
Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara (Ph : abidjan.net)
(AfriSCOOP Analyse) — Comme on pouvait s’y attendre, le charivari qui entourait la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle ivoirienne n’était pas gage de sérénité. Ce qui devait arriver dans de telles circonstances est arrivé hier. A qui jeter maintenant la pierre ?
Visiblement, en ce début du troisième millénaire, beaucoup de personnes ne veulent pas voir la Côte d’Ivoire se développer tout en étant en cohésion avec elle-même. En l’état actuel des choses, difficile de mettre un ou des noms sur les ennemis du développement du « pays des Eléphants ». Même si, comme la presse internationale le démontre depuis le scrutin de dimanche dernier, le Fpi (au pouvoir) est dans le collimateur de toutes les accusions.
Dans un grand nombre d’Etats d’Afrique sub-saharienne, et plus singulièrement dans les Républiques francophones, il n’est un secret pour personne que la plupart des régimes en place se font et se défont en Occident. La Côte d’Ivoire, dans le cas d’espèce, n’est pas épargnée par cette sordide règle ! Autrement dit, les suffrages des électeurs dans cette partie de l’Afrique ne servent en réalité qu’à inaugurer des chrysanthèmes. Les deux Congos, le Gabon, le Togo et très récemment le Burkina Faso sont passés par cette case, et c’est de toute évidence le tour du pays d’Houphouët-Boigny en cette fin d’année 2010.
Hypocrisie de l’Occident : encore et toujours
Voici de longues années, depuis la survenance du putsch manqué de 2002, que le Fpi clame sous tous les toits qu’il ne laissera JAMAIS le pouvoir tomber dans les mains des « Houphouëtistes » qu’il considère comme étant des nervis de la France. De cette donne, et les « Houphouëtistes », et les puissances occidentales qui ont apporté leur caution dans l’ombre au Fpi en étaient bien conscients. Cette configuration dangereuse, carrée de la lecture de la dévolution du pouvoir par le clan Gbagbo n’a pas empêché Washington, Tel-Aviv ou encore Pékin d’apporter leurs soutiens diversifiés au pouvoir d’Abidjan ces dernières années !! Au point que le clan présidentiel peut bomber aujourd’hui le torse si les hostilités meurtrières venaient à reprendre. C’est de bonne guerre, diront les adeptes des stratégies guerrières, quand on sait que la rébellion qui a voulu déloger Gbagbo et les siens n’est pas tombée du ciel.
Dans un tel contexte, pourquoi Washington embraye depuis 72h sur ses cris d’orfraie en demandant la proclamation de la vérité des urnes ? Quel message voilé Michelle Alliot-Marie, la nouvelle patronne de la diplomatie française, veut-elle faire passer en lançant sur une radio française que le retard dans la proclamation des résultats est indigne « de la Côte d’Ivoire qui est un modèle démocratique » en Afrique ? Quelle grossière insulte lancée à la face des intellectuels africains quand l’on se souvient que c’est justement l’Hexagone qui a apporté son onction au Pdci pour qu’il s’éternise au pouvoir, non seulement sous Houphouët, mais aussi sous Bédié ! Non, les Africains ne sont pas près d’oublier que c’est sous le Fpi (arrivé au pouvoir avec la gymnastique que l’on connaît) que le Rdr d’Ado a remporté les élections locales du début du millénaire organisées en Côte d’Ivoire…
De toute évidence, Gbagbo et les siens n’ont oublié que temporairement le tort que la rébellion et les « Houphouëtistes » leur ont causé depuis que le Fpi est au pouvoir. Exit donc, du moins provisoirement, les acquis de la médiation de Compaore qui était vu jusqu’à très récemment à Abidjan comme un soutien indéfectible aux Fn (Forces nouvelles). Au sortir de cette énième crise électorale, Laurent Koudou Gbagbo va encore plus mériter son surnom de « boulanger ». Ce ne sont pas seulement ses adversaires politiques ivoiriens qui l’auront voulu !!!
Visiblement, en ce début du troisième millénaire, beaucoup de personnes ne veulent pas voir la Côte d’Ivoire se développer tout en étant en cohésion avec elle-même. En l’état actuel des choses, difficile de mettre un ou des noms sur les ennemis du développement du « pays des Eléphants ». Même si, comme la presse internationale le démontre depuis le scrutin de dimanche dernier, le Fpi (au pouvoir) est dans le collimateur de toutes les accusions.
Dans un grand nombre d’Etats d’Afrique sub-saharienne, et plus singulièrement dans les Républiques francophones, il n’est un secret pour personne que la plupart des régimes en place se font et se défont en Occident. La Côte d’Ivoire, dans le cas d’espèce, n’est pas épargnée par cette sordide règle ! Autrement dit, les suffrages des électeurs dans cette partie de l’Afrique ne servent en réalité qu’à inaugurer des chrysanthèmes. Les deux Congos, le Gabon, le Togo et très récemment le Burkina Faso sont passés par cette case, et c’est de toute évidence le tour du pays d’Houphouët-Boigny en cette fin d’année 2010.
Hypocrisie de l’Occident : encore et toujours
Voici de longues années, depuis la survenance du putsch manqué de 2002, que le Fpi clame sous tous les toits qu’il ne laissera JAMAIS le pouvoir tomber dans les mains des « Houphouëtistes » qu’il considère comme étant des nervis de la France. De cette donne, et les « Houphouëtistes », et les puissances occidentales qui ont apporté leur caution dans l’ombre au Fpi en étaient bien conscients. Cette configuration dangereuse, carrée de la lecture de la dévolution du pouvoir par le clan Gbagbo n’a pas empêché Washington, Tel-Aviv ou encore Pékin d’apporter leurs soutiens diversifiés au pouvoir d’Abidjan ces dernières années !! Au point que le clan présidentiel peut bomber aujourd’hui le torse si les hostilités meurtrières venaient à reprendre. C’est de bonne guerre, diront les adeptes des stratégies guerrières, quand on sait que la rébellion qui a voulu déloger Gbagbo et les siens n’est pas tombée du ciel.
Dans un tel contexte, pourquoi Washington embraye depuis 72h sur ses cris d’orfraie en demandant la proclamation de la vérité des urnes ? Quel message voilé Michelle Alliot-Marie, la nouvelle patronne de la diplomatie française, veut-elle faire passer en lançant sur une radio française que le retard dans la proclamation des résultats est indigne « de la Côte d’Ivoire qui est un modèle démocratique » en Afrique ? Quelle grossière insulte lancée à la face des intellectuels africains quand l’on se souvient que c’est justement l’Hexagone qui a apporté son onction au Pdci pour qu’il s’éternise au pouvoir, non seulement sous Houphouët, mais aussi sous Bédié ! Non, les Africains ne sont pas près d’oublier que c’est sous le Fpi (arrivé au pouvoir avec la gymnastique que l’on connaît) que le Rdr d’Ado a remporté les élections locales du début du millénaire organisées en Côte d’Ivoire…
De toute évidence, Gbagbo et les siens n’ont oublié que temporairement le tort que la rébellion et les « Houphouëtistes » leur ont causé depuis que le Fpi est au pouvoir. Exit donc, du moins provisoirement, les acquis de la médiation de Compaore qui était vu jusqu’à très récemment à Abidjan comme un soutien indéfectible aux Fn (Forces nouvelles). Au sortir de cette énième crise électorale, Laurent Koudou Gbagbo va encore plus mériter son surnom de « boulanger ». Ce ne sont pas seulement ses adversaires politiques ivoiriens qui l’auront voulu !!!
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