19/03/2013

Jean BAMANISA SAIDI
Existe-t-il encore l’Etat en Ituri ? C’est la question que plusieurs personnes se posent dans ce district troublé de la province Orientale et particulièrement dans la ville de Bunia.
Jean BAMANISA SAIDI
Existe-t-il encore l’Etat en Ituri ? C’est la question que plusieurs personnes se posent dans ce district troublé de la province Orientale et particulièrement dans la ville de Bunia.
Et pour cause ? L’insécurité récurrente dans cette partie de la RDC. Vols à mains armées, assassinats ciblés, extorsions, vol du bétail, injustices, tracasseries administratives et autres exactions font le lot quotidien de ses habitants.
Les éléments des FARDC et de la Police nationale affectés dans cette contrée semblent être dépassés par les événements. Les malfrats commettent parfois leurs forfaits sous la barbe des policiers et militaires.
Les éléments des FARDC et de la Police nationale affectés dans cette contrée semblent être dépassés par les événements. Les malfrats commettent parfois leurs forfaits sous la barbe des policiers et militaires.
Pire, des bruits persistants font croire que policiers et militaires FARDC ne sont pas étrangers à tous ces malheurs qui s’abattent sur les habitants de l’Ituri.
Abandonné à son triste sort, le peuple iturien s’est décidé de se prendre en charge s’agissant de sa sécurité. Et les dérapages ne ce sont pas fait attendre. L’année 2012, 12 policiers ont été atrocement tués par des jeunes en colère, dixit Avo Eka, commissaire de district assistant en charge des finances.
Plusieurs bureaux de la Police Nationale ont été saccagés et même incendiés à travers le district de l’Ituri. A Ariwara, Imbokolo, Djugu , Mongbwalu, Iga barriere, Tchomia-Kasenyi ,pour ne citer que ces agglomérations, des bureaux de la police nationale ont été ciblés par des manifestants en colère.
Abandonné à son triste sort, le peuple iturien s’est décidé de se prendre en charge s’agissant de sa sécurité. Et les dérapages ne ce sont pas fait attendre. L’année 2012, 12 policiers ont été atrocement tués par des jeunes en colère, dixit Avo Eka, commissaire de district assistant en charge des finances.
Plusieurs bureaux de la Police Nationale ont été saccagés et même incendiés à travers le district de l’Ituri. A Ariwara, Imbokolo, Djugu , Mongbwalu, Iga barriere, Tchomia-Kasenyi ,pour ne citer que ces agglomérations, des bureaux de la police nationale ont été ciblés par des manifestants en colère.
Bilan : des policiers lynchés et brulés vifs, des armes emportées et des bureaux endommagés.
Comme si cela ne suffisait pas, au début de cette année 2013, réagissant à la recrudescence de l’insécurité, des mots d’ordre ont été lancés par certains leaders de l’Ituri invitant la jeunesse iturienne à plus de vigilance pour barrer la route aux malfrats.
Moins confiant en la Police et aux éléments de FARDC, les jeunes de Bunia se sont organisés pour effectuer des patrouilles nocturnes en vue de sécuriser notamment les différents quartiers de la cité de Bunia.
Comme si cela ne suffisait pas, au début de cette année 2013, réagissant à la recrudescence de l’insécurité, des mots d’ordre ont été lancés par certains leaders de l’Ituri invitant la jeunesse iturienne à plus de vigilance pour barrer la route aux malfrats.
Moins confiant en la Police et aux éléments de FARDC, les jeunes de Bunia se sont organisés pour effectuer des patrouilles nocturnes en vue de sécuriser notamment les différents quartiers de la cité de Bunia.
Au mois de février 2013, les jeunes de Bunia ont réussi à mettre la main sur plusieurs voleurs à mains armées. Un a été tué par la population en colère au quartier Bankoko tandis que les autres, plus de vingt, ont été déférés devant les instances compétentes.
Malheureusement, le gros de ces semeurs de la désolation à Bunia sont soit des militaires en fonction, soit des militaires supposés déserteurs. Et l’opinion iturienne a vite franchit le pas de penser à une complicité entre ces fauteurs de troubles et ceux qui sont sensés protégés la population.
Des amandes qui révoltent
L’une des raisons à la base du mécontentement de la population iturienne c’est sont des amandes exorbitantes que la Police et le Parquet, militaire comme civil, imposent aux justiciables de l’Ituri. Même pour des prunes les justiciers de l’Ituri impose des amandes excessives.
Malheureusement, le gros de ces semeurs de la désolation à Bunia sont soit des militaires en fonction, soit des militaires supposés déserteurs. Et l’opinion iturienne a vite franchit le pas de penser à une complicité entre ces fauteurs de troubles et ceux qui sont sensés protégés la population.
Des amandes qui révoltent
L’une des raisons à la base du mécontentement de la population iturienne c’est sont des amandes exorbitantes que la Police et le Parquet, militaire comme civil, imposent aux justiciables de l’Ituri. Même pour des prunes les justiciers de l’Ituri impose des amandes excessives.
Des policiers et magistrats exigent de fois des amandes en grammes d’or ou en têtes des vaches. Ceux qui exigent de l’argent liquide réclament l’impossible à leurs justiciables.
Avec cet argent, des agents de la Police et du parquet se tapent une vie opulente qui révolte le commun des mortels de l’Ituri qui n’ignore pas des sommes modiques que l’Etat congolais alloue, comme salaire, aux policiers et agents de la justice.
Des malfrats au service des justiciers ?
Frappeurs, bandits de grand chemin et bandits à mains armées mettent moins de temps en prison que les autres couches sociales. C’est à croire qu’ils sont de connivence avec ceux qui rendent justice en Ituri. Il y aurait même des malfrats qui opèrent à Bunia de nuit pendant que de jours ils sont comptés parmi les pensionnaires de la prison centrale de Bunia.
Fort du soutien dont ils jouissent dans les girons de la justice en Ituri les malfrats opèrent impunément au vu et au su d’une population totalement désarmée. Conséquence : la justice populaire est en passe de prendre du chemin dans ce district. L’on préfère se faire justice que d’amener les délinquants aux instances compétentes en la matière. Ce n’est pas très loin de l’anarchie.
L’opulence insolente
Les ituriens qui voient venir des policiers et autres magistrats dans leur district, s’étonnent souvent de les voir amasser des richesses de loin bien supérieures aux revenus que l’Etat congolais leur alloue.
Ses fonctionnaires de l’Etat se distinguent dans l’acquisition des voitures de luxe et la construction des maisons au chef lieu du district de l’Ituri. Leurs femmes ainsi que leurs multiples concubines sont comptées parmi les femmes les plus classe de l’Ituri.
Tous les bistrots de Bunia reconnaissent les prouesses de ces agents de l’Etat en matière d’achat de bières et des repas dans des restaurants. Et la population estime que cet argent indu, ils l’obtiennent en distribuant une mauvaise justice où seuls ceux qui ont de l’argent peuvent avoir gain de cause.
Nécessité d’un changement
Pour nombre d’Ituriens, une rotation des agents de la justice et des policiers s’impose. Ces hommes et femmes qui ont passé plus de trois ans en Ituri ont déjà eu à se constituer des réseaux maffieux pour faire fortune sur le dos de la paisible population. Il va sans dire qu’ils ne peuvent pas inquiéter tout membre de leurs réseaux. Les maintenir en place en Ituri serait synonyme de pérenniser la misère de la population.
Le peuple iturien croit de moins en moins en la capacité de l’Etat congolais s’agissant de sa sécurisation. Ce qui n’est pas sans danger pour ce district dont un bon nombre des jeunes ont déjà expérimenté le métier des armes.
Si rien n’est fait et à temps en Ituri, l’anarchie risque de s’y installer. Il y a, dans cette contrée de la RDC, comme une rupture entre la population et les structures étatiques qui son sensées la sécuriser.
Avec cet argent, des agents de la Police et du parquet se tapent une vie opulente qui révolte le commun des mortels de l’Ituri qui n’ignore pas des sommes modiques que l’Etat congolais alloue, comme salaire, aux policiers et agents de la justice.
Des malfrats au service des justiciers ?
Frappeurs, bandits de grand chemin et bandits à mains armées mettent moins de temps en prison que les autres couches sociales. C’est à croire qu’ils sont de connivence avec ceux qui rendent justice en Ituri. Il y aurait même des malfrats qui opèrent à Bunia de nuit pendant que de jours ils sont comptés parmi les pensionnaires de la prison centrale de Bunia.
Fort du soutien dont ils jouissent dans les girons de la justice en Ituri les malfrats opèrent impunément au vu et au su d’une population totalement désarmée. Conséquence : la justice populaire est en passe de prendre du chemin dans ce district. L’on préfère se faire justice que d’amener les délinquants aux instances compétentes en la matière. Ce n’est pas très loin de l’anarchie.
L’opulence insolente
Les ituriens qui voient venir des policiers et autres magistrats dans leur district, s’étonnent souvent de les voir amasser des richesses de loin bien supérieures aux revenus que l’Etat congolais leur alloue.
Ses fonctionnaires de l’Etat se distinguent dans l’acquisition des voitures de luxe et la construction des maisons au chef lieu du district de l’Ituri. Leurs femmes ainsi que leurs multiples concubines sont comptées parmi les femmes les plus classe de l’Ituri.
Tous les bistrots de Bunia reconnaissent les prouesses de ces agents de l’Etat en matière d’achat de bières et des repas dans des restaurants. Et la population estime que cet argent indu, ils l’obtiennent en distribuant une mauvaise justice où seuls ceux qui ont de l’argent peuvent avoir gain de cause.
Nécessité d’un changement
Pour nombre d’Ituriens, une rotation des agents de la justice et des policiers s’impose. Ces hommes et femmes qui ont passé plus de trois ans en Ituri ont déjà eu à se constituer des réseaux maffieux pour faire fortune sur le dos de la paisible population. Il va sans dire qu’ils ne peuvent pas inquiéter tout membre de leurs réseaux. Les maintenir en place en Ituri serait synonyme de pérenniser la misère de la population.
Le peuple iturien croit de moins en moins en la capacité de l’Etat congolais s’agissant de sa sécurisation. Ce qui n’est pas sans danger pour ce district dont un bon nombre des jeunes ont déjà expérimenté le métier des armes.
Si rien n’est fait et à temps en Ituri, l’anarchie risque de s’y installer. Il y a, dans cette contrée de la RDC, comme une rupture entre la population et les structures étatiques qui son sensées la sécuriser.
Une crise de confiance s’est installée entre les justiciers et les justiciables de l’Ituri. Ici, tout le monde sait que sans argent vous ne pouvez pas avoir gain de cause tant à la Police que dans les instances judiciaires. Triste.
Quand Jean Bamanisa suscite de l’espoir
Le tout nouveau gouverneur de la province Orientale, Jean Bamanisa n’ignore pas cette triste réalité vécue par la population de l’Ituri. Lors de son dernier passage à Bunia ce premier citoyen de la province a amené avec lui deux jeeps neuves pour faciliter des patrouilles mixtes (FARDC, POLICE) afin de sécuriser la population.
Bien plus, Ce chef de l’exécutif provincial à mis en garde des présumés complices du malheur qui s’abat sur l’Ituri. Chacun doit faire l’examen de conscience et travailler comme il se doit au risque d’encourir des sanctions exemplaires, a prévenu Jean Bamanisa.
Wait and see.
[Joska Kaninda Nkole]
© KongoTimes
Quand Jean Bamanisa suscite de l’espoir
Le tout nouveau gouverneur de la province Orientale, Jean Bamanisa n’ignore pas cette triste réalité vécue par la population de l’Ituri. Lors de son dernier passage à Bunia ce premier citoyen de la province a amené avec lui deux jeeps neuves pour faciliter des patrouilles mixtes (FARDC, POLICE) afin de sécuriser la population.
Bien plus, Ce chef de l’exécutif provincial à mis en garde des présumés complices du malheur qui s’abat sur l’Ituri. Chacun doit faire l’examen de conscience et travailler comme il se doit au risque d’encourir des sanctions exemplaires, a prévenu Jean Bamanisa.
Wait and see.
[Joska Kaninda Nkole]
© KongoTimes
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