mercredi 8 décembre 2010

Coup de force contre Gbagbo : Sarkozy veut attaquer militairement

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In Le Nouveau Courrier N°147 du 06 Décembre 2010 par Gilles Naismon
Il y a des signes avant-coureurs qui démontrent que la France des réseaux n’a pas encore renoncé à faire partir de force le président Laurent Gbagbo du pouvoir après qu’une juridiction suprême ait proclamé sa victoire à la présidentielle.

Le président Laurent Gbagbo trouble-t-il le sommeil du chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, au point que celui-ci fasse de son départ du pouvoir une priorité pour sa diplomatie à l’Onu et dans le reste du monde ? Les hommes ont certes changé au sommet de l’Etat français, de Chirac à Sarkozy, mais ont dû se passer les mots : tout sauf Gbagbo au pouvoir. Là où Chirac a tenté et échoué de faire tomber l’actuel président ivoirien, son successeur aura-t-il gain de cause ? Les prochaines heures nous situeront. D’autant plus que les autorités de la «République du Golf» croient fermement à un appui de l’armée française pour déloger Gbagbo du palais présidentiel et de sa résidence de fonction. Depuis le week-end dernier, de nombreux signaux ne passent pas inaperçus. La fermeture des écoles françaises et les consignes données aux ressortissants français pour qu’ils restent chez eux présagent d’un horizon trouble. Le rapatriement des personnels non essentiels de l’Onuci mais également des expatriés et binationaux d’Orange Côte d’Ivoire et d’un certain nombre de multinationales hexagonales n’est pas anodin.
Quand on sait que Nicolas Sarkozy, qui a une armée en territoire ivoirien, multiplient des déclarations qui vont contre la décision du Conseil constitutionnel et surtout l’assurance affichée par Ouattara et ses hommes, nulle doute que des actions de déstabilisation se profilent à l’horizon. En plus d’une diplomatie «sarkozienne» qui tente de diaboliser le président ivoirien. D’après des informations glanées auprès des milieux du renseignement, l’armée française se prépare à rééditer son exploit haïtien en Côte d’Ivoire. Rappelons-nous que les services spéciaux français et américain avaient kidnappé le président Jean-Bertrand Aristide afin de l’extraire de son pays.
Pour y arriver, elle prévoit un scénario dans lequel les éléments des Forces armées des forces nouvelles, dont quelques stratèges logent actuellement au Golf Hôtel, déclencheront d’abord les hostilités. Ensuite viendront en appui les soldats français, notamment ceux de race noire. Qui encourageront en outre une situation insurrectionnelle à partir d’une zone favorable dans le district d’Abidjan.
Selon nos informations, la «nébuleuse» est tout de même contrariée par ce qu’elle considère comme la passivité d’Alassane Ouattara, qui ne se bougerait pas assez pour arriver à l’objectif commun. En effet, jusqu’à présent, ses milices plus ou moins dormantes à Abidjan n’ont pas encore réussi à créer le contexte délétère propice à une intervention des forces internationales. Et les propos pacifistes et réconciliateurs de Charles Blé Goudé à l’endroit des patriotes – qu’il était question de provoquer et de pousser à la faute – ne sont pas pour arranger les affaires des stratèges de la «nébuleuse».

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