Une vue de la Cour militaire lors de l’audience du 12.11.2010. Photo AFP
Sous la présidence du colonel Camille Masungi, la Cour militaire (CM) a ouvert vendredi 12 novembre le procès relatif à l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et à la disparition de son chauffeur Fidèle Bazana Edadi. La première audience a été consacrée à l’identification des prévenus. Cette procédure a duré près de deux heures. La prochaine audience a été fixée au 3 décembre. La partie civile entend mettre à profit ce temps pour prendre connaissance de près de deux mille pages du dossier d’instruction.
Les Kinois sont venus nombreux assister à la première audience de ce procès. Des défenseurs de droits de l’homme et les membres de famille de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana étaient dans la salle. Faute de places, plusieurs centaines de personnes ont suivi à l’extérieur les premiers échanges entre le juge-président Masungi et les prévenus. La partie civil est assistée par une trentaine d’avocats. Partie au Canada, en septembre dernier avec ses cinq enfants, la veuve Chebeya était absente. L’épouse – la veuve ?- Bazana était là avec quelques-uns un de ses enfants.
Qui sont les prévenus ?
Escortés par la police militaire de la prison centrale de Makala, l’assistance a vu «défiler» le colonel Daniel Mukalay, le major Georges Kitungwa, le lieutenant François Ngoy, le sous-lieutenant Michel Mwuila et l’adjudant Blaise Mandiangu. «Contrairement aux autres accusés, le colonel Mukalay, qui portait des lunettes fines cerclées de rouge, est apparu plutôt sûr de lui, saluant notamment d’autres policiers présents à l’audience », indique une dépêche de l’AFP. Trois prévenus manquaient à l’appel. Il s’agit notamment du major Christian Ngoy et du commissaire adjoint Amisi Mugangu.
Quels sont les chefs d’accusation ?
Les accusations sont gravissimes : «association de malfaiteurs, enlèvement, assassinat et terrorisme". Aux policiers fugitifs, une autre charge est ajoutée :"désertion".
Pourra-t-on connaître la vérité à l’issue du procès?
Aucun observateur sérieux ne croyait vendredi soir que cette juridiction militaire - dirigée par des hommes et des femmes instrumentalisés au niveau de la Présidence de la République - pourrait faire éclater la vérité sur ce qui s’est réellement passé ce mardi 1er juin lorsque Floribert Chebeya est arrivé au QG de la police nationale répondant au rendez-vous lui fixé par l’Inspecteur divisionnaire en chef de la police nationale John Numbi Banza Tambo.
Considéré comme le «suspect n°1», Numbi doit être entendu en tant que «témoin». "On attend un procès juste et équitable mais comme le général John Numbi est absent à l’audience (comme accusé), ça ne sera pas vraiment possible", a déclaré à l’AFP Lucrèce Bawukabio, directrice exécutive adjointe de la VSV. Ajoutant : "Pour nous, c’est le suspect numéro un, c’est contre lui qu’on a déposé plainte". Notons que Numbi a fait effectivement une brève apparition devant la cour lors de l’appel des témoins. L’homme est apparu plutôt «crispé».
Qui sont les prévenus ?
Escortés par la police militaire de la prison centrale de Makala, l’assistance a vu «défiler» le colonel Daniel Mukalay, le major Georges Kitungwa, le lieutenant François Ngoy, le sous-lieutenant Michel Mwuila et l’adjudant Blaise Mandiangu. «Contrairement aux autres accusés, le colonel Mukalay, qui portait des lunettes fines cerclées de rouge, est apparu plutôt sûr de lui, saluant notamment d’autres policiers présents à l’audience », indique une dépêche de l’AFP. Trois prévenus manquaient à l’appel. Il s’agit notamment du major Christian Ngoy et du commissaire adjoint Amisi Mugangu.
Quels sont les chefs d’accusation ?
Les accusations sont gravissimes : «association de malfaiteurs, enlèvement, assassinat et terrorisme". Aux policiers fugitifs, une autre charge est ajoutée :"désertion".
Pourra-t-on connaître la vérité à l’issue du procès?
Aucun observateur sérieux ne croyait vendredi soir que cette juridiction militaire - dirigée par des hommes et des femmes instrumentalisés au niveau de la Présidence de la République - pourrait faire éclater la vérité sur ce qui s’est réellement passé ce mardi 1er juin lorsque Floribert Chebeya est arrivé au QG de la police nationale répondant au rendez-vous lui fixé par l’Inspecteur divisionnaire en chef de la police nationale John Numbi Banza Tambo.
Considéré comme le «suspect n°1», Numbi doit être entendu en tant que «témoin». "On attend un procès juste et équitable mais comme le général John Numbi est absent à l’audience (comme accusé), ça ne sera pas vraiment possible", a déclaré à l’AFP Lucrèce Bawukabio, directrice exécutive adjointe de la VSV. Ajoutant : "Pour nous, c’est le suspect numéro un, c’est contre lui qu’on a déposé plainte". Notons que Numbi a fait effectivement une brève apparition devant la cour lors de l’appel des témoins. L’homme est apparu plutôt «crispé».
Issa Djema/B.A.W (avec AFP)
© Congoindépendant 2003-2010
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