le Lundi 17 Janvier 2011 à 14:28
Il n’y a pas de petite arnaque Chez les Trabelsi,’ (du nom de famille de l’épouse du Président) et même chez cette dernière. Car mettre la main à la poche est un exercice détesté qui ressemble beaucoup à la circoncision chez les hommes.
Il y a eu cette affaire de tentative d’arnaque de la Maison de couture Dior au milieu des années 2000, lorsque Madame Ben Ali avait fait son marché, faisant l’acquisition de manteaux d’une valeur de 30 000 euros (60 000DT). La Maison de couture avait expédié la facture à l’ambassade de Tunisie, et l’ambassadeur de l’époque, Moncer Rouissi, fit la sourde oreille. Téléphonant à Carthage pour réclamer la dette, la comptabilité de Dior a entendu ce qu’elle a entendu.
Les arnaques de ce genre se comptent par centaines et sont du plus bel exemple pour la respectabilité de la Tunisie. Mais alors vint le tour de jouer un mauvais tour à JAJA Couture. Célèbre pour fournir des robes de mariées, de confectionner des habits féminins haut de gamme, JAJA a pour clientèle la crème des femmes fortunées de Tunisie, et bien sûr Hayet Ben Ali, sœur de la Première dame, entre autres.
La maison de couture fait des affaires juteuses ; mais chez JAJA, on n’avait pas encore réalisé que s’i l’on a fait des bénéfices, c’est grâce à la toute puissance des Trabelsi. On a dû oublier cela, et on le paye au prix fort aujourd’hui.
L’affaire commence lorsqu’en été, Leïla commanda 3 caftans pour sa fille Nesrine, le gominé Sakhr Materi, pour la petite dernière Halima et pour elle-même. La styliste effectua même deux passages à Paris pour s’approvisionner en pièces manquantes en Tunisie pour ces joyaux de princesses et "leur reine-mère". Coût des 3 caftans : 35 000DT (18 000 euros).
La commande est essayée, puis livrée. Trois mois plus tard, la comptabilité de JAJA ne vit rien venir. Sans doute un oubli, ou des problèmes de trésorerie chez Madame Ben Ali.
Alors, on expédie la facture à l’intéressée. Et l’intéressée déteste les factures : ce n’est pas sa lecture favorite. Au lieu de chercher son chéquier et de griffonner une signature, elle décrocha son téléphone et somma le fisc de faire une descente chez JAJA. Sympa, non ? Parions qu’on trouvera sûrement quelques poux dans la tête de la styliste.
A la décharge de la belle Leïla, concédons-lui qu’elle a quelques raisons de se trouver en colère et de regarder par deux fois avant de débourser les pécules qu’elle a mis 20 ans à voler au peuple et à amasser dans les paradis fiscaux. N’est-elle pas récemment allée dare-dare, toujours accompagnée de sa fille Nesrine, à New-York pour s’enquérir de l’état de ses placements qui ont fait pschitt ?
Pour l’Histoire, le propriétaire de l’hôtel George V à Paris, un certain Walid Ben Talel, lui avait conseillé d’effectuer quelques placements chez Robert Madoff, le plus gros escroc du monde qui a mis sur la paille des centaines de familles américaines, en flambant 50 milliards de dollars. Après les commissions d’Orascom parties en fumée dans des investissements à Dubaï qui a connu son crash boursier (Près de un milliard de dollars), voilà Madoff qui se met lui aussi de la partie pour percer le panier de Madame Ben Ali. Un sou étant un sou, alors JAJA et ses 35 000 dinars, c’est déjà ça pour renflouer la caisse.
C’est ce qu’on appelle une femme avisée, non ? Alors une fois de plus, c’est l’Afrique qui risque d’être torturé, à l’idée qu’une épouse de nos chefs d’Etats bidon, va bientôt nous manquer à tous.
Cébé et Papis
Il y a eu cette affaire de tentative d’arnaque de la Maison de couture Dior au milieu des années 2000, lorsque Madame Ben Ali avait fait son marché, faisant l’acquisition de manteaux d’une valeur de 30 000 euros (60 000DT). La Maison de couture avait expédié la facture à l’ambassade de Tunisie, et l’ambassadeur de l’époque, Moncer Rouissi, fit la sourde oreille. Téléphonant à Carthage pour réclamer la dette, la comptabilité de Dior a entendu ce qu’elle a entendu.
Les arnaques de ce genre se comptent par centaines et sont du plus bel exemple pour la respectabilité de la Tunisie. Mais alors vint le tour de jouer un mauvais tour à JAJA Couture. Célèbre pour fournir des robes de mariées, de confectionner des habits féminins haut de gamme, JAJA a pour clientèle la crème des femmes fortunées de Tunisie, et bien sûr Hayet Ben Ali, sœur de la Première dame, entre autres.
La maison de couture fait des affaires juteuses ; mais chez JAJA, on n’avait pas encore réalisé que s’i l’on a fait des bénéfices, c’est grâce à la toute puissance des Trabelsi. On a dû oublier cela, et on le paye au prix fort aujourd’hui.
L’affaire commence lorsqu’en été, Leïla commanda 3 caftans pour sa fille Nesrine, le gominé Sakhr Materi, pour la petite dernière Halima et pour elle-même. La styliste effectua même deux passages à Paris pour s’approvisionner en pièces manquantes en Tunisie pour ces joyaux de princesses et "leur reine-mère". Coût des 3 caftans : 35 000DT (18 000 euros).
La commande est essayée, puis livrée. Trois mois plus tard, la comptabilité de JAJA ne vit rien venir. Sans doute un oubli, ou des problèmes de trésorerie chez Madame Ben Ali.
Alors, on expédie la facture à l’intéressée. Et l’intéressée déteste les factures : ce n’est pas sa lecture favorite. Au lieu de chercher son chéquier et de griffonner une signature, elle décrocha son téléphone et somma le fisc de faire une descente chez JAJA. Sympa, non ? Parions qu’on trouvera sûrement quelques poux dans la tête de la styliste.
A la décharge de la belle Leïla, concédons-lui qu’elle a quelques raisons de se trouver en colère et de regarder par deux fois avant de débourser les pécules qu’elle a mis 20 ans à voler au peuple et à amasser dans les paradis fiscaux. N’est-elle pas récemment allée dare-dare, toujours accompagnée de sa fille Nesrine, à New-York pour s’enquérir de l’état de ses placements qui ont fait pschitt ?
Pour l’Histoire, le propriétaire de l’hôtel George V à Paris, un certain Walid Ben Talel, lui avait conseillé d’effectuer quelques placements chez Robert Madoff, le plus gros escroc du monde qui a mis sur la paille des centaines de familles américaines, en flambant 50 milliards de dollars. Après les commissions d’Orascom parties en fumée dans des investissements à Dubaï qui a connu son crash boursier (Près de un milliard de dollars), voilà Madoff qui se met lui aussi de la partie pour percer le panier de Madame Ben Ali. Un sou étant un sou, alors JAJA et ses 35 000 dinars, c’est déjà ça pour renflouer la caisse.
C’est ce qu’on appelle une femme avisée, non ? Alors une fois de plus, c’est l’Afrique qui risque d’être torturé, à l’idée qu’une épouse de nos chefs d’Etats bidon, va bientôt nous manquer à tous.
Cébé et Papis

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