vendredi 11 février 2011

Zimbabwe : vague de violences entre partisans du président Mugabe et de son Premier ministre


Par RFI
Morgan Tsvangirai, qui partage le pouvoir depuis deux ans au sein d'un gouvernement d'union fragile avec le président Robert Mugabe, avait tiré la sonnette d'alarme en début de semaine, devant les intimidations et les arrestations arbitraires dont sont victimes ses membres. Le climat selon le MDC n'est pas propice à la tenue d'élections libres et justes. le président Robert Mugabe, 86 ans et depuis plus de 30 ans au pouvoir, souhaite organiser des élections dans les prochains mois.
C'est une manifestation de jeunes du parti ZANU PF de Robert Mugabe qui a dégénéré le 7 février dans la capitale Harare. Ils protestaient contre une entreprise sud-africaine qui a remporté un important contrat de marché public. Ils s'en sont pris à des commerçants nigérians et chinois, puis à des sympathisants du MDC.
Dans des townships autour de la capitale, des boutiques et des maisons appartenant à des membres du parti de Tsvangirai ont été pillées ou brûlées, plusieurs ONG et des diplomates occidentaux ont par ailleurs signalé des arrestations arbitraires ces derniers jours.
Nelson Chamisa est le porte-parole du MDC : « Les membres de notre parti sont la cible d’agressions menées par la ZANU PF. On assiste à un regain de la violence et des intimidations. En tout, 1120 familles ont été déplacées ».
Les milices proches de Robert Mugabe avaient semé la terreur durant l'entre deux tours des élections présidentielles en 2008. La ZANU PF a fait porter la responsabilité des derniers épisodes violents sur le parti MDC. Rugare Gumbo est porte parole de la ZANU PF : «« Tout le monde sait que le MDC est un parti violent. Ils font toujours appel à la même technique. Ils prétendent que leurs membres sont agressés, pour ternir l’image de la ZANU PF ».
La ZANU PF estime néanmoins que le climat est propice à l'organisation d'élections libres et justes dans les prochains mois, ce n'est pas du tout l'avis du MDC qui pousse pour des réformes constitutionnelles, et une initiative de la communauté internationale pou «ramener la paix civile au Zimbabwe». 

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