jeudi 19 mai 2011

Interview avec Ray Lema par D. Suaza

Interview avec Ray Lema 
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Ray Lema es l’un des musiciens africains les plus curieux qui soit… Toujours en quête de nouveautés, de découvertes et d’inspirations, il n’a de cesse de sillonner la planète et d’enrichir son travail. Son œuvre est aujourd’hui l’une de plus belles synthèses entre musiques africaines et sons du monde entier.

Ray a consacré gentiment quelques minutes avec nous pour nous en parler sur son parcours musical avant de se présenter sur la scène du festival « l’Afrique dans tous les sens ».

Honnêtement, j’avoue que je ne connaissais pas vraiment son travail, mais c’était  le moment parfait pour une découverte et surtout pour écouter son dernier album « 99 » qui est sorti cette semaine.


Quelle définition donnez-vous à votre style musical ?


Je me sens essentiellement un musicien moderne, car je ne supporte pas faire seulement un type de musique. Qu’il soit du rock, de la musique congolaise… J’ai beau avoir d’influences de la musique classique car j’ai été éduqué en écoutant à Mozart, Beethoven. Généralement c’est comme une symphonie,  on n’arrive pas à imaginer une symphonie avec un même son, c’est une synergie de sons. C’est justement cela ma musique, il y a de mouvements qui sont plus rock, parfois reggae, et tout cet univers est la réflexion de ma personnalité musicale.

Pourriez-vous nous en parler sur votre parcours musical ?


J’ai collaboré avec des artistes du reggae, de jazz et des musiciens africains, donc je n’ai pas forcément défini un style précis. C’est à mes fans d’écouter ma musique et la définir car moi-même je ne peux vraiment pas la définir.
J’ai travaillé à un moment de ma vie en tant que directeur de musique du ballet national congolais et c’est un énorme pays qui fait quatre fois et demi la France. Nous avons à peu près 250 ethnies différentes. Chaque ethnie a un rythme particulier. Par exemple, quand j’entends des gens qui font la même chose du début à la fin de concert, j’ai l’impression d’écouter des ethnies et moi, je me sens pas « une ethnie », je suis un musicien moderne, j’aime le reggae, j’aime le rock, je trouve un peu dépassé le concept de faire tout le temps la même chose…

Quand avez-vous découvert cette passion pour la musique ?

A l’âge de 11 ans,  j’étais allé au séminaire pour devenir prête, on nous a fait des tests et on m’a dit que ma vocation était la musique, donc on m’a mis à l’ordre pour accompagner l’église et à la musique grégorienne pour accompagner les messes.  C’est la première musique que j’ai jouée. Après le grégorien, on m’a mis au classique, je suis resté trois ans au séminaire et après je suis parti.

Pourriez-vous mentionner quelques artistes que vous admirez ?

Il y en a beaucoup… Mozart et Bach parce que c’étaient les premiers qui m’ont beaucoup influencé, je peux vous citer aussi The Beatles, The Who et les artistes africains… J’aime trop la musique ! Il y a tellement des bons musiciens, j’ai peur de limiter la musique, je n’ai pas des idoles car je trouve que dans chaque artiste il y a du génie, du charme…


Vous avez un album nommé « 99 » qui est sorti cette semaine en France (9 mai). Pourquoi ce nom ?


99 en France est le numéro attribué par l’administration à tous ceux nés ailleurs. Donc, l’album est une utopie où la discrimination se transforme en fraternité. Composé de 13 titres (dont 12 inédites) l’album est le reflet du multiculturalisme qui habite en moi en tant qu’artiste et être humain.


Liste de chansons

Losako
Kinzaki
I do know now
Leila
99
Les oubliés de Kivu
Aza villageois
Kinshasa
Nanguka
Fleur de l’âge
Ata Ndele
Rodrigo’s boogie

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