L'Observateur Paalga 07/02/2011
Trois semaines après Ben Ali, les vents favorables qui balaient le monde arabo-musulman sont en train de faire vaciller le régime égyptien. A 82 ans, le raïs gouverne 80 millions d’habitats dont la moitié vit sous le seuil de la pauvreté depuis 30 ans dans un régime d’état d’urgence.
Tout comme Ben Ali, il a fait des concessions allant jusqu’à démissionner de la tête du Parti national démocrate (PND), le parti au pouvoir. On se demande cependant si ça suffira à calmer la bourrasque populaire qui ne cesse de souffler, notamment sur la place Tahrir.
Ici comme là, que ce soit en Tunisie, en Egypte ou dans de nombreux pays subsahariens, ce parfum de jasmin met à nu le problème de la longévité au pouvoir. Quand on dure à la tête d’un Etat, outre le déni démocratique, le non-respect des droits de l’Homme et la corruption, le phénomène de la prédation est le plus à craindre. Il s’installe en effet comme une logique de la prédation.
Quand on fait 15, 20, 30 ans au pouvoir, et même si le roi demeure un parangon de bonne gouvernance, il n’est pas étonnant que la reine, les princes, les princesses et toute la cour puisent dans les deniers publics avec d’autant plus de volupté qu’ils se disent que cela va prendre fin un jour. Le patrimoine familial se confond alors avec le patrimoine de l’Etat.
Et quand le monarque trempe ses babines dans la soupe, les fortunes sont souvent colossales. Pour le cas de la Tunisie, par exemple, sans compter la mise en coupe réglée pendant des années du pays par le clan Trabelsi (la belle-famille du président), la fortune personnelle de Ben Ali a été évaluée par Forbes, en 2008, à cinq milliards de dollars.
C’est la raison pour laquelle il faut savoir limiter son temps de règne, savoir s’arrêter quand il le faut. Les scores fleuve aux élections et autres ne sont que des subterfuges, plus ou moins savamment orchestrés par les membres de la cour qui ne veulent pas voir la fin du buffet. Mais le festin se termine toujours en queue de poisson, comme on en a eu la preuve ces derniers temps.
Rabi Mitbkèta
Tout comme Ben Ali, il a fait des concessions allant jusqu’à démissionner de la tête du Parti national démocrate (PND), le parti au pouvoir. On se demande cependant si ça suffira à calmer la bourrasque populaire qui ne cesse de souffler, notamment sur la place Tahrir.
Ici comme là, que ce soit en Tunisie, en Egypte ou dans de nombreux pays subsahariens, ce parfum de jasmin met à nu le problème de la longévité au pouvoir. Quand on dure à la tête d’un Etat, outre le déni démocratique, le non-respect des droits de l’Homme et la corruption, le phénomène de la prédation est le plus à craindre. Il s’installe en effet comme une logique de la prédation.
Quand on fait 15, 20, 30 ans au pouvoir, et même si le roi demeure un parangon de bonne gouvernance, il n’est pas étonnant que la reine, les princes, les princesses et toute la cour puisent dans les deniers publics avec d’autant plus de volupté qu’ils se disent que cela va prendre fin un jour. Le patrimoine familial se confond alors avec le patrimoine de l’Etat.
Et quand le monarque trempe ses babines dans la soupe, les fortunes sont souvent colossales. Pour le cas de la Tunisie, par exemple, sans compter la mise en coupe réglée pendant des années du pays par le clan Trabelsi (la belle-famille du président), la fortune personnelle de Ben Ali a été évaluée par Forbes, en 2008, à cinq milliards de dollars.
C’est la raison pour laquelle il faut savoir limiter son temps de règne, savoir s’arrêter quand il le faut. Les scores fleuve aux élections et autres ne sont que des subterfuges, plus ou moins savamment orchestrés par les membres de la cour qui ne veulent pas voir la fin du buffet. Mais le festin se termine toujours en queue de poisson, comme on en a eu la preuve ces derniers temps.
Rabi Mitbkèta
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