vendredi 5 août 2011

Les exactions des Frci continuent dans tout le pays



Des soldats FRCI faisant du porte à porte pour dénicher les partisants de Gbagbo
Depuis quelques jours, les villageois de Nagadoukou et de Broudoumé, dans la commune de Ouragahio qui ont eu tort de s’opposer aux rackets des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), n’ont plus le droit de dormir dans leurs maisons. Ils passent actuellement les nuits en brousse pour fuir leurs représailles.

Les scènes se sont déroulées concomitamment dans les deux villages. Selon des témoins, des éléments des Frci qui patrouillaient dans les villages de la commune, demandent de l’argent, de la nourriture aux villageois et malheurs à celui qui refuse de s’exécuter. Fatigués de subir au quotidien le diktat de ces nouveaux envahisseurs, les jeunes des villages se sont organisés pour leur dire ‘’ça suffit’’. Suite au refus des jeunes desdits villages de se soumettre à leur désidérata, des éléments des Frci sont rentrés dans une colère noire. Et une altercation s’en est suivie. Voyant le nombre des villageois grossir suite à la dispute, les hommes en armes ont plusieurs fois tirés en l’air avant de faire appel à du renfort. Une heure plus tard, plusieurs véhicules de type 4X4 bondés d’éléments Frci arrivent sur les lieux. C’est la débandade générale. Cette descente musclée dans les villages fait plusieurs victimes. Des villageois, surtout les personnes du troisième âge, les femmes et les enfants qui n’ont pas eu la chance de fuir, ont été copieusement torturés et battus à sang. En tout cas, tout être humain qu’ils rencontraient sur leur chemin faisait les frais de cette barbarie sans nom. Quel crime ces victimes ont-elles commis pour mériter un tel traitement? Personne ne saurait répondre à cette interrogation. Toujours est-il que ces soldats ont été sans pitié pour ces villageois. Selon les mêmes témoins, plusieurs arrestations ont été faites et les Frci exigent la somme de 100 mille francs pour leur libération. La torture infligée à certains jeunes était tellement horrible, précise nos sources, que les villageois ont désertés leurs maisons de peur que nuitamment, l’on ne vienne les tuer ou les enlevés.

A Akoupé, les populations vivent la même terreur. Pour échapper aux exactions des Frci, plusieurs personnes, soupçonnées d’avoir battu campagne pour Laurent Gbagbo, vivent désormais cachées, dans la peur et ne font pas plus de deux nuits à un même endroit. Ou bien, elles sont tout simplement obligées de se terrer parce que traquées par des hommes en armes. Une crainte justifiée quand on sait que ces hommes ne font pas dans la dentelle.

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