Le pouvoir tente semble-t-il de reprendre la situation en main en organisant ce mercredi un défilé de soutien au président Moubarak. Déjà mardi, quelques dizaines de manifestants pro-Moubarak avaient défilé au Caire. Ce mercredi, plusieurs milliers de personnes manifestent à nouveau dans la capitale pour la «stabilité» du pays, et ces manifestations tournent à l'affrontement.
Des manifestants pro-Moubarak ont forcé les barages de l'armée pour rejoindre la place où se trouvaient des centaines de milliers d'opposants au régime qui étaient restés depuis la nuit dernière. La télévision al-Jazira montre des scènes d'affrontements impressionnantes avec deux foules se faisant face à face, courant l'une vers l'autre, se lançant des projectiles. Des journalistes ont également été pris à partie, bousculés. Un reporter de la BBC fait aussi état de tensions à Alexandrie ou des manifestants pro et anti Moubarak s'affrontent.
Ce que demandent ces personnes soutenant le régime c'est la «stabilité». Ils appellent les opposants à rentrer chez eux, estimant que la réputation de l'Egypte a été «assez entachée». Il y a probablement un ras le bol d'une partie de la population car il y a des pénuries, des pillages, et peut être aussi une crainte de l'avenir si Moubarak s'en va.
Un geste politique
Le Parlement égyptien a suspendu ses séances jusqu'à la révision des résultats des dernières législatives, marquées par des accusations de fraude et de violences, a rapporté mercredi l'agence de presse officielle Mena.
« Le président de l'Assemblée Fathi Sorour a chargé le secrétaire général du Parlement Sami Mahrane de contacter la Haute commission électorale pour obtenir
les noms des députés visés par des décisions de justice », selon l’agence Mena.
La justice avait prononcé l'annulation des résultats des élections dans de nombreuses circonscriptions, après les législatives qui se sont déroulées les 28 novembre et 5 décembre 2010.
Ce que demandent ces personnes soutenant le régime c'est la «stabilité». Ils appellent les opposants à rentrer chez eux, estimant que la réputation de l'Egypte a été «assez entachée». Il y a probablement un ras le bol d'une partie de la population car il y a des pénuries, des pillages, et peut être aussi une crainte de l'avenir si Moubarak s'en va.
Un geste politique
Le Parlement égyptien a suspendu ses séances jusqu'à la révision des résultats des dernières législatives, marquées par des accusations de fraude et de violences, a rapporté mercredi l'agence de presse officielle Mena.
« Le président de l'Assemblée Fathi Sorour a chargé le secrétaire général du Parlement Sami Mahrane de contacter la Haute commission électorale pour obtenir
les noms des députés visés par des décisions de justice », selon l’agence Mena.
La justice avait prononcé l'annulation des résultats des élections dans de nombreuses circonscriptions, après les législatives qui se sont déroulées les 28 novembre et 5 décembre 2010.
M. Sorour a indiqué que « le Parlement déclarerait nulle l'élection des
députés visés par la cour d'appel » et annoncerait « un nouveau scrutin dans les circonscriptions concernées », selon Mena.
L'armée a par ailleurs demandé aux manifestants de rentrer chez eux. Mais l'opposition souhaite au contraire que ces manifestations continuent. Elle maintient son appel à descendre dans la rue de vendredi, contre le régime Moubarak.
Ce mercredi, le couvre-feu a été allégé et internet refonctionne partiellement.
députés visés par la cour d'appel » et annoncerait « un nouveau scrutin dans les circonscriptions concernées », selon Mena.
L'armée a par ailleurs demandé aux manifestants de rentrer chez eux. Mais l'opposition souhaite au contraire que ces manifestations continuent. Elle maintient son appel à descendre dans la rue de vendredi, contre le régime Moubarak.
Ce mercredi, le couvre-feu a été allégé et internet refonctionne partiellement.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire