« Nous avons été avertis de source sûre que la conférence de M. Louis Michel qui devait avoir lieu le vendredi 17 février à Jodoigne sur le thème +Europe, Afrique, indispensable alliance+ pourrait être le théâtre de débordements compte tenu des problèmes actuels que connaît le Congo », a indiqué le président du Cercle de la libre Pensée de la commune, Luc Libon.
« Soucieux de ne pas mettre en péril l’intégrité physique du conférencier et des participants, en accord avec toutes les parties, nous avons décidé de reporter cette conférence à une date ultérieure qui sera fixée prochainement », a-t-il ajouté.
« Nous avons encore en mémoire les événements survenus à Bruxelles ces dernières semaines », rappelle M. Libon, dans une allusion aux violences dont le quartier de Matonge à Ixelles a été le théâtre de la part d’opposants congolais pour protester contre les résultats des élections du 28 novembre dernier en République démocratique du Congo (RDC) qui ont donné la victoire au président sortant Joseph Kabila et à son camp.
Des appels à manifester à Jodoigne vendredi ont effectivement été diffusés par les milieux des communément appelés « combattants » qui défendent la thèse d’une victoire volée, par le recours massif à la fraude, à l’opposant historique Etienne Tshisekedi.
Pour un proche de la nébuleuse des combattants joint par notre rédaction, « Louis Michel ne pouvait s’exprimer sur le Congo car il a été l’un des parrains de Joseph Kabila » et de poursuivre « il a participé au malheur actuel du Congo de ce fait ».
Autre son de cloche d’un communicateur de la Majorité Présidentielle résidant à Bruxelles pour qui c’est une « énième preuve de la mauvaise foi de ceux qui se font appeler combattants et refusent tout débat d’idées sur la RDC ».
Avec Belga
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