jeudi 4 juillet 2013

Nord-Kivu : retenues mensuelles sur les émoluments des députés en "soutien aux FARDC au front"

Residents of the town of  Kibumba walk o

Le président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu a dévoilé lundi 01 juillet à Goma des « retenues mensuelles sur les émoluments des députés » à titre de « soutien aux Forces armées de la RD Congo au front ».

« Des retenues mensuelles sont effectuées sur les émoluments des députés  à titre de leur contribution et soutien aux efforts consentis par les Forces armées de la RD Congo sur la ligne du front contre différents groupes armés qui pullulent dans cette partie du pays, y compris les rebelles du M23 », a annoncé Jules Hakizumwami Habimana dans son discours de clôture de la session de mars 2013.

Cette solidarité envers les FARDC s’est déjà manifestée au mois de mai, lorque les femmes des partis politiques, des associations locales ainsi que de la société civile du Nord-Kivu ont remis aux responsables de l’armée à Goma une enveloppe de 1.000 USD pour les militaires positionnés sur la ligne de front.

« Il s’agit d’un geste pour encourager les forces armées et leur dire que les femmes et toute la population congolaise les soutiennent », a indiqué la rapporteuse du comité des femmes, Me Nelly Lumbulumbu.

« Cela ne veut pas dire que les FARDC ne sont pas correctement pris en charge par le gouvernement de la RDC. Cela démontre que les populations sont derrière leur armée et que les FARDC ne doivent pas faillir à leur mission. Il s’agit aussi d’un message vigoureux pour le M23 et d’autres groupes armés qui combattent contre les Forces armées de la RDC.

La population veut tout simplement dire qu’elle ne veut pas d’eux », a apprécié le porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, le colonel Olivier Hamuli.

Pendant que les combats se déroulaient à Mutaho, certains habitants de Mugunga s’étaient portés volontaires pour transporter le matériel militaire et les minutions au front. Mais, le commandement militaire n’a pas accepté cette offre, expliquant qu’elle mettrait en danger la vie des civils, a rapporté Radio Okapi.

 « Privilégier la cohésion non la division »

Sur la très controversée suspension des séances plénières consécutive à une motion de défiance contre le gouverneur Julien Paluku, il a justifié la décision du ministre national de l’Intérieur par le souci du gouvernement central de « privilégier la cohésion non la division ».

Le ministre de l’Intérieur Richard Muyej a suspendu le 10 juin la plénière convoquée pour examiner cette motion de défiance. Renvoyée au lendemain, cette plénière n’a plus eu lieu. Et pour cause.

Cette situation a failli embraser la ville où la tension était très perceptible entre les fanatiques des deux camps. « Etant donné que la province est sous menaces permanentes de guerre, il faut attendre que la tension baisse avant la convocation de la plénière », a alors décidé le ministre national de l’Intérieur, aussitôt accusé de « se mêler de l’examen de la motion de défiance initiée contre le gouverneur Julien Paluku ».

Le président de l’Assemblée provinciale et son adjoint ont été « appelés d’urgence à Kinshasa pour une concertation de 48h00 », à la suite d’une vive polémique entre les partisans du gouverneur Palukuku et les députés provinciaux signataires de la motion de défiance.

« J’ai voulu préserver les vies humaines. S’il y avait mort d’hommes ici, vous alliez dire que le ministre doit démissionner. Donc, je préfère encore qu’on dise qu’il s’est immiscé mais au moins les vies humaines sont préservées. Mon action a été prompte.

Il fallait éviter que les gens qui se voient tous les jours s’affrontent inutilement », a-t-il expliqué le 24 juin à Goma, à son retour de Kigali où il venait de participer à la tripartite Rwanda-RDC-HCR sur la question des réfugiés rwandais.

Cinq députés provinciaux avaient déposé le 4 mai dernier une motion de défiance contre le gouverneur Julien Paluku, accusé de « mauvaise gestion des finances de la province ».

« Si à leur retour, les motionnaires estiment qu’il faut absolument que Paluku parte, il partira. Baende (gouverneur de l’Equateur) est parti, il a été remplacé », a-t-il rassuré.


Source : Le Potentiel

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