Mardi, 11 Septembre 2012

Deux mille cinq cent dix-sept personnes ont survécu aux violences sexuelles et basées sur le genre au Nord-Kivu, au premier semestre de l’année en cours. Ces chiffres ont été donnés par Heal Africa, une Ong à vocation chrétienne basée au Nord Kivu, le lundi 10 septembre 2012, au cours d’une conférence de presse tenue à Fatima. Parmi ces victimes, 2339 sont des femmes et 178 sont des hommes.
Selon cette structure non gouvernementale, les présumés auteurs de ces
violences sont estimés à 2134 parmi lesquels 1108 sont des civils, soit
environ 52% et 1026 sont des hommes en armes.
La disparité entre les chiffres des personnes qui ont survécu aux
violences sexuelles et basées sur le genre et celui des auteurs se
justifie par le fait qu’une personne peut être violée par une personne
ou un groupe de personne, d’une part.
D’autre part, indique la structure
non gouvernementale, une personne peut violer une ou plusieurs
personnes. A cette liste s’ajoutent aussi les enfants dont les chiffres
s’élèvent à 745.
Raison pour laquelle Heal Africa attire l’attention sur
le fait que les violences envers les enfants, constituent une menace
réelle pour l’avenir de la RDC. Ces enfants sont profondément affectés
par la défaillance du mécanisme de protection, y compris l’impunité pour
les auteurs de ces abus, ainsi que le retour à l’arrangement à
l’amiable dans la communauté.
D’où les recommandations faites au gouvernement visant à mettre fin à
l’activisme des groupes armés dans cette province du Nord Kivu ainsi que
de combattre la corruption qui gangrène l’appareil judiciaire
congolais.
Le nombre élevé des violeurs civils s’explique en partie par
quatre facteurs. Il s’agit de la présence des ex-combattants démobilisés
dans la communauté, les coutumes, croyances, mœurs et d’autres normes
sociales existantes; et enfin, de l’impunité ainsi que de la corruption
à tous les niveaux.
Comme méthode préventive, Heal Africa s’est donné
comme mission, d’informer le public sur les services de prise en charge
disponible ainsi qu’une sensibilisation de la communauté sur des mesures
à prendre.
Car, une lutte efficace contre les violences sexuelles et
basées sur le genre exige des efforts à tous les niveaux pour un
changement de comportement à long terme dans la société congolaise.
Yves Kadima
Le Phare
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