
Les soldats de l'armée égyptienne face aux manifestants anti-Moubarak, place Tahrir, au Caire, le 3 février 2011.
REUTERS/Yannis Behrakis
Les chars de l'armée égyptienne quadrillent toujours les rues du Caire où ils s'emploient, ce jeudi 3 février 2011, à faire reculer des partisans de Moubarak pour les empêcher de rejoindre la place Tahrir, transformée depuis 24 heures en véritable champ de bataille avec des barricades, des échanges de projectiles et des tirs. Manifestants anti-Moubarak et soutiens du pouvoir s'affrontent en plusieurs points de la capitale. Le bilan des violences de ces derniers jours fait état d'au moins 7 morts et de plus d'un millier de blessés.
Avec notre envoyée spéciale au Caire, Véronique GaymardDepuis hier, déjà, des journalistes, notamment des journalistes occidentaux, étaient la cible d’attaques de la part des manifestants pro-Moubarak. Plusieurs d'entre eux ont été violemment pris à partie, agressés et certains ont été blessés. Dorénavant, les journalistes égyptiens sont également ciblés par ces attaques, y compris ceux des médias pro-gouvernementaux.
La situation politique est totalement bloquée et pour l’instant on ne voit aucune issue, d’autant que demain vendredi est annoncé par les manifestants anti-Moubarak comme pouvant être la plus grosse journée de mobilisation. Une journée qui pourrait donc être très tendue et très violente.
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