lundi 13 décembre 2010

Quand l’hygiène publique vole en fumée : Une campagne de conscientisation s’impose à Kinshasa



Lorsqu’il pleut à Kinshasa, l’on assiste à des scènes souvent désolantes le long des rivières en proie à des inondations. En effet, un regard attentif pendant la pluie sur le pont Bongolo, pont Bokassa sur la rivière Kalamu, la rivière Funa au niveau du pont Dilandos sur la 1ère rue Limete, le constat présente le même tableau.

En effet, tous ces cours d’eau débordent chaque fois qu’il pleut abondamment. Sur la route, des tas d’immondices rendent difficile, sinon impossible le trafic routier. D’énormes couches d’immondices entassées le long de la route créent un second pont. Ces énormes tas d’immondices proviennent sans doute des déchets que produisent journellement la population. Tout ce qu’ils jettent ci et là, quand il pleut, se déversent dans les rivières à la moindre pluie. La rivière devient donc une décharge publique. A cela s’ajoutent les poubelles et les décharges dont les contenus sont déversés dans les rivières, sans se soucier des conséquences futures sur l’environnement, tels sont les cas des multiplications de microbes, moustiques voire d’autres vecteurs de maladies de tout genre, l’inondation qui empêche l’eau de couler correctement. L’on peut faire tant d’opérations de curage de rivières, comme celle effectuée en 2009 par l’Hôtel de Ville. Mais hélas, si elles ne sont pas accompagnées d’une conscientisation de la population, elle risque de demeurer vaine et retourner à la case départ. Car les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Pour obtenir un meilleur résultat, il faudra associer la conscientisation de la population au strict respect des règles d’hygiène et de propreté. Car cela facilite, en d’autres termes, l’inondation et la multiplication de maladies. L’assainissement de la ville de Kinshasa demandant de grands moyens, il faudra associer des camions bennes, des pelleteuses, des chargeuses, des véhicules à ordures, des brouettes, et tant d’autres outils imaginables à cet effet. Tout cela devra être mis à contribution pour le travail d’assainissement. Ainsi, la population kinoise est exhortée à regarder autour d’elle en veillant à son environnement. Ceci présuppose un changement des mentalités et une régénération de tout homme et de tout l’homme. Le nouvel devra, en effet, éviter de jeter chemin faisant tous les détritus ménagers.

Matoko Kambulu Bernardin, Cp

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