samedi 11 décembre 2010

Statu quo en Côte d'Ivoire : pas de discussions Gbagbo-Ouattara en perspective





Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo, montage RFI.
Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo, montage RFI.
AFP/RFI

Par RFI
Laurent Gbagbo serait prêt à des discussions avec le camp d'Alassane Ouattara pour régler la crise politique actuelle. Il l'a dit, jeudi 10 décembre 2010, à des représentants de la communauté atchan. Des propos repris vendredi par le quotidien d'Etat ivoirien Fraternité Matin et d'autres journaux. Une proposition de dialogue qui ne semble pas rencontrer d'écho du côté d'Alassane Ouattara.

Pr Alioune Saa, professeur de Droit international à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar
La situation économique intérieure de la Côte d'Ivoire se détériore incontestablement.

11/12/2010 par Christine Muratet


Recevant au palais présidentiel des représentants de la communauté atchan -de la région d'Abidjan, Laurent Gbgbo a déclaré, selon le quotidien Fraternité Matin, «Les hommes ne discutent jamais quand l'affaire est trop chaude, ils attendent que ce soit froid avant de discuter.. ce sera froid et l'on discutera».
Cette offre de dialogue ne semble pas susciter beaucoup d'intérêt dans le camp d'Alassane Ouattara qui attend que Laurent Gbagbo quitte la présidence.

Amadou Gon Coulibaly, secrétaire général de la présidence d'Alassane Ouattara
Ce que nous attendons de Mr Laurent Gbgbo, c’est qu’il quitte le pouvoir. Que le président élu, Mr Alassane Ouattara prenne ses fonctions après quoi toute discussion pourrait se faire…. Le peuple de Côte d'Ivoire a tranché : le peuple a confié son destin pour les cinq années qui viennent au président Ouattara… Après, des discussions sont possibles….

11/12/2010 par Cyril Bensimon
Sollicité par RFI, la présidence de Laurent Gbagbo a décliné l'offre de s'exprimer à ce sujet sur notre antenne.
Côté réactions internationales, le président du Sénégal Abdoulaye, qui est l'invité de RFI ce samedi 11 décembre 2010, évoque la situation en Côte d'Ivoire et son inquiétude.

«celui qui a gagné ne peut pas rester dans cette situation de contemplation ou d'inactivité devant un pouvoir qui est exercé par un autre»
... ce qui va se passer, je crois, c'est que le président élu va demander à être installé par les magistrats ou ceux qu'il aura nommés, et à exercer ses fonctions. La première étant de requérir l'armée à protéger les institutions pour qu'elles puissent exercer en toute liberté. A partir de là, il peut y avoir une scission dans l'armée. C'est très possible. A partir du jour où le nouveau président va désigner un nouveau général en lui disant 'maintenant, il faut prendre possession de l'armée', c'est là où on risque de se trouver devant une confrontation. Il est à craindre qu'il y ait une confrontation, en tout cas, entre les deux armées. Que cela ne débouche pas en confrontation entre les civils, c'est ça qu'il faut souhaiter. Je suis inquiet. Une situation comme ça est inquiétante.

11/12/2010 par Laurent Correau

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