![]() Allassan Ouattara |
Pourquoi ADO a-t-il eu raison ? Et de qui a-t-il eu raison ? Telles sont les questions qui se posent à chaque Ivoirien conscient d’appartenir au peuple de Côte d’Ivoire. Plusieurs réponses nous obligent à être d’accord avec cette affirmation. Primo, en ce qui concerne certains Ivoiriens mais surtout par rapport aux FRCI et les rebelles. Un homme a eu des difficultés administratives avec les autorités de son pays d’adoption. On lui demande d’apporter les preuves de son appartenance à la nation ivoirienne, il extrapole pour induire tout un pan de la population en erreur. Il dit c’est parce qu’il est du Nord et de surcroît musulman qu’on ne veut pas de lui. Il n’est même pas musulman en réalité et ne sait pas où se trouve la Mecque. Personne au Nord n’a eu le courage de lui demander si la Côte d’Ivoire n’attendait que lui pour avoir un président ressortissant du Nord. Comme mu par une ivresse collective, la quasi-totalité des ressortissants du Nord se sont engouffrés dans la brèche ouverte par ADO. Le parti du Rassemblement Des Républicains (RDR), naguère groupement des modérés du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a été pris en otage sous la houlette d’ADO par les ressortissants du NORD. Il est devenu plus un parti régional que national. Nous mettons quiconque au défi de nous contredire, eu égard à la configuration actuelle des adhérents de ce parti et de ceux qui le dirigent… ADO, après moult menaces, suscite une rébellion qu’il a entretenue et armée. Quoique reniant la paternité à lui conférée par les acteurs de cette rébellion, il continue de jouer avec la vie des jeunes gens en les payant par de faux-billets de banque. Et c’est là où nous voulons en venir en disant que c’est ADO qui a eu raison, car, des jeunes dans la fleur de l’âge, sont entraînés dans un conflit qui n’en était pas un, en tout cas, pas le leur, y offrent leur poitrine. En retour, ils ne sont même pas reconnus encore moins payés. Et ces gens, tellement idiots, au lieu de se tourner vers celui qui les a armés pour toucher leur pécule, ils préfèrent s’en prendre à la population déjà meurtrie et économiquement affaiblie, pour exercer des exactions, des vols, des viols et toutes sortes de violences. En clair, ils préfèrent enfoncer des portes ouvertes pour affirmer leur bravoure ; ce qui émascule leur action. Ado est donc plus intelligent qu’eux tous. Aux dernières nouvelles, ses com’zones seraient tous devenus auprès de lui, des «persona non grata». Secundo, c’est encore ADO qui a eu raison, car Laurent Gbagbo a confondu la gentillesse personnelle et le sens de l’Etat pour ne pas dire une certaine idée du pouvoir. En effet, le président élu des Ivoiriens n’a pas compris que le pouvoir d’Etat est le centre névralgique de tous les intérêts contradictoires dans un Etat, et de ce fait, on ne doit pas jouer avec. Laurent Gbagbo a pris la conquête du pouvoir comme un jeu d’enfants ou le meilleur score est proclamé vainqueur, mais ADO et son petit hongrois agité de l’Elysée, lui montrent comment on traite un adversaire politique. Lui qui a fait rentrer au pays, ses opposants significatifs pour se payer le luxe de les rétribuer en tant qu’anciens dirigeants, il est mis au cachot comme un vulgaire malfrat. Au moment où notre Simone Nationale crie « Ô honte aux chefs bandits ADO et Sarkozy, eux mijotent les traitements les plus humiliants contre elle ». Eu égard aux images dégradantes de notre première dame dans les médias, la question reste posée de savoir si son sanctuaire de femme n’a pas été visité par les sauvageons d’ADO ? Wattao n’a-t-il pas eu le courage de dire qu’une rébellion, ça se mate, si Gbagbo n’a pas voulu mater la leur, eux ne lui feront pas cadeau… C’est pour cela qu’ADO a eu raison car si Laurent Gbagbo avait oublié son côté séminariste pour montrer à ADO que le pouvoir d’Etat n’est pas pour la plèbe, nous n’en serions pas là. Tercio, dans la même veine, il est tout à fait surréaliste de constater que les FRCI oublient que la roue du pouvoir tourne. Certes, ils ont cherché le pouvoir et ils l’ont eu, mais à un moment où ils n’y croyaient plus. Aussi, ils oublient que l’après ADO viendra et c’est encore sur ce point que nous disons que c’est ADO qui a eu raison. Son slogan politique est le vivre ensemble, mais il ne sait pas que ce vivre ensemble se conjugue à deux, comme le verbe se marier. Pense-t-il sérieusement que nous Ivoiriens de l’EST, du SUD, et de l’OUEST allons-nous laisser distraire par sa fameuse réconciliation et laisser perdurer des dioulabougous chez nous ? Après avoir subi ce que nous subissons actuellement, les allochtones et les autres déplacés économiques qui écument nos forêts seront-ils encore les bienvenus ? Autant les prévenir pour ne pas être surpris car nous chantons avec « Magic System » que premier Gaou n’est pas Gaou. Désormais, vivre ensemble parce qu’on ne peut pas faire autrement, voudra dire : chacun chez soi, mais tous dans le même pays. Vous avez tué Désiré Tagro et Boga Doudou, tous les deux, ministres de l’intérieur de Gbagbo et vous allez vous réconcilier avec vous-même ? Hé bien qu’il en soit ainsi ! Vous voulez vous réconcilier parce que vous avez insinué que l’on vous a exclu, donc vous avez tué puis vous voulez juger vos adversaires et en même temps vous voulez vous réconcilier. On vous regarde, votre réconciliation et vous. On peut forcer quelqu’un à applaudir, mais peut-on l’obliger à sourire ? Où est le reste du menton de Tagro ? Cet homme, fautif ou non, nous ne sommes pas prêts de le renier, il est des nôtres… Vous voulez peut-être qu’on frappe d’un grand coup votre marche de réconciliation pour enfin comprendre que ce n’est pas le moment ? A bon entendeur, salut. |
| source : Julius Blawa Gueye |
mercredi 20 juillet 2011
C’est ADO qui a eu raison (contribution)
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