mardi 14 décembre 2010

Côte d’Ivoire : « Guerre froide à Abidjan », le risque d’un affrontement s’agrandit

Des armes saisies par les Forces nouvelles ce lundi à Abidjan ( Ph : abidjan.net/aristide)

De nombreux riverains qui n’ont pu regagner leurs domiciles respectifs disent craindre pour leur vie au vue des allures très sérieuses que prend le face-à-face entre ex-rebelles des Forces Nouvelles, soutien d’Alassane Ouattara et éléments de la garde républicaine acquise à Laurent Gbagbo.
Les joutes oratoires virent de plus en plus aux défis, Guillaume Soro chef du gouvernement d’Alassane Ouattara menace de tenir son prochain conseil à la primature à quelques mètres du Palais présidentiel dans la cité administrative du Plateau, à Abidjan. Il a annoncé également qu’il va installer, jeudi, le nouveau directeur général de la télévision et de la radio publique.
La montée de la tension entre les deux camps qui revendiquent le fauteuil présidentiel prouve que l’appel des religieux à la retenue et à observer un jeûne de six jours n’ont pas été entendu. Quant aux gouvernements Aké N’Gbo du président de la République Laurent Gbagbo, il a décidé d’atténuer les tensions par la prorogation, pour la quatrième fois consécutive du couvre-feu du mardi 14 au mardi 21 décembre prochain.
C’est dans cette indifférence des protagonistes que la pression diplomatique continue de s’abattre sur le président reconduit par le Conseil Constitutionnel. Après l’Union africaine qui a suspendu la Côte d’Ivoire de toutes les activités de l’institution politique continentale, l’Union européenne a, elle, décidé des « restrictions » contre le pays et dénié toute légitimité au gouvernement mis en place par Laurent Gbagbo.
L’ONU n’est pas en reste de la menace extérieure, son Conseil de sécurité a pris une résolution 1946 reconduisant les mesures (embargo et gel des avoirs) sur les armes et les activités financières de toute personne qui menacerait la paix en Côte d’Ivoire.
Un comité de suivi des attitudes des protagonistes est installé au sein de l’Opération des Nations Unies (ONUCI) pour « contrôler » le respect des droits de l’homme, des actes des uns et des autres.
S’inscrivant aussi dans la logique de l’isolement diplomatique, l’Espagne a fait dire à son ambassadeur accrédité en Côte d’Ivoire que le gouvernement de Laurent Gbagbo n’est pas reconnu et que celui l’équipe de 13 ministres mise en place par Alassane Ouattara a droit de citer.
(AfriSCOOP Abidjan) —La situation politique évolue de façon très inquiétante en Côte d’Ivoire où deux blocs adverses, celui du président sortant « investi » Laurent Gbagbo et celui d’Alassane Ouattara président « élu » ont failli s’affronter à l’arme lourde, lundi, dans le quartier de la Riviera Golf qui abrite le gouvernement Ouattara, a constaté un journaliste d’Afriscoop.

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