Écrit par CHRISTIAN DALLET Mercredi 08 Décembre 2010
Les embouteillages des automobilistes ont repris. Dans les environs de l’Ecole nationale d’administration aux Deux-Plateaux, de l’échangeur d’Adjamé vers le Plateau, une longue file d’automobilistes avançait au ralenti dans la matinée. Nombre de travailleurs (du privé ou du public) se sont rendus à leur service.
Les banques ont ouvert leurs guichets à leurs clients jusqu’à 14 heures au Plateau. Où à 15h25, les rues n’étaient pas désertes. Aux Finances, les véhicules des agents étaient encore stationnés dans la cour.
A Koumassi, Marcory et Treichville, l’ouverture de quelques commerces était perceptible. Les taxis communaux appelés Wôrô Wôrô ont repris également le service. Les rues ont été dégagées des barricades. Des cendres des pneus incendiés de la veille ont été partiellement dégagées. Des cités dont la vie a été rythmée ces derniers jours par de fortes tensions dans les rues.
Au nouveau marché de Koumassi, les vendeuses avaient leurs étals achalandés. Le marché a repris son ambiance habituelle. Au niveau de la Coopec, des bâches ont été dressées. Des retraités sont venus en grand nombre pour retirer leurs pensions. Des magasins de ventes d’articles divers, le long du boulevard Nanan Yamousso à Treichville, avaient ouvert. Les stations-service servaient du carburant aux automobilistes. A la Riviera 2, des ménages à la recherche de gaz, ont littéralement envahi une station où un camion rempli de bouteilles de gaz était stationné.
Une autre file de personnes a aussi pris d’assaut une station de pompage de gaz. Où la bouteille moyenne se remplissait à 10 ou 11 000 francs et la petite bouteille de 6 à 7 000 francs. Au rond-point de Samaké à Abobo, considéré comme un point chaud, ces derniers temps, l’ambiance était bonne. Les vendeuses de beignets et fruits étaient en place. A Abobo-té, l’on nous a signalé que le prix du gros sac de charbon coûterait 25.000 francs tout comme à Akouédo.
De Williamsville, à l’ex-cinéma Liberté, des établissements de microfinance ont ouvert. Des vendeurs de chaussures de seconde main présentaient aux clients au rond-point du carrefour Liberté, leurs marchandises à des prix réduits selon eux, afin d’avoir un peu d’argent pour subvenir à leurs charges.
Cette situation justifie l’appel lancé par Koné Dosso, un conducteur de taxi et Kouassi Ela, une opticienne, au calme. Ils souhaitent, en substance, que la Côte d’Ivoire renoue avec le développement. En privilégiant l’intérêt supérieur de la nation.
CHRISTIAN DALLET
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