vendredi 4 février 2011

En Egypte, les anti-Moubarak participent en masse à la «journée du départ»



Les manifestants anti-Moubarak continuent de réclamer le départ du président, place Tahrir, au Caire, le 4 février 2011.
Les manifestants anti-Moubarak continuent de réclamer le départ du président, place Tahrir, au Caire, le 4 février 2011.
REUTERS/Mohamed Abd El-Ghany
Par RFI
En Egypte, c'est une véritable marée humaine qui s'est déversée sur la place Tahrir, au Caire, ce vendredi 4 février 2011. Par centaines de milliers les Egyptiens se sont rassemblés dans la capitale pour demander, une fois de plus et pacifiquement, le départ du président Moubarak. Une intervention très remarquée : celle de l'Egyptien Amr Moussa lors de ce « vendredi du départ » comme les manifestants ont appelé cette journée.
Avec notre envoyée spéciale au Caire

NOTRE DOSSIER SPÉCIAL
La ville est en principe sous couvre-feu et c’est justement l’heure à partir de laquelle les contre-manifestants avaient pris l’habitude d’agir, place Tahrir, ces tout derniers jours. Ils se sont même battus à coups de cocktails molotov – c’est une première – contre ceux qui demandent le départ d’Hosni Moubarak.
Pour eux, cette nuit doit être celle de l’allégeance à Moubarak pour contrer le « vendredi du départ » que demande l’opposition. « Qu’il parte maintenant », c’est ce que disent les manifestants. En cette fin de journée, place Tahrir, ils commencent à propager l’idée d’une marche sur le palais présidentiel, à plusieurs kilomètres du centre-ville, dans le quartier d’Héliopolis.
Et dans un autre quartier pas très loin du centre, des comités de surveillance organisés par les habitants, affirment qu’ils ont aidé l’armée à arrêter une vingtaine d’officiers de police qui transportaient des explosifs.
Ces hommes proviennent de l’ancien ministère de l’Intérieur, dont l’ex-patron a été démis de ses fonctions en début de semaine par le nouveau vice-président, Omar Souleimane, qui demande de son côté aux manifestants de rentrer chez eux.
En même temps, il promet de ne pas les forcer en donnant la troupe.

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