samedi 6 novembre 2010

22 milliards Usd pour la finalisation de Inga 3 et la 1ère phase de Grand Inga


22,1 milliards Usd sont requis pour construire Inga 3 et la 1ère phase de Grand Inga à l’horizon 2020 et 2025.
Pour construire Inga 3 en 2020 et la première phase de Grand Inga en 2025, le gouvernement congolais doit mobiliser 22,1 milliards dollars américains. Cette information a été livrée par le ministre de l’Energie. Gilbert Tshiongo Tshibinkubula wa Ntumba au cours d’une conférence organisée dernièrement à Kinshasa, sur le partenariat pour le développement des infrastructures en Afrique (IPAD).
Selon le ministre de l’Energie, le gouvernement central a besoin de tous les partenaires nationaux et internationaux, ainsi que des investisseurs et grands industriels pour améliorer la desserte en électricité des populations en République démocratique du Congo.
C’est dans ce contexte que Gilbert Tshiongo a récemment lancé une invitation pressante aux uns et autres en vue d’accompagner le gouvernement de la République dans cette intense et massive campagne de mobilisation des fonds dont la RDC a besoin pour son développement à travers un partenariat gagnant-gagnant.
D’après une source proche du ministère de l’Energie, en attendant la mise en service d’Inga III, la République démocratique du Congo pourra connaître un déficit potentiel en 2015 de l’ordre de 858 MW face à la demande croissance, notamment des miniers. Raison pour laquelle, précise la source, la RDC a pris la résolution de mettre en valeur son potentiel hydroélectrique pour prévenir ce déficit qui pointe déjà à l’horizon.
Le gouvernement congolais a, à travers le ministère de l’Energie, annoncé l’avis à manifestation d’intérêt pour le développement, la construction et l’exploitation de la centrale hydroélectrique d’Inga III.
Selon le ministre Gilbert Tshiongo, lors de la production de l’énergie d’Inga III, 3.500 à 4.200 MW seront en priorité destinés à la demande interne dont celle de la fonderie d’aluminium de BHP Billiton.
En effet, BHP Billiton, un consortium australo-britanique qui évolue dans le secteur de l’industrie minière, affiche depuis toujours son ambition de participer à la construction de barrage hydroélectrique d’Inga III.
Outre les fonds requis pour réaliser le projet de construction d’Inga 3 et de la 1ère phase de Grand Inga, le ministre de l’Energie a souligné qu’il y a encore d’autres besoins financiers à mobiliser pour réhabiliter et construire de nouvelles centrales et de nouveaux réseaux de transport et de distribution, à travers le pays.
Selon lui, le coût des travaux à exécuter de 2010 à 2015 est évalué à 6,4 milliards Usd et celui des projets à réaliser entre 2015 et 2025 est de 22 milliards Usd.
Pour concrétiser ces différents projets, le ministre de l’Energie a, notamment, décidé de travailler en synergie avec son collègue des Mines pour voir comment les sociétés minières peuvent financer la production électrique et son transport qui permettront d’alimenter l’exploitation minière mais aussi et surtout la population environnante.
Dans le cadre de cette synergie, plusieurs actions sont en cours : le ministère de l’Energie a identifié les sites hydroélectriques par provinces. Ces sites sont actuellement au nombre de 58. Le ministère des Mines identifiera, quant à lui, les gisements miniers avoisinant les sites hydroélectriques identifiés par province, par ville et par territoire.
D’après le ministre de l’Energie Gilbert Tshiongo, une commission d’experts sera constituée pour élaborer un cadre de négociation entre le gouvernement et les exploitants miniers désireux d’obtenir des gisements pour traduire sous formes juridique et opérationnelle cette dynamique Mines-Energie. Selon lui, la synergie Mines-Energie offre plusieurs avantages et opportunités, notamment au gouvernement, aux provinces et miniers.
Cette synergie contribuera, notamment au développement durable de la zone minière, de la province et de ses populations et garantira les contrats signés. Grâce à ce travail en commun, les deux ministères vont assurer des revenus aux provinces et gouvernement, développer en parallèle des secteurs minier, de l’électricité et de la desserte en eau potable. Autres avantages : création accrue d’emplois et réduction de la pauvreté.
LUDI CARDOSO

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