Des soldats égyptiens sur la place Tahrir au Caire, le 12 février 2011.
Reuters / Dylan Martinez
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti
Le mot le plus important prononcé par le porte-parole de l’armée est « civil ». Un mot qui a été accueilli avec satisfaction par toutes les forces politiques, y compris les Frères musulmans, qui craignaient un gouvernement de couleur kaki. L’armée a dit en effet aspirer à garantir une transition pacifique permettant à une autorité civile élue d’accéder au pouvoir.
Comme les consultations pour la formation de ce gouvernement civil ne sont visiblement pas terminées, le Conseil suprême des forces armées a demandé au gouvernement mis en place par le président Moubarak d’expédier les affaires courantes. Un gouvernement au sein duquel subsistent des symboles de l’ancien régime comme le ministre de l’Information. Au niveau extérieur, l’armée a tenu à rassurer en affirmant que l’Egypte respectera toutes ses obligations et accords internationaux. Un message destiné à Israël et aux Etats-Unis concernant le traité de paix avec l’Etat hébreu. Un traité qui rapporte tous les ans à l’armée un milliard trois cents millions de dollars d’aide militaire américaine.
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