mercredi 8 décembre 2010

La pression internationale s'intensifie sur Laurent Gbagbo

Youn-jin Choi (photo), représentant spécial de l'ONU, a donné une conférence de presse ce mercredi matin, pour confirmer qu'il reconnaît la victoire d’Alassane Ouattara.
Youn-jin Choi (photo), représentant spécial de l'ONU, a donné une conférence de presse ce mercredi matin, pour confirmer qu'il reconnaît la victoire d’Alassane Ouattara.
Reuters/Thierry Gouegnon









Par RFI
Les Nations unies, l'Union africaine, la Cédéao, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et désormais l'Afrique du Sud demandent le départ de Laurent Gbagbo. Lors d’une conférence de presse à Abidjan ce mercredi 8 décembre, le représentant de l'ONU Youn-jin Choi est revenu sur le processus électoral, démontrant pourquoi les élections avaient été démocratiques, et pourquoi la communauté internationale reconnaissait Alassane Ouattara comme président légitime de la Côte d'Ivoire.


Appuyé par la quasi-totalité du corps diplomatique, le patron de l’Onuci est venu rappeler ce mercredi 8 décembre devant la presse que pour lui il n’y a qu’un seul vainqueur de l’élection présidentielle et c’est sans conteste Alassane Ouattara. Réfutant toute partialité ou volonté d’ingérence dans les affaires ivoiriennes, Youn-jin Choi a déclaré « qu’il n’y aucune raison d’être dans la confusion car la vérité est connue et indéniablement claire ».
Le deuxième objectif de cette conférence de presse du représentant du secrétaire général des Nations unies était de présenter les 3 méthodes qui lui ont permis de certifier la victoire d’Alassane Ouattara.
La première méthode consistait à obtenir les tendances du vote le plus tôt possible. Pour ce faire 721 fonctionnaires de l’ONU ont été déployés dans autant de bureaux de vote pour communiquer le 28 novembre au soir au siège de l’Onuci les résultats dont ils disposaient.
La seconde était de recueillir les résultats à partir des 19 commissions électorales régionales. Enfin, la troisième méthode permettant la certification consistait à examiner les 20 000 procès verbaux transmis par la Commission électorale indépendante.
D’après Youn-jin Choi, ces trois procédés ont permis d’obtenir des résultats presque identiques et à chaque fois, dit-il, Alassane Ouattara était en tête avec au moins 8 points d’avance sur Laurent Gbagbo.
Reste maintenant une inconnue : comment transformer « cette victoire dans les urnes » en réalité matérielle.
Ouattara remercie la Cédéao
Le président de l'Union africaine, le Malawite Bingu Wa Mutharika a également demandé ce mercredi 8 décembre au président sortant de se retirer pour « respecter la volonté du peuple » et éviter « un bain de sang ».
La communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, la Cédéao, réunie en sommet extraordinaire au Nigeria hier, mardi 7 décembre, a suspendu la Côte d'Ivoire de l’organisation. Cette décision a été saluée par Paris et par le président Nicolas Sarkozy, qui l'a qualifiée de « courageuse ».
Le rival de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara s'est aussi exprimé dans la journée de mercredi et a remercié la Cédéao pour son soutien.

Déclaration d'Alassane Ouattarra après la réunion de la Cédéao
J'appelle donc Monsieur Laurent Gbagbo à rendre le pouvoir, le peuple ivoirien s'est prononcé clairement...
 

08/12/2010

Dans le camp adversaire, celui de Laurent Gbagbo, on ne voit pas du tout les choses de la même manière. L'ambassadrice de la Côte d'Ivoire, Marie Gosset critique la position de l'Union européenne vis-à-vis de son pays.

Marie Gosset, ambassadrice de la Côte d'Ivoire auprès de l'UE
L'Union européenne doit nous enseigner la démocratie et amener notre frère Alassane Ouattara à accepter le verdict des urnes.
 

08/12/2010 par Joana Hostein

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