vendredi 12 novembre 2010

RDC : ONATRA, une entreprise maudite !

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ONATRA - Siege de l'Onatra a Kin


L’Office national des transports serait-il une entreprise maudite ? En effet, tous les plans de sauvetage initiés pour tirer cette entreprise publique en transformation du gouffre se sont soldés par des échecs. Le tout dernier en date est la mise en œuvre du plan de stabilisation des activités de l’Onatra conclu, via le Copirep, avec la firme espagnole Progosa. Au bout de deux ans, l’initiative s’est révélée pratiquement inappropriée pour relever l’entreprise. L’on est donc revenu deux ans à une gestion nationale, avec aux commandes de l’entreprises des nationaux, généralement fils-maison, car recrutées au sein même de l’entreprise. Serge Basaula, actuel Adg a.i. de l’Onatra, est donc sorti de ce courant.
Mais, Comme les experts commis par Progosa, Serge Basaula passe des moments difficiles à la tête de l’entreprise. Et, c’est toujours de la délégation syndicale que sont venues les premières revendications pour réclamer sa mise à mort. Il lui est reproché la mauvaise gestion et tout un tas de griefs – exactement comme ce fût aussi le cas avec Progosa. Maudit Onatra qui refuse de penser à son avenir.
Le problème – le vrai – est que l’Onatra est victime de ses propres enfants, ses syndicalistes qui se sont professionnalisés dans le trafic d’influence. Ne peut dès lors exercer les fonctions d’Adg que celui qui sait satisfaire à leurs revendications, pour la plupart, pécuniaires. Rien dans leur cahier des charges ne fait allusion aux intérêts des travailleurs.
Et, comme c’est souvent le cas, le ministère du Portefeuille, loin de faciliter la sortie de crise, joue le plus souvent au trouble-fête pour envenimer la situation. C’est ce qui se passe actuellement à l’Onatra. Un scénario signé Jeannine Mabunda Lioko Mudiayi. Ci-devant, ministre du Portefeuille.
PARALYSIE
Hier jeudi dans la journée, le calme est revenu à l’Onatra – disons presque - au lendemain de l’agitation du début de la semaine. En effet tous les travailleurs étaient à leurs postes, à commencer par l’Adg a.i., Serge Basaula.
C’est la décision de la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda, suspendant le Pca, Willy Kahasha qui, de son coté, venait de suspendre quelques heures auparavant Serge Basalual, avec la bénédiction de la très redoutée délégation syndicale, qui semble avoir tempéré les ardeurs des uns et des autres.
Dans son arrêté signé en date du 10 novembre, la tutelle reprochait au Pca d’avoir passé outre les instructions de la hiérarchie créant ainsi un climat malsain au sein de l’entreprise.
Or, depuis dans sa lettre du 26 juin 2010, Jeannine Mabunda a rappelé à l’attention des responsables de l’Onatra que l’entreprise est sous régime de mesures conservatoires selon lesquelles il est strictement interdit aux gestionnaires de poser des actes pouvant avoir un impact négatif sur la marche de l’entreprise. Une autre lettre datée du 9 novembre émanant du président ai du Conseil supérieur du portefeuille indiquait que le pouvoir disciplinaire des mandataires ne relève pas de la compétence du Conseil d’administration. Ainsi, les mesures prises par lui étaient frappées automatiquement du sceau d’illégalité.
L’Onatra peut-elle alors se payer le luxe d’une telle confusion ? Sûrement pas. Quand on sait qu’après l’échec du plan présenté par Progosa, le Comité de gestion s’est retrouvé confronter à plusieurs défis, notamment la réhabilitation de sa flotte et la modernisation de ses ports maritimes. « Aujourd’hui nous n’accusons qu’un seul mois d’arriéré de salaire », a fait remarquer, presque dépité un travailleur de l’Onatra. Preuve que l’entreprise est en train de se relever. Ce qui n’est pas du goût de la délégation syndicale.
Face à la paralysie qui se trouve aux portes de l’Onatra, le gouvernement, doit mettre tout en œuvre pour sauver l’Onatra d’un probable naufrage.
Par ADELIN MAKPOLO ET F.K.

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