29 juin 2012

Une plainte a été déposée le 25 juin à Paris contre Guillaume Soro et une dizaine d’officiers de l’ex-rébellion ivoirienne par Michel Gbagbo, le fils de l’ex-Président. En réaction à cette plainte, Guillaume Soro s’est employé à dénier à Michel Gbagbo sa double nationalité et à rejeter sur la France et l’ONU, le bombardement suivi de l’arrestation de Gbagbo.
Soro a trouvé sa ligne de défense au cas où la justice française décidait d’ouvrir une enquête, suite à la plainte des avocats de Michel Gbagbo. Guillaume Soro, qui était Premier ministre et ministre de la Défense lors de la crise postélectorale conseille aux plaignants de porter plainte contre l’Etat ivoirien, la France, la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), l’Union africaine et le Conseil de sécurité de l’ONU.
Toutes ces entités ont joué selon lui un rôle, dans les frappes qui ont neutralisé les armes lourdes qui défendaient la résidence présidentielle où étaient retranchés Laurent Gbagbo et ses proches le jour de leur capture.
Cette défense qui sonne comme un aveux, laisse transparaître la fin d’un pacte qui se solde par des accusations de part et d’autre entre ceux qui ont été les alliés de l’opération de capture de Laurent Gbagbo.
Le changement à la tête de l’exécutif de la France y serait certainement pour quelque chose.
Si sous le régime Sarkosy la justice française était hésitante pour se saisir du dossier ivoirien, cela ne semble plus le cas sous Hollande, qui n’a toujours pas digéré qu’au soir de sa victoire électorale, le président Ouattara vienne assister Nicolas Sarkosy à l’Elysée où ce dernier passait le reste de son temps à passer au broyeur, le courrier de félicitation que recevait François Hollande à l’adresse de l’Elysée.
La lune de miel entre Abidjan et Paris semble avoir cédé la place à des relations basées uniquement sur la sauvegarde des intérêts commerciaux réciproques.
IvoireInfo.com
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