Benoît Vittek 13/01/11 à 22h43
Des casques bleus, cible des partisans de Laurent Gbagbo © SIPA Les forces armées soutenant Laurent Gbagbo ont abandonné jeudi le blocus établi autour du quartier d'Abobo à Abidjan, théâtre la veille d'affrontements entre les deux camps se disputant le pouvoir en Côte d'Ivoire. Six policiers et un civil avaient alors trouvé la mort, rapporte France 2. Le gouvernement d'Alassane Ouattara, toujours retranché dans l'Hotel du Golf dénonce pour sa part la mort de sept civils lors des affrontements de mercredi.
L'armée avait alors empêché l'Onuci de pénétrer le quartier d'Abobo, critiquant le comportement « honteux » des casques bleus. « La mission initiale, c'était une force impartiale, c'était de faire l'interposition, de nous amener à la paix mais là, ça devient autre chose » a précisé le général Philippe Mangou. Le représentant des Nations unies en Côte d'Ivoire Choi Young-jin n'a pas souhaité réagir à ces propos.
Des tirs contre les casques bleus
L'ONU a en revanche annoncé que des casques bleus avaient été blessés mardi soir lors d'une embuscade à Abidjan tendue par des hommes armés favorables à Laurent Gbagbo. « Le contingent de l`Onu parti enquêter sur des allégations de tuerie a essuyé des tirs », a annoncé la Haut commissaire aux droits de l'homme Navi Pillay. Ces hommes venaient enquêter sur la possible existence d'un charnier, confirmée par Rupert Colville, porte-parole de Navi Pillay.Les Etats-Unis ont immédiatement condamné « l'incitation à la violence du régime Gbagbo contre les forces de maintien de la paix de l'ONU » et ont accepté la nomination de l'ambassadeur choisi par son rival Alassane Ouattara. Les Nations unies avaient déjà annoncé l'existence de deux charniers au mois de décembre. Les conflits post-électoraux ont déjà fait plus de 200 morts sur le territoire ivoirien.
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