A la tombée de la nuit sur le Caire, plusieurs milliers de manifestants hostiles au régime restaient massés place Tahrir, tandis que la télévision d'Etat annonçait une « déclaration importante » et de manière imminente du vice-président Omar Souleimane.
Aux violences meurtrières d'hier mercredi entre pro et anti-Moubarak ont succédé aujourd'hui de nouveaux affrontements tout aussi violents. Si les soldats, pour certains à bord de chars, ont établi un cordon entre les deux camps, l'armée n'est que très rarement intervenue, généralement pour disperser des foules.
Coups de feu sporadiques
De nombreux journalistes étrangers couvrant les troubles ont rapporté avoir fait l'objet de violences au Caire, certains ayant été battus ou arrêtés. On a ainsi appris jeudi après-midi que deux journalistes grecs avaient été blessés par des manifestants mais que leurs jours n'étaient pas en danger.
D'autre part, la police égyptienne a arrêté un employé français d'Amnesty International et un autre de Human Rights Watch ainsi que plusieurs autres défenseurs des droits de l'Homme au Caire, a annoncé aujourd'hui l'organisation basée à Londres.
Barack Obama prie pour « des jours meilleurs » en Egypte
Face à cette situation alarmante, les dirigeants des plus grands pays européens (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne) ont condamné « tous ceux qui utilisent ou encouragent la violence » en Egypte, alors que le président américain Barack Obama a dit prier pour « des jours meilleurs » en Egypte.
Plusieurs pays dont les Etats-Unis continuent d'aider leurs ressortissants à quitter le pays, à la veille d'une nouvelle journée de manifestations massives vendredi baptisée par les anti-Moubarak « le vendredi du départ ».
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