dimanche 12 décembre 2010

FESMAN 2010 : L’Afrique renaît à Dakar


FESMAN 2010 : L’Afrique renaît à Dakar

La troisième édition du festival mondial des arts nègres, (44 ans d’existence), s’ouvre ce 10 décembre dans la capitale sénégalaise. Durant 3 semaines l’Afrique de la musique, de la danse, du cinéma, de la mode, du design, des nouvelles technologies, de la littérature, de l’artisanat, du théâtre, du sport, de la gastronomie… va exhiber ses plus belles créations. La côte d’Ivoire sera présente à travers une journée qui lui est dédiée. Toutefois la star ivoirienne et roi du reggae, Alpha Bolndy, ne serait toujours pas programmée par les organisateurs du Fesman. 


Si le festival mondial des arts nègres se veut le rendez-vous de la création africaine, le point focal sera sans doute la programmation tant musicale que pour les autres arts. A ce niveau, il faut dire que la musique tiendra le haut du pavée avec de grands noms et pointures internationales. Outre les nombreuses scènes de cinéma, la danse, le théâtre, la mode, des arts visuels et autres expositions qui s’afficheront tant à Dakar qu’à Saint-Louis et sur la célèbre île de Gorée, de nombreux concerts rythmeront également le Festival pendant trois semaines. 


Tous les genres musicaux seront au rendez-vous. Ainsi l’on appréciera des rythmes urbains aux sonorités traditionnelles en passant par les créations de toute l’Afrique et de la diaspora. Le reggae, le hip hop, le jazz, la soul, le gospel, l’Afro cubain…Ces musiques seront portées par des stars comme Alpha Blondy. Mais selon la presse ivoirienne, le roi du reggae n’est pas programmé. 


«La Côte d’Ivoire qui est restée longtemps la plaque tournante de la création artistique en général et de la musique en particulier, sera bien présente. Mais la star du reggae, Alpha Blondy, qui est annoncée ne figure pas encore dans la programmation, alors qu’une soirée (mercredi 22 décembre) lui sera consacrée», lit-on dans le journal people en ligne topvisage. Le journal annonce toutefois que d’autres artistes créeront l’attraction. Comme entre autres, le chantre du Zoblazo, Meiway, la diva Aïcha Koné, les Go du Kotéba de Souleymane Koly, Espoir 2000 et Dj Arafat. 


Sur la scène du hip hop et de la musique urbaine, ce sera avec Priss’K, Bella Mondo, un orchestre uniquement composé de jeunes filles. En danse et en théâtre également avec plusieurs compagnies et la pièce Navétanes de Souleymane Koly. Outre Alpha Blondy, Akon pourrait être le grand absent. Il était pourtant annoncé à Dakar et devrait même tenir une conférence de presse, mais on apprend que Akon n’est pas venu…à cause des intempéries.


Le plateau musical reste tout de même bien fourni avec des artistes venus d’horizon divers, comme Angélique Kidjo, Bembeya Jazz National Bonga, Capleton, Cuban Jazz Messengers, Doudou N’Diaye Rose, Hugh Masekela, I Jah Man Levi, Lokua Kanza, Youssou N’Dour, Omar Pène, Last Poets, Manu Dibango, Marcus Miller, Monty Alexander, Omar Sosa, Orchestre National de Barbès, Ray Lema Trio, Refugees All Stars, Salif Keita et bien d’autres. Il s’agira de rendre hommage à toutes les musiques noires qui ont fait la fierté de l’humanité. El Bechir renonce


Annoncé parmi les chefs d’Etats au Fesman, le président soudanais ne sera pas de la partie. De sources bien informées, Omar El Bachir a renoncé à son voyage au Sénégal. Cette décision serait prise suite à la pression des organismes de droits de l’homme qui avaient demandé son arrestation une fois au Sénégal. Informée, la présidence de la République du Sénégal a pris acte.

La Coalition des Ong de droits humains sénégalais pour la Cour pénale internationale qui confirme l’information sur l’absence du président Béchir à l’ouverture du Fesman ce vendredi, confie que la manifestation qu’elle avait prévue au rond-point de la Rts ce matin est reportée. Toutefois, indique Sidy Gassama de Amnesty «nous resterons vigilants et exercerons notre droit à manifester de façon pacifique contre la venue de Béchir au Sénégal quelque soit la décision des autorités».


Sept chefs d’accusation ont été retenus par la Cpi contre Omar el-Béchir : meurtres, exterminations, transferts forcés de population, tortures, viols, pillages, attaques contre des civils ; des crimes commis depuis 2003 au Darfour par le gouvernement soudanais dans sa campagne contre les rebelles du Mouvement pour la justice et l’égalité (Mje) et du Mouvement de libération du Soudan (Slm), entre autres. En tant que président et commandant en chef de l’armée, Omar el-Béchir est accusé d’avoir organisé et mis en œuvre cette campagne anti-insurrectionnelle dans cette région de l’ouest du Soudan. 


Pour les juges de la Cpi, il y a donc des raisons de penser que le président soudanais est indirectement auteur ou co-auteur de ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité. En ce sens, les juges donnent raison au procureur de la Cpi, Luis Moreno-Ocampo, qui enquête depuis trois ans sur cette guerre qui a fait plus de 300 000 morts et près de 3 millions de déplacés. C’est ce procureur qui, il y a huit mois, a réclamé un mandat d’arrêt contre Omar el-Béchir.


SOURCE : Le Point du Jour Sambou BIAGUI

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