| Dimanche, 17 Juillet 2011 |
C'est là ce qu'on peut retenir de l'adresse très attendue du président du Sénégal à la Nation. Rompant le silence depuis les rejets violents non seulement de son ticket présidentiel au rabais qui devait on ne peut plus antidémocratiquement soumettre une majorité (75% des électeurs) à une minorité (25% d'entre eux), mais aussi de sa candidature à la présidentielle de 2012, Wade père a encore été hors-sujet : de même qu'il avait proposé à Déby la tête de Habré plutôt que celle de Karim à l'opinion sénégalaise, de même, alors que les Sénégalais le pressaient d'annoncer qu'il ne se représenterait pas en 2012, il a exactement fait le contraire jeudi 14 juillet : même qu'il a prétendu que le ticket présidentiel (Abdoulaye Wade et Karim Wade ?) retiré depuis a été "incompris" par manque de communication.Autant dire qu'au Burkina aussi, s'il n'y a pas de consensus sur la modification de l'article 37 de la Constitution, c'est imputable à un manque de communication plutôt qu'à un refus de la"patrimonialisation" - monarchisation du pouvoir, dénoncé même parfois depuis Vienne. Autre cause de mécontentement des Sénégalais abordé par Wade : les itératives et intempestives coupures d'électricité, qui rappellent par moments la situation dans notre pays ; "il n'y en aura plus à partir de septembre", a promis le candidat Wade, qui, orientant déjà son discours sur sa campagne, s'est tapé un bilan largement et longuement positif. A l'orée de son nouveau mandat rêvé, le pape du sopi a, patati patata, fait des promesses sur l'emploi des jeunes et les transports, mais comme promesse de candidat à une élection n'engage que l'électeur naïf qui veut bien y croire en toute mauvaise foi, rappelons juste que la fin des coupures de courant est une antienne électoraliste au pays de la Téranga. Si, sur le "...je vous ai compris" de De Gaulle aux Algériens, les historiens se demandent encore ce qu'il a bien pu saisir de leurs revendications, sur celui de Wade, on n'épiloguera pas aussi longtemps: bien qu'à mon Khadafi doit partir vous ayez répondu en chœur que Wade aussi doit partir parce que"Y en a marre", je compte bien prendre en 2012 encore le départ de la course sur l'avenue Léopold-Sédar-Senghor. Seule concession de Wade à son opposition, mais de taille, une présidentielle anticipée (avant que sa cote de popularité baisse davantage ?), dont, selon la porte-parole du Parti socialiste s'exprimant au nom de l'opposition, aucune condition constitutionnelle ne serait remplie : la vacance du pouvoir ou la démission du président. ![]() Ahl-Assane Rouamba |
mercredi 20 juillet 2011
Abdoulaye Wade : "Sénégalais, je vous ai compris, mais je serai candidat"
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C'est là ce qu'on peut retenir de l'adresse très attendue du président du Sénégal à la Nation. Rompant le silence depuis les rejets violents non seulement de son ticket présidentiel au rabais qui devait on ne peut plus antidémocratiquement soumettre une majorité (75% des électeurs) à une minorité (25% d'entre eux), mais aussi de sa candidature à la présidentielle de 2012, Wade père a encore été hors-sujet : de même qu'il avait proposé à Déby la tête de Habré plutôt que celle de Karim à l'opinion sénégalaise, de même, alors que les Sénégalais le pressaient d'annoncer qu'il ne se représenterait pas en 2012, il a exactement fait le contraire jeudi 14 juillet : même qu'il a prétendu que le ticket présidentiel (Abdoulaye Wade et Karim Wade ?) retiré depuis a été "incompris" par manque de communication.
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