lundi 13 décembre 2010

Côte d'Ivoire : l'attitude de la communauté internationale sur le gril

Laurent Gbagbo (g) et Alassane Ouattara (d).
Laurent Gbagbo (g) et Alassane Ouattara (d).
Reuters/Luc Gnago - AFP/Sia Kambou







Par RFI
Depuis le début du conflit post-électoral, le camp Gbagbo accuse la communauté internationale de s'ingérer dans les affaires intérieures ivoiriennes. Le fait est que celle-ci, dans sa grande majorité, soutient Alassane Ouattara, proclamé vainqueur par la Commisison électorale indépendante. Retour sur les derniers développements de cette fin de semaine.

NOTRE DOSSIER SPÉCIAL
Présidentielle en Côte d'Ivoire
Présidentielle en Côte d'Ivoire
Nouveau sujet de polémique entre les partisans de Laurent Gbagbo et la communauté internationale : dimanche 12 décembre 2010, lors d'une tournée des casernes, le chef d'état-major fidèle au président sortant, le général Philippe Mangou, a appelé les «Forces impartiales» à être «véritablement impartiales». Un message qui s'adresse à la mission onusienne Onuci et à la force française Licorne en Côte d'Ivoire.
La veille, à la télévision nationale ivoirienne, contôlée par le camp du président sortant, le ministre de l'Intérieur du gouvernment Gabgbo, Emile Guireoulou, accusait de son côté une partie du corps diplomatique à Abidjan de tenter de retourner les responsables militaires ivoiriens.
Les diplomates ne doivent pas s'immiscer dans les affaires intérieures ivoiriennes
Depuis quelques jours, des membres civils et militaires de certaines chancelleries occidentales à Abidjan, ont entrepris d'approcher discrètement et individuellement des officiers généraux de notre armée nationale pour les persuader de faire allégeance au candidat Alassane Ouattara du RDR. Les mêmes démarches ont été entreprises auprès des responsables des organes de régulation des médias d'Etat ainsi que des principaux dirigeants des dits médias. Le gouvernement de la République de Côte d'Ivoire ne saurait tolérer plus longtemps l'immixtion de quelque diplomate, quel que fût son rang, dans les affaires intérieures de l'Etat de Côte d'Ivoire en général, surtout lorsque, comme c'est le cas en l'espèce, une telle intrusion a pour objet de remettre en cause les décisions officielles des institutions nationales compétentes, ou de porter atteinte à l'unité de la Nation ou à la cohésion des forces de défense et de sécurité chargées du maintien de l'ordre et de la défense et l'intégrité du territoire national
 

13/12/2010 par Norbert Navarro
Une accusation d'ingérence catégoriquement rejetée, dimanche 12 décembre, par le nouveau ministre français de la Coopération. Henri de Raincourt s'exprimait à Bobo Dioulasso où il avait représenté, la veille, la France aux cérémonies du cinquantenaire de l'indépendance du Burkina Faso.

Il est inexact de parler d'ingérence
Chaque camp fait les déclarations qu'il souhaite, les faits sont là : il n'y a aucune preuve, sous aucun prétexte, d'une ingérence quelconque de la France dans la politique intérieure de la Côte d'Ivoire. La politique intérieure de la Côte d'Ivoire, elle appartient aux Ivoiriens. Et justement, ceux-ci se sont prononcés. Et donc, il me semble que la démocratie, c'est le respect de la paix, de la liberté, mais aussi de la légalité. Et quand la communauté internationale, dans sa totalité, quand tous les pays d'Afrique, l'Union africaine, se prononcent dans le même sens, il est évidemment totalement inexact de parler d'ingérence. Il n'y a pas d'ingérence, il n'y aura pas d'ingérence. Cela ne correspond pas à la vision de la politique de la France sur ce continent
 

13/12/2010 par Alpha Barry

La position de la Russie
Invité dimanche soir soir de l'émission de RFI, TV5 et Le Monde, Internationales, l'ambassadeur de Russie à Paris. Alexandre Orlov est revenu sur la position de la Russie au Conseil de sécurité des Nations unies à propos de la crise ivoirienne. Le Conseil de sécurité a attendu plusieurs jours après que le représentant de l'ONU à Abidjan ait entériné la victoire d'Alassane Ouattara au scrutin présidentiel ivoirien, pour lui emboîter le pas. Un délai causé par des réticences russes. Alexandre Orlov s'en est expliqué.

Alexandre Orlov
La Russie n’a pas d’intérêt particulier à la Côte d’Ivoire et nous n’avons aucune préférence pour l’un ou l’autre des deux présidents de ce pays. Ce qui nous a gêné c’est que l’on a voulu, en quelque sorte, désigner un président de l’extérieur…
 

13/12/2010 par RFI

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