La prise de position précipitée de l’Organisation des Nations Unies en faveur du candidat Alassane Wattara à l’issu des élections présidentielles en Côte d’Ivoire nous démontre jusqu’à quel point l’organisation a outre passé son rôle d’arbitre et de garant de la paix dans le monde. Une fois de plus l’ONU s’est comportée comme le porte-parole et le bras séculaire des grandes puissances.
Tout le monde sait que Wattara est le candidat de la France et par delà celui de l’Union Européenne, solidarité entre États de l’Union européenne oblige.
Toutes les combines possibles ont été mises en place pour que Gbagbo soit écarté du pouvoir, lui l’indésirable, le Patriote, celui qui pense que les richesses de son pays doivent en priorité profiter à son peuple ce qui ne plait pas à ses détracteurs occidentaux qui ont toujours cru qu’il leur appartient de décider à la place des africains et c’est pour cela qu’ils font tout pour mettre à la tête de ces Etats des pantins à leur solde.
Dans tous les pays du monde c’est l’organe juridique suprême qui entérine les résultats des élections présidentielles ; en Côte d’Ivoire ce rôle revient au Conseil Constitutionnel qui est la plus haute institution du pays. Elle n’a fait qu’appliquer le droit comme partout ailleurs. Le véritable problème est que les résultats proclamés ne vont pas dans le sens de ce qu’auraient souhaité les puissances impérialistes d’où ce tollé général qui a entouré l’évènement. Quand est-ce qu’elles comprendront que nos États sont indépendants et par conséquent maîtres chez eux même s’ils sont membres des organisations internationales. La légalité est donc du côté de Laurent Gbagbo.
Revenant aux élections truquées, ce sont les mêmes qui avaient avalisé en 2005 le scrutin frauduleux organisé et remporté par Faure Gnassingbé, où le monde entier avait visionné les militaires à la solde des Gnassingbé courir les urnes sous les bras, qui, aujourd’hui, crient « Ô voleur !!! » Il y aurait-il deux poids deux mesures pour la Communauté internationale en matière de fraude électorale.
Le même scénario s’est reproduit cette année au mois d’avril au Togo, où contre toute attente Faure Gnassingbé s’est proclamé vainqueur en faisant substituer tout simplement par la Commission électorale nationale indépendante les voix du candidat de l’opposition Jean Pierre Fabre. La Cour constitutionnelle togolaise a avalisé la tricherie. La Communauté internationale n’a rien à redire que d’accepter et de reconnaître l’usurpateur comme président élu parce que ce résultat lui convenait. Depuis 9 mois le peuple togolais manifeste son mécontentement dans les rues sans que cette même Communauté internationale ne prête aucune attention.
Comme le Togo, un autre cas de figure est le Gabon, où Ali Bongo le fils d’Omar Bongo a succédé frauduleusement à son père à la tête du pays avec la bénédiction de la France et de la Communauté internationale. D’autres endroits du continent où l’ONU a montré ses perversités dans la résolution des crises sont au Rouanda, au Madagascar et en République Démocratique du Congo.
Les puissances néo-colonialistes poussent leur cynisme jusqu’à financer des mascarades d’élection pour justifier leur forfaiture. Il est temps que les Africains comprennent que jusqu’à présent toutes ces organisations internationales ne défendent que les intérêts des grandes puissances.
Le RNDP présente ses félicitations au Président élu Gbagbo.
Paris le 6 décembre 2010
RNDP
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