le 25 juin 2012.

Un partenariat public-privé conclu par la Société nationale d’électricité (SNEL) pour un montant de 285 millions USD laisse entrevoir un surcoût injustifiable face à un passé récent. Contrat léonin !
Les contrats que signe la Société nationale d’électricité sont régulièrement entachés d’irrégularités. A bien les scruter, il saute des sens que les principes de signature de ces contrats n’obéissent pas aux règles précises. Visiblement, tout se fait à la tête du client, ou peut-être au volume de l’enveloppe des commissions occultes.
Le cas de ce partenariat public-privé conclu avec trois filiales de Glencore est illustratif de cet état d’esprit qui conduit la gestion des affaires au sein de la SNEL. Un héritage à la peau dure qui fait de l’opérateur public de l’électricité un lieu par excellence d’enrichissement sans cause.
La dette congolaise dont l’effacement a été obtenu grâce à la détermination du président Joseph Kabila était constituée dans sa plus grande partie des fonds qui avaient servi à la construction du barrage d’Inga et de la ligne Inga-Shaba.
D’où, les faits et gestes de gestion posés au sein de cette société intéressent des observateurs. Comme pour dire : «Chat échaudé craint même l’eau froide».
Dans un passé relativement récent, la SNEL avait occupé le devant de l’actualité nationale, à travers une guerre sans pitié enclenchée entre l’ADG Yengo et son adjoint Bernadette Tokuahulu sur la réhabilitation du G23, d’une part.
La ministre du Portefeuille de l’époque Jeannine Mabunda et celui de l’Energie Salomon Banamuhere avaient également étalé, devant la représentation nationale, leur divergence notoire sur la question, d’autre part.
Des choix hasardeux
A cette époque, les personnes qui avaient qualifié de «léonin» le contrat SNEL-MagEnergy avançaient comme argument le coût élevé pour la réhabilitation des groupes à Inga II ainsi que la rétribution y afférente.
En effet, les travaux financés par MagEnergy et parachevés avec des prêts engagés par la SNEL auprès d’une banque commerciale de la place, ont coûté en tout et pour tout moins de 50 millions USD pour 175 MW !
Pour la production de 450 MW, la SNEL aurait pu recourir à cette jurisprudence avant de s’engager dans des projets similaires. Dans ce cas, le choix judicieux aurait poussé la SNEL à s’engager pour un maximum de 150 millions USD pour la production de ces 450 MW.
Procéder autrement, comme constater à travers le PPP conclu avec Glencore, démontre qu’à la SNEL les mêmes comportements survivent aux comités de gestion.
Rien ne justifie à ce stade l’option de doubler les obligations de la SNEL, en accordant pareil avantage à des opérateurs miniers, sans penser à la population d’ailleurs. Ce contrat aurait dû intéresser tout le monde, du gouvernement en passant par la représentation nationale et la Société civile, pour constater que la société étatique hypothèque sans justification objective des recettes à venir.
Le silence qui entoure le dossier est une démission voire une complicité inacceptable pour un pays dont l’opérateur public du secteur de l’électricité souffre d’une absence de management visionnaire depuis des années.
«Trois filiales de Glencore, associées à la Gertler Family Trust, ont de grandes ambitions dans le secteur minier katangais : Katanga Cooper Company (KCC) sarl veut produire 270 000 tonnes de cuivre, Mutanda Mining (MUMI) sprl et Kansuki Sprl visent ensemble 210 000 tonnes de cuivre.
Or, le tout nécessite 400 MW de puissance électrique supplémentaire, une production que la compagnie nationale, la SNEL, serait bien en peine de fournir par elle-même.
La solution viendra alors d’un partenariat public-privé qui permettra à la SNEL de réaliser les installations nécessaires, financées par les trois sociétés minières à hauteur de 285 millions $.
La centrale sera gérée par un comité technique comprenant des représentants de la SNEL, l’entrepreneur IAGC désigné et les trois opérateurs. Le remboursement du prêt se fera sous forme de déductions sur la facture d’électricité.
La production totale sera de 450 MW, le solde de 50 MW reviendra à la SNEL pour fournir d’autres sociétés ou pour alimenter le réseau domestique», note l’Agence Ecofin qui livre l’information.
© Le Potentiel

Un partenariat public-privé conclu par la Société nationale d’électricité (SNEL) pour un montant de 285 millions USD laisse entrevoir un surcoût injustifiable face à un passé récent. Contrat léonin !
Les contrats que signe la Société nationale d’électricité sont régulièrement entachés d’irrégularités. A bien les scruter, il saute des sens que les principes de signature de ces contrats n’obéissent pas aux règles précises. Visiblement, tout se fait à la tête du client, ou peut-être au volume de l’enveloppe des commissions occultes.
Le cas de ce partenariat public-privé conclu avec trois filiales de Glencore est illustratif de cet état d’esprit qui conduit la gestion des affaires au sein de la SNEL. Un héritage à la peau dure qui fait de l’opérateur public de l’électricité un lieu par excellence d’enrichissement sans cause.
La dette congolaise dont l’effacement a été obtenu grâce à la détermination du président Joseph Kabila était constituée dans sa plus grande partie des fonds qui avaient servi à la construction du barrage d’Inga et de la ligne Inga-Shaba.
D’où, les faits et gestes de gestion posés au sein de cette société intéressent des observateurs. Comme pour dire : «Chat échaudé craint même l’eau froide».
Dans un passé relativement récent, la SNEL avait occupé le devant de l’actualité nationale, à travers une guerre sans pitié enclenchée entre l’ADG Yengo et son adjoint Bernadette Tokuahulu sur la réhabilitation du G23, d’une part.
La ministre du Portefeuille de l’époque Jeannine Mabunda et celui de l’Energie Salomon Banamuhere avaient également étalé, devant la représentation nationale, leur divergence notoire sur la question, d’autre part.
Des choix hasardeux
A cette époque, les personnes qui avaient qualifié de «léonin» le contrat SNEL-MagEnergy avançaient comme argument le coût élevé pour la réhabilitation des groupes à Inga II ainsi que la rétribution y afférente.
En effet, les travaux financés par MagEnergy et parachevés avec des prêts engagés par la SNEL auprès d’une banque commerciale de la place, ont coûté en tout et pour tout moins de 50 millions USD pour 175 MW !
Pour la production de 450 MW, la SNEL aurait pu recourir à cette jurisprudence avant de s’engager dans des projets similaires. Dans ce cas, le choix judicieux aurait poussé la SNEL à s’engager pour un maximum de 150 millions USD pour la production de ces 450 MW.
Procéder autrement, comme constater à travers le PPP conclu avec Glencore, démontre qu’à la SNEL les mêmes comportements survivent aux comités de gestion.
Rien ne justifie à ce stade l’option de doubler les obligations de la SNEL, en accordant pareil avantage à des opérateurs miniers, sans penser à la population d’ailleurs. Ce contrat aurait dû intéresser tout le monde, du gouvernement en passant par la représentation nationale et la Société civile, pour constater que la société étatique hypothèque sans justification objective des recettes à venir.
Le silence qui entoure le dossier est une démission voire une complicité inacceptable pour un pays dont l’opérateur public du secteur de l’électricité souffre d’une absence de management visionnaire depuis des années.
«Trois filiales de Glencore, associées à la Gertler Family Trust, ont de grandes ambitions dans le secteur minier katangais : Katanga Cooper Company (KCC) sarl veut produire 270 000 tonnes de cuivre, Mutanda Mining (MUMI) sprl et Kansuki Sprl visent ensemble 210 000 tonnes de cuivre.
Or, le tout nécessite 400 MW de puissance électrique supplémentaire, une production que la compagnie nationale, la SNEL, serait bien en peine de fournir par elle-même.
La solution viendra alors d’un partenariat public-privé qui permettra à la SNEL de réaliser les installations nécessaires, financées par les trois sociétés minières à hauteur de 285 millions $.
La centrale sera gérée par un comité technique comprenant des représentants de la SNEL, l’entrepreneur IAGC désigné et les trois opérateurs. Le remboursement du prêt se fera sous forme de déductions sur la facture d’électricité.
La production totale sera de 450 MW, le solde de 50 MW reviendra à la SNEL pour fournir d’autres sociétés ou pour alimenter le réseau domestique», note l’Agence Ecofin qui livre l’information.
© Le Potentiel
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