lundi 13 décembre 2010

L’armée ivoirienne aux forces étrangères : "Ne faites pas "la guerre aux Ivoiriens."


 
Le Gal Mangou, CEMA des FDS ivoiriennes.















Selon une information relayée par l’AFP, l’armée ivoirienne a averti dimanche la mission onusienne Onuci et la force française Licorne qu’elles ne devaient pas "faire la guerre aux Ivoiriens", en rappelant les affrontements de 2004.


"Nous conseillons tout simplement à nos frères des Forces impartiales (Onuci et Licorne, ndlr) de ne plus jamais avoir sur leurs mains le sang des Ivoiriens", a lancé le Chef d’Etat-major, le Général Philippe Mangou, au cours d’une tournée des casernes à Abidjan. "Ils ne sont pas ici pour faire la guerre aux Ivoiriens, ils sont ici pour aider les Ivoiriens à aller à la paix", a-t-il poursuivi.

"Nous avons connu en 2004 des événements douloureux. Les Ivoiriens n’ont pas oublié, ils ont pardonné. Nous avons décidé de fermer la page, mais nous disons à chacun de bien lire ce qui est écrit sur cette page avant qu’on ne la referme", a-t-il ajouté, appelant les "Forces impartiales" à être "véritablement impartiales".


Pour  rappel, en novembre 2004, les tensions entre la Côte d’Ivoire et l’ex-puissance coloniale française, consécutives à l’éclatement de la crise ivoirienne après le putsch raté de 2002 mué en rébellion, avaient atteint leur paroxysme.

Un bombardement de l’aviation ivoirienne aurait causé la mort de neuf soldats français à Bouaké (centre) et plus de 50 manifestants ivoiriens étaient tombés à Abidjan sous les balles françaises.

Le gouvernement Gbagbo a dénoncé samedi des diplomates "occidentaux" à Abidjan de chercher à "déstabiliser" le régime.
Le gouvernement "ne saurait tolérer plus longtemps d’immixtion de quelque diplomate, quel que fût son rang, dans les affaires intérieures" ivoiriennes, a menacé le ministre de l`Intérieur Emile Guiriéoulou.

En visite au Burkina Faso, le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, a récusé dimanche toute "ingérence" de Paris en Côte d’Ivoire.

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