«Tout ce qui brille n’est pas l’or», dit un dicton british. Les parlementaires congolais affectionnent d’être appelés «honorables». Un «titre» qui a disparu dans les pays de vieille démocratie. Les députés et sénateurs de la République très démocratique du Congo seraient-ils si honorables que ça ? Une démonstration des biceps et des forts en gueule. Tel a été le tableau laissé par nos élus appelés, mercredi 12 janvier, à se prononcer sur l’initiative de révision de la Constitution. Tout avait commencé, lundi, à Kingakati, la désormais célèbre ferme du «raïs», alias «l’autorité morale» où les députés étiquetés AMP (Alliance pour la marmite présidentielle, dixit Thomas Luhaka) se bousculaient aux portillons pour y recevoir leur «épakolami». Traduction : «motivation». Motivation pour quoi faire?
Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien sur les ragots qui circulent à Kinshasa-lez-immondices, il s’agissait d’une «enveloppe» de 20.000 dollars USD avec promesse du même montant si le "oui" l’emportait au Sénat et 30.000 USD supplémentaires lors de l’approbation par le Congrès (Assemblée nationale et Sénat réunis) de cette révision. Pour ceux raffolent de calcul mental, dit mon ami, c’est au total 70.000 USD que chaque député devrait empocher pour attribuer au «raïs», alias «la haute hiérarchie» - que la terre entière nous envie - les pouvoirs accrus qui lui permettront de tricher à la prochaine élection présidentielle.
Mon ami qui sait décidément tout sur tout raconte à qui veut l’entendre la belle histoire survenue à l’un de ces députés de la majorité qui devait six mois de loyer impayé à son bailleur. Notre très cher honorable, qui avait usé de tous les subterfuges pour échapper au propriétaire, n’osait plus rentrer chez lui avant la tombée de la nuit. De préférence sur la pointe des pieds. C’est pourtant lui qui, requinqué par l’appel du "raïs", alla trouver le «proprio» pour lui crier avec une pointe d’arrogance : «Je vais à la ferme de Kingakati. Je reviendrai avec la solution pour apurer mes arriérés.» Pour ceux qui l’ignorent, la ferme de Kingakati est devenue une sorte de résidence secondaire du «raïs». Le Tout-Kinshasa politique y accourt. Y compris des jeunes filles mineures. Honni soit qui mal y pense! Il faut bien combiner l’utile et l’agréable pour permettre au maître de céans de meubler son temps. «Voilà le genre de dirigeants entre les mains desquels la population congolaise a confié son destin», grommela mon ami. Mauvaise langue, il conclut : "La République très démocratique du Congo est le seul Etat au monde où le chef de l’Etat doit soudoyer les parlementaires de sa majorité pour les inciter à voter selon la discipline de la mouvance présidentielle." Les "honorables" sont déshonorés !
Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien sur les ragots qui circulent à Kinshasa-lez-immondices, il s’agissait d’une «enveloppe» de 20.000 dollars USD avec promesse du même montant si le "oui" l’emportait au Sénat et 30.000 USD supplémentaires lors de l’approbation par le Congrès (Assemblée nationale et Sénat réunis) de cette révision. Pour ceux raffolent de calcul mental, dit mon ami, c’est au total 70.000 USD que chaque député devrait empocher pour attribuer au «raïs», alias «la haute hiérarchie» - que la terre entière nous envie - les pouvoirs accrus qui lui permettront de tricher à la prochaine élection présidentielle.
Mon ami qui sait décidément tout sur tout raconte à qui veut l’entendre la belle histoire survenue à l’un de ces députés de la majorité qui devait six mois de loyer impayé à son bailleur. Notre très cher honorable, qui avait usé de tous les subterfuges pour échapper au propriétaire, n’osait plus rentrer chez lui avant la tombée de la nuit. De préférence sur la pointe des pieds. C’est pourtant lui qui, requinqué par l’appel du "raïs", alla trouver le «proprio» pour lui crier avec une pointe d’arrogance : «Je vais à la ferme de Kingakati. Je reviendrai avec la solution pour apurer mes arriérés.» Pour ceux qui l’ignorent, la ferme de Kingakati est devenue une sorte de résidence secondaire du «raïs». Le Tout-Kinshasa politique y accourt. Y compris des jeunes filles mineures. Honni soit qui mal y pense! Il faut bien combiner l’utile et l’agréable pour permettre au maître de céans de meubler son temps. «Voilà le genre de dirigeants entre les mains desquels la population congolaise a confié son destin», grommela mon ami. Mauvaise langue, il conclut : "La République très démocratique du Congo est le seul Etat au monde où le chef de l’Etat doit soudoyer les parlementaires de sa majorité pour les inciter à voter selon la discipline de la mouvance présidentielle." Les "honorables" sont déshonorés !
Jacky Mopipi
© Congoindépendant 2003-2011
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