samedi 14 juillet 2012

Les grandes figures politiques de la RDC (1) "Gaston Diomi"

À ceux qui l'ont connu et à l'histoire
qui ne doit pas l'ignorer

Objet : Devoir de dire la vérité
et de respecter celui qui ne vous offense pas

Copies : À sa famille restreinte et élargie,
Aux chefs coutumiers de Luila et de Madimba
À la chorale grégorienne de la paroisse Saint Joseph,
Aux Parlementaires de la première Législature,
Au vieux Nkunku s'il vit encore,
Au Commandant Diomi de la CMZ,

Préambule

Gaston Diomi Ndongala Mudietu, Président des Jeunes
l'illustre Diogas Il fut Député national, Vice-Gouverneur de la Prov de Léo,
Président de la Compagnie Maritime du Congo/Zaïre, homme d'affaire
chef coutumier dans le Madimba à Luila



« Sur ces mains, je vous apporte tout ce que nous sommes, tout ce que nous pouvons (1). » C’est ainsi qu’Albert De Vleeschauwer, ministre belge des colonies, s’adresse au premier ministre britannique Winston Churchill le 10 juillet 1940. Le « nous » en question désigne le Congo et non pas la Belgique, alors envahie par l’Allemagne et dont le gouvernement s’est exilé à Londres.

Près de 85 % des ressources dont ce gouvernement disposa pendant la guerre lui viendront de son joyau colonial. « D’une manière générale, le poids de la Belgique dans la guerre a été largement le poids du Congo (2) », commente l’historien Jean Stengers, et de ses immenses ressources minières.

Pourtant, le rôle stratégique de ce pays d’Afrique centrale durant la seconde guerre mondiale demeure largement occulté. Ce silence paraît d’autant plus injustifié que les conditions d’engagement du Congo aux côtés des alliés vont durablement influencer son histoire après 1945. Source : Anicet Mobé Fansiama, Chercheur en sciences sociales, membre du collectif des intellectuels congolais Défis.

I. Le 9 août 1922, à Léopoldville/N'Dolo

Ce samedi, 9 août 2008, est une date mémorable, c'est l'anniversaire d'une des très grandes figures militaires, politiques et patriotiques que la RDC ou Congo tout court ait connu parmi le petit nombre de ses illustres fils. L'immortel visage à la pipe de l'Oncle Paul qui raconte les histoires dans le Journal Tintin aurait copié son personnage sur celui d'un Kinois de grand coeur. Diomi Gaston est la personne que présente par ces mots introductoire, L'Encrier du Rédacteur.

À la Table ronde de Bruxelles, il y avait plusieurs Congolais dont Diomi. La particularité de cette personnalité attachante, c'est celle d'avoir été, avant les autres mécènes et financiers philanthrope, le Président des jeunes au Congo-Zaïre et membre honoraire du Cerlce Culturel IGAZI de Bandalungwa dont Djamba Yohé est membre à vie."

Diomi Gaston est né à Kinshasa Barumbu, dans la partie nommée par les Yankees, "Kazamar", à N'Dolo, dans la région proche de là où l'Administration du Congo-Belge construira l'Aéroport. En fait cette plaine d'aviation aura été une pièce maîtresse de la "Deuxième Guerre Mondiale", car en 1942 et 1945, les Américains ont installé une base de campagne sur le lieu que se dresse l'Institut Supérieur de Techniques Appliquées et le camp Mbaki, ils étaient autour de 5.000 à Léopoldville et 5.000 autres à Bukavu.

Kinshasa servait d'axe de ligne d'attaque vers la Mer Rouge via Bukavu pour la protection de la route du pétrole du Moyen-Orient.

 Il fallait que les GI s'installent au Congo par Kamina pour y construire une base aérienne avec l'objectif d'un itinéraire Léo, Constermansville (Bukavu), puis Addis-Abéba et enfin Aden au Yemen. Avec cette route, Washington pouvait facilement contrôler tous les mouvements suspects des Forces de l'Axe formée par Berlin, Tokyo et Rome.

Pour comprendre l'obstination des puissances qui ont attaqué la Congo par le Rwanda, en dehors du fait qu'ils avaient un agenda de pillage des richesses dont le fameux coltan, ces pays n'ont pas ouvert leurs Consulats à Goma et à Bukavu par hasard, à la fin de la Seconde guerre Mondiale, les États-Unis voulaient installer leur base stratégique à Bukavu, car les montagnes de cette région leur avait fait une impression de perspective globale pour lorgner l'Asie dans les cas d'un conflit pouvant déranger les intérêts vitaux de l'Ouest.

Il va s'en dire que la perpétration de l'occupation du Nord Kivu par les forces négatives est une tentative pour essayer de pousser Kinshasa à des concessions de type à dévaloir un espace de concetration du dispositif militaire accru pour camper dans la région.

Cela aurait pu être fait, mais la Belgique à l'époque a refusé et s'était tiré de la Guerre Mondiale sans dette. Aujourd'hui, des nouvelles puissances se sont levées, l'idée a rejailli et les anciens plans ont été revisitée.

Pour revenir au vif du sujet, Gaston Diomi est un Kinois pure laine, il est né, comme je l'ai dit, le 9 août 1922. C'est donc la capitale nationale qui forgfe cet homme aux multiples talents. Diomi pouvait chanter, danser et faire des Conférence en même temps.

Le plus caractéristique à sa personne, c'est son sens d'écoute et sa curiosité pour apprendre toujours de la nouveauté. Il disait constamment qu'il fallait ne pas être ignorant d'un événement qui passe devant soi, car une question, même celle d'un enfant, peut embarasser la personne qui a vu et qui n'a pas retenu ce que ses yeux ont regardé sans voir.

En supplément d'information, les Kinois qui se demandent pour quoi une partie de Barumbu s'appelle N'Dolo. Là-dessus, Diomi m'a dit que ce nom était un usage d'un ordre militaire sur les prisonniers que l'on conduisait à la prison, il leur était dit ndolo, ce qui signifie en kikongo, devant.

Les captifs étaient amenés en fil indienne. D'où N'Dolo. La vérité de cette affirmation on la trouve dans la chanson de Moundanda Antoine, l'illustre tube "Poto-Poto mboka monene solo Kinshasa poto moindo". On connait la suite de ce morceau : "Ah ngai mabanzo bolingo ngai wa yo". Ceci est un complément hors sujet mais dans le sujet.

II. Medecin et militaire

Les Belges ne voulaient pas avoir les mêmes qualifications nominatives avec les Congolais qu'ils considéraient comme des subalternes géniaux. Cette crainte a fait que ces derniers inventèrent tout un tas de grade à la consonnance péjorative, à savoir : Évolué, Immatriculé, Clercs (Kalaka) et Indigènes, je n'en dirai pas plus.

 Le jeune Diomi comprenait cela, mais ça ne l'a pas empêché de choisir sa voie dans le registre de cette discrimination. Appelé par l'amour du prochain, c'est dans la medecine que ce dirige celui deviendra le premier Bourgmestre de la Commune de Ngiri-Ngiri en 1958.

En attendant, il faut attendre jusqu'à ce que Diomi traverse les étapes obligatoires à sa formation. Au tournant des années '30 et '40, Diomi devient Assistant médical, c'est le grade le plus haut que l'on puisse reconnaître à un Congolais.

En somme, dans le milieu interne de la collectivité du Congo-Belge, un "Assistant médical" est un médecin, car il travaille à côté du docteur colonial.

Les difficultés auxquelles la Belgique et les Alliés font face les poussent à entreprendre une grande campagne de mobilisation auprès des jeunes en vue de recruter le plus des soldats pour la Force-Publique, l'Armée belge et l'armée britannique.

Les premiers qui sont sollicités sont ceux qui ont du métier. Diomi Gaston; Victor Lundula, le général plus tard; Lomboto, l'ancien patron de la Croix Rouge du Congo, sont tous des assistants médicaux. Sur eux, la municipalité de Léopodville jette le dévolu et l'armée britannique qui était à court des spécialistes de la médecine militaire se chargea d'embarquer ces "Trois bons Mousquetaires" du Congo dans sa division de la Royal British Army en Birmanie.

À la fin de la guerre, Diomi, Lundula, Lomboto furent honorés. Diomi m'a montré sur sa poitrine des tatous en forme de grade de sous officiers. C'était trois galons de Sergent, car il n'y avait pas d'étoffe pour les destiner à leurs tuniques qui étaient presque tous déchirés.

Avant de rentrer à Léopoldville, ces jeunes officiers vécurent à côté de l'expédition de la "Bataille de la rivière Kwai", il y a un film sur ça. Diomi, Lundula et Lomboto se rendirent compte que la lâcheté était souvent au rendez-vous, leurs collègues de Grande Bretagne et de Belgique dans les rangs de l'hôpital de campagne avaient constamment peur.

Et ce sont les soldats des petits pays coloniaux qui étaient envoyés, dans la plupart des cas au feu avant les troupes de la métropole. Enfin, quand vint le temps de revenir, le grand honneur pour ces jeunes soldats était la rencontre avec "Lord de Mountbatten", le Vice-Roi de l'Inde, celui-ci est l'oncle du Prince Charles d'Angleterre. C'est lui aussi qui était le Commandant des troupes britanniques dans cette région là.

Diomi et ses compagnons seront décorés d'une médaille de guerre. ils feront face à une grande jalousie de la part de certains belge dans l'armée et qui ne sont pas allés à la guerre. Malheureusement pour ces derniers, ces Trois Mousquetaires made in Congo vont bientôt déposer l'uniforme et retourneront à la vie civile.

Au cours des années '50, Diomi, quoi que "Assistant médical" aspire à la politique. Très tôt, ils se rencontrent avec Patrice Lumumba et deviennent des grands amis, car ils s'estiment mutuellement. Peu après, Joseph Ngalula s'approchet d'eux et c'est une autre alliance amicale qui se tisse.

Pour le Congo-Belge, ce ne fut pas bien vu l'amitié entre intellectuel, ces amis commencent à devenir gênant, la Surêté se met à leur trousse, mais elle n'y pourra rien. Quand le Roi Beaudouin arrive en 1955, il reçoit Lumumba plus longtemps que tous les dignitaires de la colonie et dans la colonie.

À son retour de Belgique, le Souverain belge invite Lumumba. La même année 1956 profite à Lumumba, celui-ci se rend à la Conférence des Non-Alignés à Bandoeng, en Indonésie. C'est fut la Conférence de la création de ce mouvement. Wikipédia rapporte :

"La Déclaration de Brioni du 19 juillet 1956, initiée par Gamal Abdel Nasser, Josip Broz Tito, Norodom Sihanouk et Jawaharlal Nehru marque l'origine du mouvement, qui vise à se protéger de l'influence des États-Unis et de l'URSS qui cherchaient à polariser le monde à leur profit (idée de bipolarisation ; les deux grands qui gouvernent le monde).

Le terme « non-alignement » a été inventé par le premier ministre indien Nehru lors d'un discours en 1954 à Colombo. Dans ce discours, Nehru a décrit les cinq piliers à utiliser pour les relations sino-indiennes, qui ont été pour la première fois mises en avant par le premier ministre chinois Zhou Enlai.

Appelés Panchsheel (les « cinq principes »), ces principes serviront plus tard de base au Mouvement des non-alignés. On peut considérer que la Conférence de Bandung, tenue en 1955 dans la ville indonésienne de Bandung dans l'ouest de l'île de Java, qui avait réuni une trentaine de pays d'Afrique et d'Asie, est une étape importante vers la constitution du Mouvement des non-alignés.

Diomi, Lumumba et Ngalula se signalent aux yeux des Congolais comme des jeunes premiers qui ouvrent les portes du devenir nouveau des Congolais.

Par eux, la population commence à constater que l'on peut désobéir aux ordres coloniaux comme l'avaient fait avant eux des personnages que l'histoire du Congo-Belge a sali par les narrations des écrivains du programme métropolitain. Simon Kimbangu, Ngongo Lutete, Lumpungu, Mgoie Mukalamushi ne sont des bienvenus dans les pages écrites par ceux qui ont pour noms Van Den Mersch ou Pétillon.

Cependant, les annés cinquante sont la roue qui tourne à rebours de l'itinéraire colonial, la décolonisation bat son train et les Congolais espérent se soustraire de l'humiliation bientôt.

Il se produit effectivement une transition inattendue, les Belges ne refusent plus les papiers de voyage aux Congolais qui veulent aller loin.

Évidemment, ce n'est pas de gaieté de coeur qu'ils accordent ces permissions. Diomi, Ngalula, Lumumba réussissent le coup de force, ils se payent le loisir de fléchir le MINICORU et obtiennent les passeports belges pour se rendre à Accra où Kwame N'Krumah et Sekou Touré les y invitent pour prendre part aux préparatifs de la création de l'OUA que l'on nomme alors, le Mouvement de Pan-Africanisme.

Le siège de ce que serait cette Institution était imaginé à Léopoldville, mais les événements de l'aprés 1960 au Congo empêchèrent ce projet de se réaliser au pays.

Malgré ce qui advient et adviendra, en 1958, Gaston Diomi, Joseph Kasa-Vubu et Victor Lundula sont élus comme premiers bourgmestres noirs, il n'y en a pas encore d'autres et cela a lieu, à Léopoldville et Jadothville. Dans la capitale, les lauréats de cette élection sont Diomi à Ngiri-Ngiri et au Katanga, c'est V. Lundula.

Je signale aussi que c'est Diomi et Lumumba qui se font à l'Assemblée urabaine de la ville de Léopoldville, les échotiers du souhait du Roi Beaudouin, à savoir l'intégration des enfants congolais dans les écoles des Blancs, Athénée et Collège.

III. Un travail d'histoire

Simon Kimbangu était mort depuis cinq ans, les autorités locales, en l'occurence les Belges, ne voyaient pas de bon oeil l'expansion du Kimbaguisme dans la sphère publique. Mais Joseph Diangienda, son fils voulait travailler pour perpétuer la mémoire de son père. Or, il se fait que le nouveau bourgmestre de Ngiri-Ngiri n'était autre que Gaston Diomi, un noir, s'éatit-il rendu compte ne peut pas se comporter d'une manière hostile vis-à-vis de son frère.

Au demeurant, Diomi et Diangienda habitaient tous les deux la même rue, Monkoto. Le premier cité était résidant sur Monkoto face à l'Avenue Gambela, c'est Diomi et le second cité avait sa maison pastorale sur Monkoto face à l'Avenue Assosa, c'est papa Diangienda. En fait c'était une relation Est-Ouest dans la même ville, Léopoldville.

Il fut, par ce fait de coïncidence, possible pour ces deux personnalités de collaborer sans difficultés. Diomi se montra très ouvert à Papa Joseph Diangienda et ils entreprirent d'obtenir toutes les possibles permissions afin que demeurrassent ouvertes les écoles kimbaguistes sur la rue et dans la grande collectivité kinoise et nationale sans contrainte.

Adulte, j'étais souvent avec Papa Gaston Diomi et Papa Joseph Diangienda quand ils se rencontraient pour parler des sujets qui les tenaient à coeur, mais ces deux hommes s'aimaient bien.

Au-delà de cette disposition à voir s'émanciper le kimbanguisme avec la part du concours qui était le sien, il n'y a pas lieu de dire que c'est Diogas qui a fait tout. L'artisan c'est Papa Diangienda, mais Diomi l'a beaucoup aidé et a été son fidèle vis-à-vis dans dans cette entreprise, celle couvrant 1958 à 1961.

J'ai encore plus vu de l'amitié de ces deux hommes, car ma maison quand j'étais chez mon grand père Lopanya Gabriel, était cette résidence de face à face. À neuf ans, en 1962, la fanfare qui jouait à Monkoto m'envahissait d'accords musicaux. Je faisais le solfège d'enfant à cette époque pour chanter frère Jacques avec des petites notes élementaires structurées en Do, Ré, Mi, Do; Do, Ré, Mi. Do; Mi, Fa, Sol; Mi, Fa, Sol; Sol, La, Sol, Fa, Mi, Do, etc ...

Ce que l'on peut retenir de fructifiant de l'amitié Diomi et papa Diangienda, ce sont les sommes que ce dernier parvenait à obtenir pour subventionner les Écoles Kimbanguistes. À côté de l'argent des Kimbanguistes, l'État était devenu conscient de la présence d'un effort des Congolais pour les Congolais dans un cadre purement indépendant du pouvoir culturel étranger.

Les Kimbaguistes avaient une volonté qui dépasse tout entendement, ils tenaient à être participant dans le développement constructif du Congo. À Bongolo, le projet de construire une Université était déjà là, mais c'est le Président Mobutu qui a refusé de voir ériger cette Alma mater à côté de la rivière Kalamu. Évidemment, nous sommes en 1969 à cette époque.

Toujours à l'avant plan, Diomi a voulu rendre la voiture accessible à la classe moyenne congolaise. Dans ses relations avec la France, il parvient à être le représentant de Peugeot, celui des Batteries d'automobiles "Varta" et propriétaire de la vente des vedettes hors-bors, "Johnson".

Toute la malchance de Diomi va se jouer à cette intersection. Nous sommes en 1966, le Président Mobutu décide de soustraire par une restructuration le salaire des Administratifs, actuellement nommés Fonctionnaires.

Le mécontentement roucoule à la Fonction publique, plusieurs politiciens mal vus dans la première Législature sont calculés pour payer le prix de cette indiscipline vue comme l'oeuvre de ces derniers. Mobutu demande de l'argent, à titre de prêt aux hommes d'affaires congolais, pour la solde des militaires, il n'y a que Dokolo et Kisombe Amasco qui répondent.

Je ne sais par quel artifice, Joseph Désiré Mobutu arrête Diomi et le met en prison en l'accusant d'avoir comploté contre lui pour le déposer. La colère des madimbadiens est à son comble, Mobutu lâche du lest.

Infatiguable, Diomi sort de prison, il initie un projet et crée la Compagnie Maritime du Congo, la CMC qui sera la CMZ. Cette initiative n'est pas entreprise pour rien, Diomi est un importateur des produits médicinaux, en particulier le Rawlfira, ce produit qui sert à la préparation des médicaments contre l'hypertension.

Le Président Mobutu reprend l'affaire et dit à Diomi qu'il devient le maître d'oeuvre. Du jour au lendemain, c'est lui qui nomme le fondateur de cette compagnie comme PDG. C'était, en fait pour avoir la possibilité de le décharger un jour. Diomi n'en fit pas un problème, il avait plusieurs cordes à son arc et il a fini par fonctionner dans cette ordre renversé à son idée d'origine.

En fait, l'hostilité de Mobutu à Diomi est dû au fait que quand l'Armée Nationale Congolaise n'a pas réussi à freiner les tensions au Sankuru à Lodja et à Lubefu, après la mort de Lumumba, c'est Diomi qui réussit à y clamer les esprits.

Le gouvernement central dirigé par Joseph Kasa-Vubu résolut de le prier d'aller dans cette région parce qu'il était le compagnon de l'illustre disparu. Commissaire extraordinaire du Sankuru, c'était le grade qui lui fut crée pour ce faire, c'était en 1963. Diomi a fait ce qu'il a pu. Après lui, ce sera Lumumba Louis qui assumera la protection de ceux que le haut-Commandement de Léopoldville prenait pour cible, la population.

Le Sankuru, au delà de 1963 était constamment accusé et attaqué comme le Biafra du temps du Général Yakubu Gowon par son Commandant, le Colonel Adekunle, dit Scorpion noir, en 1967. Louis Lumumba s'interposa et empêcha par son autorité morale les rebelles comme l'ANC de détruire la population, aussi les foules, en temps de menace s'organisaient instantanément en fuyant vers sa maison à Wembo Nyama.

IV. Politicien constructeur

C'est dans l'entreprise de crére les Écoles et de s'occuper de l'enfance défavorisé que le "Président des jeunes" s'affaire désormais. Sur ce terrain, j'ai discuté beaucoup avec lui et nous avons apporté de l'aide là où la réalité le requerait. À Ngiri-Ngiri, à Bandalungwa, à Matadi Mayo, à Luila et là où il a étudié à Madimba dans les années '30, à l'époque du Père Watrin, celui-ci reviendra sur ce lieu par l'invitation de ses anciens élèves dont Diomi pour la célébration de ses 80 ans, dans les années '80, à Luila, ex-Wolter.

C'est de cette façon-là que les anciens de Luila ont témoigné leur reconnaissance à ce géant qui a mis autrefois son énergie dans l'éducation de la génération de nos pères. Franco a étudié dans la même école. Mis à part ce détail, Gaston Diomi, dans ma vie publique, m'a accompagné dans mes premiers pas en politique municipale et nationale, il savait toujours que j'étais candidat et me forçait à le rendre participant à mon évolution sur la scène publique.

La dernière fois qu'il s'appliqua à m'inciter à cet itinéraire d'action, c'est quand il apprit que j'étais candaidat au Conseil Législatif, mais je ne le lui avais pas dit. Aussitôt mis au courant, il m'obligea d'aller chez Sak Saakul louer des instruments pour ma propagande et il paya le prix de cette location. Après cela, il entra dans sa Benz, il s'en alla ...

Le nom de Diomi est très grand, mais il m'apparaît que ceux qui ont l'obligation de le faire vivre n'ont pas fait grand'chose jusqu'ici. Sur internet, il n'y a même pas la photo de Diomi et encore moins sa biographie. Diomi est un des pères de l'indépendance, il ne mérite pas qu'on le sorte des sillons de l'histoire de la RDC alors qu'il y a pignon sur son autoroute.

Je prie à tous ceux qui sont alignés sur sa vie en première ligne de porter à la connaissance des Congolais et du monde entier toutes les oeuvres accomplies par ce Président des jeunes, Papa Diomi Ndongala Mudietu, Diogas, Diomi Gaston. C'est surtout cette raison là qui m'a poussé de rédiger ce petit résumé. Notez que je peux écrire plus, mais je demande d'abord à ceux qui jouissent de ce prestigieux nom de "Diomi" par le sang et l'esprit de rendre l'hommage à la hauteur de cet être extraodrdinaire et fantastique.

Diomi est l'ami intime de Patrice Émery Lumumba, de Lundula avec qui ils s'échangeaient en latin et étaient tous trois avec papa Lomboto des héros de la guerre du Pacifique en Birmanie, en 1940-1945. Diomi avait des très bonnes relations de fraternelles et d'amitié avec Joseph Kasa-Vubu.

Diomi, Lumumba, Ngalula furent des amis de Sékou Touré, de N'Krumah. Seul, Diomi entretenait des bons rapports avec Paul Henry Spaak, Paul Van Den Boeynant, de l'Abbé Fulbert Youlu. Les deux premiers personnages furent des Premiers Ministres belges. La fidélité aux aînés de sa génération, c'est le must de Gaston Diomi.

Oh ! Comme ce bon père aimait à rencontrer Philemeon Madudu, à Dominique Ndinga, Michel Colin, Arthur Pinzi. À Kanza père et fils, à Nzeza Nlandu, à Mpanu Mpanu, à Alphonse Nguvulu, à Kayenge Fi Nkundi, à Exodus Lemba, la liste est longue, Diomi était toujours au courant de l'actualité de ses proches, de ses amis et de tous ceux qu'il aimait. Aussi dois-je dire, Gaston Diomi aimait même ceux qui ne l'aimait pas, c'est extraordinaire. Comme quoi se prénomer Gaston, c'est providentiel !

Gaston Diomi est le Président des jeunes, c'est son nom par lequel il rencontre la jeunesse pour l'encadrer à travers football, musique, cercles culturels. Ce grand homme d'État est aussi papa à Djamba Yohé, sa progéniture ne se limite pas qu'à sa famille nucléaire, mais dépasse la frontière de sa généalogie biologique directe. Le Président des jeunes, Gaston Diomi est Membre d'honneur à vie et Dignitaire Magnifique du Cercle Culturel IGAZI de Bandalungwa.

La date du 9 août de cette année doit briser l'indifférence porté contre l'histoire de cet homme, Diomi Gaston, héros de la Deuxième Guerre Mondiale et premier Bourgmestre noir de la commune de Ngiri-Ngiri. Le moindre hommage à lui rendre, c'est de penser à lui.

J'ose croire que ceux qui dépassent mes connaissances dans le CV de Papa Diomi feront demain un reportage qui dépasse le mien. Et j'espère que bientôt je vais lire sa biographie dans Wikipédia, je suis prêt à contribuer à la rédaction de ce texte éclairant et documentant sur un Congolais des nobles sphères de la chancellerie de la République.

J'atteste que Papa Gaston Diomi Ndongala avait pour la RDC un amour profond. Il n'a jamais trahi son peuple.

Djamba Yohé,
Le Congolais de l'Atlnatique Nord.
Ottawa, le 1er mars 2009,
Ottawa, Canada.

********************************

PS : ce texte fut publié, le 6 août 2008, pour l'anniversaire de Diomi Gaston, en août 2008. J'avais écrit cette mention sous cette page "Bon anniversaire Papa Diomi Gaston". Vous êtes toujours vivant en mon coeur et dans celui de mes amis.

NB : Ce résumé je l'avasi voulu aussi comme hommage aux 13 Commissaires du peuple, car comme Diomi, ils ont bravé la peur. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Frédéric Kibassa-Maliba, Vincent Mbwankiem Niaroliem, Joseph Ngalula, François Lusanga Ngiele. N'en déplaise, ceux qui règnent à Kinshasa sont des imposteurs qui insultent l'histoire des Congolais, la plus factice des illustrations, c'est la réinvitation de l'armée des "Kmhmers Noirs" pour ré-envahir la RDC. Kabila a donné au FPR et au Rwanda la permission de tuer les Congolais chez eux. Etc.

4 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  2. Merci beaucoup de votre contribution à la valorisation de cet illustre grand homme. Je suis de sa famille mais les quelques fois que j'ai étais près de lui, prouvent la sincérité de vos paroles par, l’énergie qu'il pouvait vous communiquer. Son nom ne disparaitra jamais. JM

    RépondreSupprimer
  3. je suis très ému par ce petit récit autour de cet homme. je connais sa descendance, je suis donc ami à beaucoup de ses petits-enfants dont l'un s'appelle "Mudietu" que l'on appelle affectueusement "Mudi". c'est donc par votre récit que je comprends mieux son nom.
    je viens aussi d'apprendre que c'est ce Monsieur qui a été le premier bourgmestre noir de ngiri-ngiri. je vous remercie sincèrement d'avoir contribué à me cultiver au sujet de la précieuse vraie histoire de notre pays.

    RépondreSupprimer
  4. En quelle année était-il né en quelle année est-il mort?

    RépondreSupprimer