
Le diplomate belge qui souhaite rouvrir le débat au niveau du Parlement trouve inadmissible que son pays reste à distance de l’endroit où elle est le plus attendue. La Belgique s’est interdite, depuis 1994, d’envoyer ses troupes en Afrique centrale où dix casques bleus de nationalité belge avaient trouvé la mort dans la foulée des événements de 1994 survenus au Rwanda.
Pour le gouvernement belge qui tient à la vie de ses soldats envoyés sur différents fronts à travers le monde, ces morts en cascade étaient difficiles à digérer. Dix-neuf ans après le génocide rwandais, cette décision paraît largement dépassée et anachronique, estime-on dans certains milieux politiques belges.
Pour le gouvernement belge qui tient à la vie de ses soldats envoyés sur différents fronts à travers le monde, ces morts en cascade étaient difficiles à digérer. Dix-neuf ans après le génocide rwandais, cette décision paraît largement dépassée et anachronique, estime-on dans certains milieux politiques belges.
Parmi les défenseurs de la réouverture du débat sur cette question figure Didier Reynders, le ministre belge des affaires étrangères, qui en appelle à la levée immédiate de cette mesure.
La signature le 25 février à Addis-Abeba de l’accord de paix visant la pacification de l’est de la RDC repose la problématique de la réouverture du débat au niveau du Parlement belge. Il est inadmissible, fait-il le savoir, que la Belgique qui envoie des troupes en Afghanistan mobilise des F-16 pour la Lybie et intervient au Mali « reste à distance de l’endroit où elle est le plus attendue ».
La signature le 25 février à Addis-Abeba de l’accord de paix visant la pacification de l’est de la RDC repose la problématique de la réouverture du débat au niveau du Parlement belge. Il est inadmissible, fait-il le savoir, que la Belgique qui envoie des troupes en Afghanistan mobilise des F-16 pour la Lybie et intervient au Mali « reste à distance de l’endroit où elle est le plus attendue ».
Dans le cas d’espèce, il est inconcevable que l’ancienne métropole n’assiste pas militairement son ex-colonie en proie aux soubresauts découlant d’une instabilité quasi chronique dans sa partie est.
Là-dessus, l’intervention militaire de la France au Mali avec tout le succès qui l’a entouré est citée en exemple par le diplomate belge qui pense faire sauter les barrières en poussant son pays à s’impliquer résolument dans la recherche de la paix à l’est de la RDC.
« La Belgique ne peut continuer à plaider pour un renforcement du mandat de la mission de l’ONU au Congo tout en disant qu’elle ne peut elle-même y prendre part », explique Didier Reynders.
« La Belgique ne peut continuer à plaider pour un renforcement du mandat de la mission de l’ONU au Congo tout en disant qu’elle ne peut elle-même y prendre part », explique Didier Reynders.
Et le diplomate d’ajouter que « vu la coopération européenne croissante sur le plan militaire, il sera de plus en plus difficile de poser encore des exclusives à l’avenir ».
Certes, les idées sont encore vagues dans sa tête quant à la matérialisation de cette proposition, mais le débat est lancé, quitte à être récupéré au niveau du Parlement belge.
Alain Diasso
Alain Diasso
C maintenant qu'ils font semblants de s'être réveillée enfin!
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