La milice rebelle a occupé brièvement les villes de Kamango et Kikingi mais les FARDC (forces armées de la RDC) ont annoncé mardi 16 juillet avoir repris le contrôle de ces territoires.
Depuis plusieurs semaines, les rebelles du M23 «renforçaient leurs positions autour de Kibati, non loin de Mutaho», avance le porte-parole du gouvernement congolais.
Les deux camps ont échangé des tirs de mortier, entendus jusqu’à Goma.
Les combats ont fait près de 130 morts,
dont 120 rebelles et 10 soldats d’après les chiffres donnés par le
gouvernement. Certains témoins ont fait état d’exactions de l’armée
congolaise sur les cadavres des rebelles.
Conflits incessants
Le M23 est constitué d’anciens militaires congolais mutins, rwandophones pour la plupart. Cette formation pro-tutsi affiche plusieurs revendications,
dont l’amélioration des conditions de vie de la population, le retour
au pays des réfugiés congolais et l’éradication de l’insurrection
rwandaise hutu, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Il a également accusé la RDC et la Monusco (mission de stabilisation des Nations Unies au Congo) d’avoir sciemment bombardé un village sur son territoire.
Le coordinateur des Nations Unies en RDC a cependant déploré «la récurrence de ces combats». Proches des zones habituées, ces affrontements mettent en danger «des milliers de personnes», d’après lui.
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