Salim Saleh, Le petit frère du président ougandais. Photo non datée.
freeuganda.com
Le principal hebdomadaire d’Afrique de l’Est, The East African, accuse Salim Saleh, le petit frère du président ougandais, Yoweri Museveni, d’être impliqué dans la formation de milices dans la province somalienne du Putland, région semi-autonome du nord, non reconnue par la communauté internationale. Cette accusation intervient alors que l'Ouganda est le premier pourvoyeur d'hommes au sein de la force de paix de l'Union africaine en Somalie.
Le petit frère du président ougandais, Salim Saleh, est en effet lié à la compagnie de sécurité, Saracen international qui selon l’hebdomadaire The East African aurait obtenu un contrat de 10 millions de dollars pour former des combattants dans la province somalienne semi-autonome du Putland.
Ce contrat, à en croire une dépêche de l’agence de presse américaine AP, aurait été obtenu avec le soutien d’un ancien officier de la CIA, Michael Shanklin, et d’un ancien ambassadeur américain, Pierre Prosper.Ces informations sont un peu gênantes pour l’Ouganda qui dirige la force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie. L’Ouganda a été l’un des premiers pays à fournir des mercenaires à l’armée américaine.
Depuis 2003, plus de 10 000 anciens militaires ougandais ont été engagés en Irak puis en Afghanistan, principalement pour y garder les camps militaires américains, et les lieux stratégiques comme les aéroports. Ils sont payés environ 500 dollars par mois.
Aujourd’hui, les Ougandais sont pourtant en concurrence sur le marché du mercenariat avec les recrues d’autres pays comme les Philippines, l’Inde ou encore le Kenya.
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