lundi 25 juin 2012

Un rapport des Nations Unies sur la « Guerre » du Nord-Kivu - RDC : péril en la demeure !


Lundi, 25 Juin 2012



Il y a réellement péril en la demeure commune des Congolais. Aucun doute n’est pas permis au sujet des intentions belliqueuses du Rwanda sur la RDCongo, sa convoitise sur ses ressources naturelles et ses velléités d’annexion d’une partie de son territoire.

Une dépêche de Reuters datée du 22 juin 2012 et publiée à partir de Dakar, fait état de l’existence d’un rapport ficelé par des experts des Nations Unies contenant de preuves accablantes de l’implication du ministre de la Défense et de plusieurs officiers supérieurs rwandais dans la « guerre » du Nord-Kivu.

Selon cette source, des fuites ont échappé de la réunion du Comité des sanctions de l’ONU tenue le 13 juin 2012 à New York.

De l’avis des experts onusiens, c’est le général James Kabarebe en personne qui supervise les opérations de la nébuleuse appelée M 23 dans la partie Est du pays, avec la collaboration du chef d’Etat-major des forces de défense (armée rwandaise), Charles Kayonga, et du général Jacques Nziza, conseiller militaire du président Paul Kagame.

La République Démocratique du Congo fait ainsi face non pas à une rébellion, comme cela apparaissait jusque-là, mais bel et bien à une agression du Rwanda, conduite par des officiers et soldats rwandais camouflés sous le label du CNDP du général Bosco Ntaganda, un sujet rwandais déjà démasqué comme tel par la Cour Pénale Internationale.

En principe, les Nations Unies auraient dû déjà rendre public cet énième document qui confirme le coup de poignard de Paul Kagame dans le dos des Congolais, tel que constaté déjà dans le rapport de l’Ong Human Rights Watch et les aveux des soldats rwandais recueillis dernièrement par la Monusco ainsi que de ceux faits prisonniers par l’armée congolaise.

Des indiscrétions onusiennes laissent entendre que certains décideurs de la planète ont suggéré qu ce rapport, fort accablant pour le régime de Kigali, soit accompagné d’annexes reprenant les moyens de défense du pays agresseur du Congo démocratique.

Comme Le Phare a eu à le souligner depuis le mois d’avril de l’année en cours, date de l’annonce de la prétendue mutinerie des éléments du CNDP rapidement fondus dans le M.23 (Mouvement du 23 mars 2009), ce qui se passe au Nord-Kivu répond à un schéma planifié de déstabilisation des institutions de la République Démocratique du Congo et de la balkanisation de son territoire.

Le maître d’oeuvre de ce plan machiavélique n’est autre que le voisin rwandais. En tous les cas, les officiels rwandais se trouvent dos au mur, car incapables de prétendre ignorer la participation des personnalités politiques et militaires de leur pays dans l’instrumentalisation du CNDP et du M.23.

Le M.23 n’existe pas et Makenga n’est pas Makenga

En dépit des foudres internes et externes que lui attirent ses prises de position dans la « guerre » du Nord-Kivu, Le Phare est loin de céder à la panique, dans un dossier qui exige une forte dose de courage et de patriotisme pour dénoncer le complot multiforme ourdi contre la patrie.

Dans sa quête de la vérité sur le dossier sécuritaire de cette province, le quotidien de l’avenue Lukusa vient d’apprendre que le M.23 (Mouvement du 23 mars 2009) n’existe pas et n’a jamais existé.

Il s’agit simplement d’une diversion du général Bosco Ntaganda, qui fait croire à l’émergence d’un nouveau mouvement rebelle au Nord-Kivu alors qu’en réalité, on a affaire à un même groupe armé relevant du CNDP, c’est-à-dire du commandement du général précité, lui-même téléguidé par ses maîtres planqués à Kigali.

L’étiquette M.23 a été inventée pour permettre aux infiltrés rwandais intégrés en son temps au sein des FARDC et n’ayant pu suivre immédiatement Ntaganda dans sa fuite vers le parc de Virunga, de justifier leurs vraies-fausses défections et de couvrir, par ricochet, les renforts en hommes, armes, munitions et argent venus du Rwanda.

En somme CNDP et M.23, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Mais, ce qu’il y a lieu de relever et qui constitue un fait gravissime, c’est la découverte de la véritable identité de celui qui était intégré au sein de l’armée nationale sous l’identité de Sultani Makenga.

Ce faux Congolais positionné pendant longtemps comme officier supérieur des FARDC au Sud-Kivu, est un sujet rwandais connu sous l’identité de Ruzangiza.

On a noté que tout au long de son séjour à Bukavu, il était toujours entouré d’une forte garde rapprochée évaluée à 60 hommes, tous rwandais. Ruzangiza est devenu, sans transition, Makenga, un nom dont les origines pouvaient faire penser à un Katangais ou à un Kasaïen.

Resté en contact permanent avec Bosco Ntaganda, il est parti avec ses 60 gardes pour le « front » du Nord-Kivu, exfiltrés à bord des vedettes venues du Rwanda.

Front commun FDLR-CNDP

Contrairement aux allégations de Kigali accusant Kinshasa d’être de connivence avec les FDLR, l’agression dont la RDC est victime de la part du Rwanda vient de révéler que ce mouvement rebelle rwandais présumé anti-Kagame est commandé au doigt et à l’oeil par James Kabarebe, le ministre rwandais de la défense.

Le Phare a appris de sources dignes de foi qu’après avoir été chassé de sa ferme de Mushaki par les FARDC et pris le chemin du parc de Virunga, en attendant des renforts de Kigali, Bosco Ntaganda avait perdu le contrôle total de ses combattants rwandais.

Dans leur débande à travers les forêts du Nord-Kivu, ceux-ci avaient dû prendre langue avec le commandant des FDLR, un certain Mandefu, qui les a guidés à travers sentiers, monts et vallées, pour leur permettre de fuir jusqu’au Rwanda, car ne connaissant pas le chemin du retour.

A propos de Mandefu, il est fiché comme le principal fournisseur de Bosco Ntaganda en minerais (diamant, or, coltan, cassitérite), contre espèces sonnantes et trébuchantes mais aussi armes et munitions.

Puiser dans les stocks d’armes des FARDC pour satisfaire aux demandes du chef militaire des FDLD était un jeu d’enfant pour ce général rebelle, car, à l’époque, il disposait de pleins pouvoirs en sa qualité de numéro 2 du Programme « Amani leo » au Nord-Kivu.

Paul Kagame et ses lieutenants, qui ont transformé les FDLR en fonds de commerce, devraient expliquer aux Congolais comment leurs militaires traqués par les FARDC se sont, pour sauver leur peau, adressés au commandant de ce groupe armé considéré comme une menace permanente pour leur régime et leur pays.

On a appris aussi, de fil en aiguille, que les autorités rwandaises se sont organisées pour renvoyer en RDC, soit sous le label des FDLR, soit sous celui du CNDP, d’ex-miliciens Interhamwe démobilisés et rapatriés par la Monuc ou la Monusco.

L’objectif visé est de s’en débarrasser sans frais, pour qu’ils reviennent, soit pour mourir au « front », soit pour exécuter de basses besognes en RDC et prêter main-forte, le cas échéant, aux micro-rébellions fabriquées à cycles réguliers.

Défections : retour des Rwandais dans leur milieu naturel

Hier, c’est l’armée du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie) qui servait de parapluie aux militaires rwandais ayant infiltré les FARDC depuis l’époque de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo).

Aujourd’hui, ce rôle est tenu par le CNDP (Conseil National pour la Défense du Peuple). Lorsque l’on fait état des défections en cascade au sein des troupes loyalistes basées au Nord-Kivu et même au Sud-Kivu, il s’agit en réalité du retour des militaires rwandais, qui se faisaient passer pour des Congolais, dans leur milieu naturel.

Se sentant démasqués et incapables de cacher leur double jeu, ils n’ont plus d’autre alternative que rallier Bosco Ntaganda, ou d’aller grossir les rangs des FDLR.

L’on apprend aussi que les militaires rwandais capturés par les FARDC et qui prétendaient avoir été recrutés au Rwanda par un gardien de vaches du nom de Sibomana, étaient en fait des éléments destinés à la brigade du général rwandais Gashahiza, dont les troupe sont particulièrement visible au « front» de Runyoni.

Les Congolais doivent plus que jamais se montrer vigilants pour sauver le Congo, présentement en grand danger d’être déstabilisé par le Rwanda.



Kimp

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