mercredi 8 décembre 2010

Terrains Prospectifs en RD Congo: Notions de « Greenfields Exploration », « Brownfields Exploration »

Les terrains les plus négligé en RD Congo ou qualifiés de "zones miniers steriles" couvrent des régions où les cartes géologiques disponibles, ne retracent que les grandes unités. Ces cartes ont été faites en une époque où les gisements d’aujourd’hui n’étaient souvent considérés que comme des simples indices, voire des affleurements sans intérêt économique (Milesi et al. (2005)). Les cibles minières par exemple pour l’or d’avant 1975 devaient contenir plus de 10 tonne d’or avec une teneur d’au moins 10 g/t (gisements dits de "faible tonnage et forte teneur"). Aujourd’hui les gisements d’or ne représentent parfois que quelques g/t dans des gisements dits de "fort tonnage et basse teneur". Ces changements ont modifié les paramètres qui doivent être pris en compte dans la définition de cibles d’exploration et la définition des terrains prospectifs. Dans le cas de gisements à basse teneur, l’or récupérable peut ne pas être visible mais être présent dans des "halos" (zones portant la trace d’altérations chimiques des roches), qui traduisent l’activité de fluides chauds (dits "hydrothermaux" : eau+chlore+sulfates…) ayant circulé et transporté l’or. L’identification de ces halos sur les cartes actualisées est donc indispensable, même si l’or n’y a pas été directement observé.

L’exploration peut être qualifiée de « Greenfields » ou de « Brownfield » dépendant de détails avec lesquels les travaux antérieurs avaient été engagés dans la concession dont il est question. « Brownfield exploration » est celle conduit dans les terrains géologiques où existent déjà des gros gisements découverts. Cela suppose que ces terrains ont été plusieurs fois investigués et que la motivation actuelle se base sur les performances des nouvelles techniques d’exploration actuellement disponibles et qui n’ont pas été utilisé par les travaux antérieurs. Cela peut aussi être motivé se basant de la notion de « cut-off » qui fut considérés lors des investigations antérieures. « Greenfields exploration » est hautement conceptuel, et en relation avec la performance des modèles Métallogéniques utilisés pour l’exploration des substances minérales dans les terrains où ces recherches n’ont jamais été menées. Cela inclus également les terrains déjà exploré dans les détails et forés pour des substances données, mais qui ont été reconnu prospectifs et reconsidérés, se basant des nouveaux modèles Métallogéniques, pour d’autres substances minéraux utiles qui n’ont pas été visées lors des travaux antérieurs.
La philosophie d’exploration d’après CRM Mapping Lab relie au cours des recherches sur terrain, d’un côté, l’approfondissement des connaissances géologiques des terrains sous investigation, de l’autre côté, l’utilisation des nouvelles technologies d’exploration sous forme de techniques d’investigations. La connaissance des résultats des missions de prospection sur un terrain donné permet de circonscrire des nouveaux domaines prospectifs dans des terrains équivalents. La prospection inclus donc la cartographie géologique entre 1/20.000 et 1/10.000 à la première phase. Il n’est donc très rare, voir même pas possible qu’une mission d’exploration soit déclarée en termes d’ « échec », car même si d’une part, la philosophie d’exploration mis en place n’a pas permis de mettre en évidence le gisement recherché, de l’autre côté, on bénéficiera donc des améliorations des connaissances géologiques des terrains considérés et surtout de la cartographie à grande échelle (1/20.000 ou 1/10.000), à partir desquels les recherches ultérieures pourront s’appuyer.

Choix de l'échelle de travail en fonction de la superficie
1/1 degré-carré (ex. S14/29, voir image d'en bas) : environ 12.000 km2: 1/200.000e
¼ degré-carré (ex. S14/29 SE) : environ 3000 km2 : 1/100.000e
1/16 degré-carré (ex. S14/29 SE/D) : environ 752 km: 1/50.000e
1/64 degré-carré (ex. S14/29 SE/A3): environ 188 km: 1/25.000e
1/256 degré-carré (ex. S14/29 SE/A3/III): environ 47 km: 1/12.500e
Pour des superficies variant entre 1/64e et 1/256e du degré-carré, on peut porter le choix de travailler à l'échelle de 1/20.000e. En dessous de 1/256e du degré-carré, on peut travailler au 1/10.000 ou à une échelle encore plus grande telle que 1/5.000e
Sur un cible ponctuel (indice de minéralisation …) et ses environs immédiats, on peut travailler au 1/2000e ou encore au 1/500e
 

Des résultats des investigations géologiques que le Bureau d’étude CRM Mapping Lab de Lubumbashi pilote actuellement dans la cuvette centrale, la région de Bandundu par exemple, semble receler davantage des potentialités méconnues en minéraux industriels [crm-exploration-mapping.P4], en diamant [crm-exploration-mapping.P7] et en métaux de base [crm-exploration-mapping.P6].
« Greenfields exploration » a une ration plus faible car la géologie n’est pas bien connue lors de la conception du programme d’exploration, mais le rendement est souvent excellent car il est facile de trouver un gros gisement dans ce terrain dans les tous premiers instants de l’exploration et ce n’est qu’avec peu d’effort que le petit gisement satellite est également aussi trouvé.  « Brownfields exploration » a peu de risque, du fait que la géologie est bien connu, la philosophie et les techniques d’exploration sont bien connu d’avance, mais, les gros gisements ont été déjà trouvés, le rendement est souvent très faible.
Selon le point de vue de CRM Mapping Lab, peut être qualifié de « Brownfield exploration », les terrains où existent déjà une cartographie au 1/20.000. Tel est le cas pour l’Arc Lufilien, exploré au peigne fin par les travaux de l’UMHK et de la Gécamines. Les investigations actuelles dans l’Arc Lufilien doivent avoir pour motivation, la recherche des gisements aveugles, qui n’affleurent pas, car on suppose que les méthodes géophysiques n’ont pas été utilisées de manière systématique par l’UMHK et la Gécamines en dehors des environnements minéralisés des gisements qui étaient déjà connu. En dehors de l’Arc Lufilien (exclusion faite aux Couches de Luapula de Dumont P. et Hanon M. 1997), les autres domaines restant du Congo doivent être qualifié de «Greenfiled», et il est imprudent et incorrect pour un géologue de donner ne serait ce qu’un « avis défavorable » à partir de son bureau pour une substance normalement favorable pour le contexte géologique considéré. Si le contexte géologique est favorable, Il s’agit là des possibilités qu’il faut considérer et il n'est pas tout à fait normal de brandir sa carte des zones minières, faites en une époque où les gisements d’aujourd’hui n’étaient considérés que comme des simples indices, voire des affleurements sans intérêt économique, pour justifier un avis défavorable. Vos points de vue nous aideront à compléter et parfaire cet article (Arseine LEBANE M., L’shi avril 2010).

Arseine L. M. (Tél. : +234812673525)
Géologue senior 
Laboratoire Géoinformatique (Photo-interprétation, Télécartographie Prédictive (Remote Predictive Mapping Lab) et  Cartographie Détaillée de Faciès d’Altération Superficielle (Regolith-landform Mapping)) n°2139B, Mukalenga, Q/Hewa-bora, L’shi. NRC: 0619  – Lubumbashi – R.D.Congo, représenté actuellement à Kinshasa (Géologue Assuni D.), à Bandundu-ville (Géologue Kibali D.) et à Matadi au Bas-Congo (Géologue Daudet Mwilu), RD Congo.

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