une vingtaine d’années dans la région des grands lacs africains. Ces multiples conflits sont liés les uns aux autres. De nouveaux seigneurs de la guerre prennent la relève de ceux qui accèdent au pouvoir. Cette courte présentation tente de résumer une situation très complexe. Ce que nous désirons souligner est que ces conflits ont engendré une culture de la guerre. Cette culture est un frein au développement démocratique et économique de cette région pourvue d’immenses richesses naturelles et humaines. La désorganisation et la multiplication des conflits engendrent malheur et pauvreté.
L’émergence  : les rebelles contre le dictateur, Ouganda, 1986. 

Museveni le rebelle des années 1970 devient le président de l'Ouganda en 1986

Yoweri Museveni, ougandais d’origine, recrute et organise une force armée de 6000 hommes aux frontières de la Tanzanie, du Rwanda et de l’Ouganda. En 1986, la guérilla de Musevini, au tiers composée de Tutsis ougandais ou de Tutsis exilés du Rwanda, compose l’élite de la force qui renverse le président élu Obote. Parmi ces militaires d’origine rwandaise, plusieurs occuperont par la suite de hautes fonctions dans la nouvelle armée ougandaise. Paul Kagame est chef de la Sécurité. Museveni devient président de l’Ouganda et son officier de confiance Paul Kagamé participe à la fondation du FPR pour ensuite attaquer le Rwanda.

L’Offensive du FPR sur le Rwanda  de 1990 à 1993
En 1990, le FPR lance une offensive sur le Rwanda avec à sa tête Paul Kagamé. La force rebelle regroupe des Hutus et des Tutsis, elle se bat contre le régime du parti unique du président du Rwanda Juvénal

Le rebelle Kagamé de 1990 deviendra président du Rwanda en 1996 
Le rebelle Kagamé de 1990 deviendra président du Rwanda
Habyarimana. En 1990, les distinctions ethniques ne sont pas un enjeu dans la région.  Kagamé intègre des hutus dans sa force combattante de la même manière que des Tutsis servent dans l’armée gouvernementale du Rwanda. Cependant, les combats entre l’armée rwandaise et les rebelles ougandais du FPR, et le climat d’insécurité qui en découle, font renaître les tensions ethniques au sein des forces combattantes et de la population civile.
Néanmoins, suite à des pourparlés, les Hutus de l’opposition et les Tutsis conviennent qu’ils luttent contre le régime à parti unique du président Habyarimana et souhaitent une pluralité de la représentation démocratique.  En 1993, le président rwandais signe les accords d’Arusha et consent au multipartisme au Rwanda. Les nouveaux accords permettent des élections libres. C’est la fin politique de la dictature au Rwanda et du même coup, le FPR a gagné au point de vue politique. Les concessions de Habyarimana permettent au FPR d’intégrer le Rwanda.
La tengente ethnique de 1993. La Bombe du Burundi

Melchior Ndadaye, premier président élu démocratiquement est assassiné 4 mois après son assermentation 
Melchior Ndadaye, premier président élu démocratiquement est assassiné 4 mois après son assermentation
Le 1er juin 1993, Melchior Ndadaye, un Hutu, remporte, dès le premier tour, la première élection présidentielle au suffrage universel de l’histoire du Burundi, en ayant obtenu 64,79 % des suffrages. Le Burundi est un pays composé aux proportions ethniques similaires à celles du Rwanda, 90 % Hutus, 10 % Tutsis. Le premier président hutu élu démocratiquement ne fait pas 4 mois. Melchior Ndadaye est assassiné et de nombreuses personnalités politiques hutues perdent la vie au cours d’un coup d’État sanglant dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993. Ce coup de force va déchaîner des violences inter-ethniques dans tout le Burundi, déclenchant une guerre civile, qui fera, selon les estimations, entre 50.000 (chiffre avancé par la Commission internationale d’enquête des ONG) et 100.000 morts.  Ces 50 000 à 100 000  victimes au Burundi passent inaperçues pour ce qui est de la communauté internationale mais ils influencent la construction de la politique intérieure du Rwanda. Les Tutsis du Burundi dominent la sphère publique et l’armée et se livrent impunément à la répression des hutus.
La préparation du génocide au Rwanda
En 1993, les Hutus et Tutsis croyaient à la naissance de la démocratie en leur pays. Cependant, le coup d’état d’octobre 1993 contre le premier président Hutu du Burundi laisse un goût amer dans la bouche des Hutus dans l’ensemble de la région des Grands Lacs. C’est l’étincelle qui allume le feu des haines ethniques. Les Hutus rwandais appréhendent une dictature des Tutsis qui contrôlent déjà l’Ouganda au nord, et le Burundi au sud. Le coup d’état sanglant du Burundi révèle la fragilité du processus démocratique car la

Carte de la région des Grands Lacs - Afrique 
Carte de la région des Grands Lacs – Afrique
communauté internationale ne réagit nullement à la situation au Burundi et aux milliers de morts. Le Hutu power devient convaincu que la région est oubliée par la communauté internationale. Il y a mise en place d’un plan pour exterminer la menace Tutsi et les opposants du régime Habyarimana.

Le génocide au Rwanda en 1994

Le 6 avril 1994, le président du Rwanda et le nouveau président hutu du Burundi, élu démocratiquement, perdent la vie lorsque leur avion est abattu par des membres du FPR. C’est le début du génocide.
Le colonel Théoneste BAGOSORA, voit l’occasion d’une prise de pouvoir et ordonne l’application du plan de génocide. Il croit pouvoir  profiter de cette situation de chaos pour instaurer un gouvernement de transition, une platte forme parfaite pour devenir le nouveau chef politique du Rwanda. Toutes les ressources disponibles, militaire, politique et civiles sont mobilisées pour faire une nettoyage ethniques et sont coordonnées par la radio nationale, seul poste émetteur capable de couvrir l’ensemble du pays.
Le général Roméo DALLAIRE, commandant de la force de maintien de la paix au Rwanda pour l’ONU, en est à son premier commandement opérationnel en situation de conflit. Il a été envoyé au Rwanda afin de parfaire son CV militaire dans le but d’intégrer la haute hiérarchie militaire du Canada. Il manque une expérience militaire signifiante à ce général qui n’a aucune expérience en situation de conflit, ni de l’Afrique et des opérations de l’ONU. Le général reçoit son batême du feu au Rwanda.

 
Ce livre percutant est passé inaperçu sur la scène internationale
Le général DALLAIRE a fait preuve d’une bonne volonté exemplaire, acharnée et dévouée à une cause, mais il ne pouvait remplir son mandat. Le général DALLAIRE ne possédait pas les compétences et les expériences afin d’opérer efficacement au Rwanda. Il est étonnant que l’ONU ait confié le mandat de cette mission au Canada.
Dans le livre, Le patron de Dallaire parle : Révélations sur les dérives d’un général de l’ONU au Rwanda, le politicien d’expérience camounerais Jacques-Roger Booh-Booh décrit les dérives du général canadiens au Rwanda. Ce livre, commis par un africain très instruit, passe inaperçu, un des seuls regards de l’Afrique sur cette tragédie.
Lors du génocide rwandais, les milices Hutus exécutent le plan de génocide tandis que les révolutionnaires Tutsis exercent des représailles meurtrières La La population civile est victimes des armes et des règlements de compte, ce qui occasionne près de huit cent mille morts et plus de 1 million de déplacés. Une personne sur cinq quitte le Rwanda pour s’exiler dans l’un des pays voisins. La population rwandaise est divisée, brutalisée et terrorisée. Il n’y a pas de bon et de méchant, il y a seulement des hommes en armes qui créent une situation de chaos et d’horreur.

Exportation des massacres vers la RDC

Les faits démontrent que la culture de la guerre, la soif de pouvoir et le

Les déplacées du Congo 
Les massacres rwandais sont exportés au Congo, 5 millions de morts en 10 ans
commerce illicite des mines, qui profitent aux multinationales occidentales et asiatiques se souciait peu de la vie humaine. Un récent rapport de l’ONU tend à démontrer que les les anciens révolutionnaires Tutsi, une fois au pouvoir à Kigali, poursuivait un certain nettoyage ethnique en RDC.
Dès 1995, des congolais dénoncent la situation mais leur voie est obscurcie par les grands médias et les discours officiels de l’ONU. Le Rwanda, avec sa nouvelle élite Tutsi, anglophone et proaméricaine, va occuper l’espace médiatique de l’occident tandis qu’au Canada le déficient général Dallaire devient un héros. Ils diffusent une histoire officielle tandis que la RDC bascule sous le règne des armes, du viol et du vol.
Une autre preuve de la manipulation médiatique.

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