Kinshasa, 11/11/2010 / Société
Trois grands chefs coutumiers des deux rives du Pool Malebo confient leurs perceptions d’un mystère qui entourerait le Mont-Ngaliema sur les hauteurs de Kinshasa en faisant des révélations concordantes sur un monstre à morphologie d’un lézard géant qui y serait endormi
Faut-il douter ou croire à ce qui se raconte pour accréditer la thèse selon laquelle la transformation du site de MontNgaliema en vaste chantier des travaux de construction dans les années 70 a dérangé le repos des rois teke inhumés depuis la nuit des temps sur les lieux mais, surtout, l’esprit d’un monstre sous la forme d’un lézard géant endormis dans un profond sommeil millénaire dans les profondeurs souterraines de ce monticule ?La question mérite une réponse. Avec les trois grands chefs coutumiers teke, jadis appelés rois teke que nous avons abordés: l’un à N’Sele, deux autres à Maluku, nous avons parlé de la transformation moderne du site et surtout de la légende qui ferait de Mont - Ngaliem a aujourd’hui un repère des esprits impurs, méchants et odieux. Autrement dit, un lieu de pèlerinage mystique par où trônerait un laboratoire pour différentes sortes d’activités spirites et où s’organiseraient des programmes de prostitutions sacrées, d’emprises fétichistes et des vapeurs nécrologiques.
Transformation moderne du site
C’est à partir des années 1970 que le Mont Ngaliema à été transformé en site splendide où des bâtiments modernes ont poussé comme des champignons. Entre autres Cite de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine), aujourd’hui UA (Unité africaine), des villas a architecture variée, un palais présidentiel modernisé, des pares mirifiques, etc.
On y avait aménagé aussi un grand nombre de monuments féminins exhibant le nu a souhait, un parc zoologique domestique arrosé d’un cours d’eau artificiel et des fontaines multiples a jeu d’eau... Le Mont Ngaliema était, en effet, devenu un parc immobilier archi-structuré où les visiteurs officiels étrangers : chefs d’Etat, ministres, différentes délégations internationales retiraient pas mal de plaisir pendant les visites guidées qu’on leur offrait avant ou après avoir été reçus par le président Mobutu.
Le président Joseph Kasa-Vubu, premier homme d’Etat congolais à habiter le site du Mont-Ngaliema, après l’accession de notre pays à l’indépendance et à la souveraineté internationale, s’était contenté d’occuper tout simplement une résidence modeste, certes, mais méticuleusement aménagée à l’européen, laissée par les
Le Mont-Ngaliema de l’antiquité
L’histoire ancienne de la tribu teke renseigne que le MontNgaliema est un site utilisé dans l’antiquité comme un lieu de rencontre entre des grands chefs teke du Congo d’en face et ceux de notre pays pour des conciliabules mystérieux et spirites. Les trois grands chefs coutumiers teke que nous avons abordé a ce sujet à N’Sele et a Maluku pour en savoir plus nous ont confié ce qui suit: Nos ancêtres organisaient des cérémonies de sacrifice humain à cet endroit-là pour calmer les esprits de nos rois teke ensevelir sur le lieu mais aussi, l’esprit d’un monstre géant qui y est endormi. Chaque séance de sacrifice humain offert aux esprits protégeait la tribu contre les malédictions au delà et alentour du site ».
Cette version de trois grands chefs teke se trouve mieux relatée ici par un historien congolais d’en face nommé Joachim Gudule. D’après ses écrits sur l’utilité du site de Mont Ngaliema dans l’antiquité, l’existence du monstre serait réelle. Il persiste et signe que: « Les Teke du Congo (d’en face) et ceux de la RD Congo (notre pays) croyaient qu’un monstre géant était endormi dans un sommeil millénaire dans las profondeurs souterraines de ce monticule. C’est ce qui expliquerait le bombement, par rapport au sommet géographique du site et à son anticlinal qui s’apparente au dos de la bête mystérieux dont le corps en sommeil serait enfoui dans le sous-sol du lieu »
Un lézard géant couvert de boues
Superstition ou réalité ? Voila un cas de crypto zoologie congolaise à élucider par nos savants. L’historien congolais continue son récit : « Ce monstre propagateur de feu et à morphologie de grand lézard était sorti du fleuve couvert de boues et s’était avancé en amont, dans la lit du même cours d’eau, avant d’être stoppé par la présence surabondante et obstruante des roches. Sa sortie vigoureuse de l’eau avait eu pour effet de briser et d’aplatir la structure auparavant élevé et rugueuse des roches en entraînant par sa queue, des sédiments pierreux vers la rivage du Mont-Ngaliema.
Bien qu’abordés séparément, les trois grands chefs teke consultés à ce sujet (ils ont préféré garder l’anony a morphologie de grana lézard et propagateur du feu sur le site de Mont-Ngaliema. Ils ont précisé que tout féticheur ou sorcier teke digne de ce nom avait commence a cracher du feu de sa bouche, l’art magique teke s’étant ainsi développé et accru.
Plus tard, il était en effet advenu que pour se rendre invisible au regard du monstre, chaque membre de l’ethnie teke devait s’entailler le visage. Cette technique de disparaître par devers le monstre, es féticheurs et sorciers teke l’avaient longtemps et patiemment affinée jusqu’à la mise d’une autre technique capable, celle-là, de créer deux présences identiques au même moment et face à la même adversité.
Pour plaire au monstre, les Teke se livraient à toute sorte de rites conçus par les sorciers féticheurs à l’effet de se prémunir mystiquement contre ses accès de colère, le jour où il se réveillerait. Faute de quoi, us étaient obliges d’émigrer vers le Bas-Congo ou à Maluku, ont-ils enchaîné.
Un grand tunnel au cœur du site
« Ce lézard géant avait creusé un grand tunnel au cœur du Mont-Ngaliema avant de s’y établir et de s’en dormir. La présence invisible de cet animal avait bouleversé les mœurs sociales, les croyances et le cours de la vie des peu pies de deux rives. Ils étaient, depuis, habités par une peur bleue de voir d’un moment à l’autre cet animal s ‘éveiller brusquement et s’attaquera eux. »
Ainsi donc, loin de sa tranquillité environnementale antérieure, le Mont-Ngaliema était devenu une petite bourgade moderne. Des cimetières antiques jadis préserves avaient été profanes, déplacés, transplantés value que value vers le rivage du fleuve, avant d’être complètement démolis au fil du temps par les eaux en crue. Parmi les tombes, celles des rois et des princes teke.
On se souviendra qu’en 1978, au temps fort de son règne, le président Mobutu rêvait d’aménager un passage souterrain dans le sous sol du Mont-Ngaliema, à partir de sa résidence jusqu’à un point particulier de la baie du site, légèrement un peu en retrait du chantier naval de Chanimetal. On racontait en outre qu’un port privé devait y être aussi construit. Mais qu’est-ce qui s’est passé après.
Un sous-sol empierré
Consultée pour ce faire, une entreprise de construction de la place aurait fait remarquer, par l’expertise de ses géologues faite sur le lieu, que le projet en soi était difficilement réalisable à cause de la présence obstruante d’un fond énorme de roches magmatiques dans le sous-sol du site.
Ces experts en ha matière auraient dit que la réalisation du projet allait attirer beaucoup d’attention à cause d’une grande quantité d’explosifs à utiliser pour les excavations et les déblayages. Les travaux allaient durer au moins plus d’une année et allaient nécessiter l’évacuation de toutes les structures s’y trouvant. Notamment le camp Tshatshi, les domaines militaire et présidentiel aménagés dans le site.
La réalisabilité de cet ambitieux projet au Mont-Ngaliema serait, dit-on, a ha base de la construction d’un abri anti-atomique, un bunker ordinaire et un tunnel qui relierait le Palais présidentiel et la frontière de la République Centrafricaine à Kawele, en pleine forêt de l’Equateur. Vrai ou faux?
Ayant appris notre passage à N’Sele et Maluku dans le cadre de cette enquête, un des descendants d’un grand chef coutumier teke nommé Ngasafia est venu nous voir. C’est un homme bien bâti, une sorte d’escogriffe ayant laborieusement accumule successivement de graisse. Ecoutons-le : « Avec les vastes travaux effectués au Mont-Ngaliema, on était allé de profanation en profanation des tombes de nos ancêtres. Depuis hors, le site est devenu hyper-mysticisé. Le président Mobutu lui même bardé de pas mal de pouvoirs magiques d’Extreme-Orient, d’Inde et de Moyen Orient ; le MontNgaliema étant aussi hyper-mysticisé et nanti de pouvoir ancestral occulte était transformé en un site fantôme.
« Ainsi donc, à partir des années 80, à cause de son pouvoir de phagocytage des puissances magiques de gens, le Mont-Ngatiema devenait un grand centre d’attraction, un pôle vers lequel tout mysticiste voulait tester la grandeur de sa puissance.
Il y a de quoi penser que l’accumulation de la magie des flammes et de la magie de l’eau symbolisées sur l’ancienne canne de feu président Mobutu, une canne abondamment sculptée avec des images compliquées reflétant sans doute l’autre face de sa vie…Une face caché.
Des hénomènes bizarres
Il semblerait que la normalisation de l’univers invisible du Mont Ngahiema serait difficile, voire impossible. Beaucoup de mysticistes, sorciers, féticheurs et satanistes testeraient la hauteur de leur puissance mystique en se frottant à ce site. Cet univers serait aujourd’hui épisodiquement visité par des esprits migratoires appelés esprits pèlerins. Un certain laboratoire d’activités spirites.
Sursaturé de démons, des phénomènes bizarres commençaient à s’y multiplier. A l’intérieur des pièces du Palais présidentiel aujourd’hui abandonné au Mont-Ngahiema, témoigne un ancien garde du corps du Maréchal Mobutu ; des objets s’entrechoquaient bizarrement. Des productions fantastiques, notamment des manifestations de lévitation, d’émission de borborygmes, des chuchotements, des soupirs d’agonie, des murmures effrayants s’y manifestaient étrangement, a-t-il ajouté.
C’était, à l’époque, un homme bien place à la garde rapprochée du Maréchal. C’était aussi un gaillard tout en mus
tabac au camp Tshatshi. Nous l’avons dernièrement .rencontré à l’hôpital de Kintambo, côté de la médecine chinoise où il est soigné, terrassé par une hémiplégie qui a, déjà, réussi à faire de lui une véritable loque humaine.
Heureusement pour lui, il garde encore sa voix. Et c’est avec cette voix devenue aphone, jadis tranchante habituée à gueuler pendant les séances de tortures qu’il infligeait joyeusement à ses victimes qu’il continue: Des mésententes et des chamailleries s’étaient multipliées au niveau du couple présidentiel. Agacés par ce brusque bouleversement du chimat familial surtout après ha mort de Maman Mobutu, née Marie-Antoinette Gbiatibwa ; les enfants du Maréchal ont été les premiers à abandonner le Mont-Ngaliema, avant leur papa ».
Ces dires de l’ancien garde du corps seraient ha seule explication apparemment valable à donner à l’abandon du Palais présidentiel au Mont-Ngahiema, par le Maréchal Mobutu. Le site serait hanté. Le surpeuplement de démons et des esprits méchants sur le lieu ferait actuellement de la ville de Kinshasa, l’une des Capitales où le recours aux sciences occultes dans le cadre de recherche de protection, richesse et dons particuliers rivaliserait avec l’Inde.
Mbuyu wa Kabila/L’Etalon
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