June 29, 2011 infodabidjan
Korhogo – Les populations de la région des savanes, notamment celles de Korhogo, sont mécontentes. La raison est l’augmentation brutale des denrées alimentaires, ce qui provoque une cherté sans précédent de la vie.
Dans les années antérieures, la cité du Poro (Korhogo), était une ville paisible où il faisait bon vivre. Aujourd’hui, suite à la crise postélectorale, le marché a “changé de visage si bien que les populations ne se retrouvent plus.
Par exemple, le sac de riz ‘‘déni kachia’’ de 50kg qui coûtait à 7000 est passé à 18000 Fcfa. Notons que le riz ‘‘déni kachia’’ est celui consommé le plus par les ménages qui ont un revenu faible ce qui représente la majorité de cette population. Le kilogramme de viande qui coûtait 700 Fcfa le kilo est passé à 1800Fcfa, il en est de même pour le poisson.
Interrogé sur cette situation, une famille, ayant préféré garder l’anonymat, confiait ceci au journaliste de Infodabidjan.net: ‘‘Ici personne n’ose en parler, nous souffrons de cela depuis le déclenchement de la crise en 2002, seule Dieu pourra nous aider un jour’’ puis à elle d’ajouter: ‘‘personne ne se battait pour nous, ceux qui sont là savent pour qui ils se battaient, mais qu’ils ne disent pas qu’ils se battaient pour les nordiste, qu’ils ne nous mettent pas en palabre avec les autres’’.
En ce qui concerne la viande, nos recherches dans la cité du Poro ont révélé que les fermiers, du fait de la suppression de nombreux barrages routiers, ont préféré écouler leur bétail à Abidjan où la marge bénéficiaire est beaucoup plus importante pour eux. Cette volonté de maximisation de profit a éventuellement eu une répercussion négative sur le marché local où la demande devient évidemment plus forte que l’offre entrainant ainsi une hausse préjudiciable des prix pour les populations des savanes en générale.
Il faut noter que le déplacement de population vers cette région, fuyant l’attaque de la France du régime du Président Gbagbo, a aussi contribué à la hausse denrées alimentaires telles que les vivriers et autres produits. Après le départ des déplacés pour Abidjan, les prix n’ont plus chuté jusqu’à ce jour.
A côté de cela, il faut aussi noter les arriérés d’eau et d’électricité de la période de Janvier 2009 à ce jour. Dans un communiqué lu ce Dimanche 26 Juin sur les antennes de la SRTV (savane radio-télévision), un responsable départemental de la CIE invitait, les populations à s’acquitter de leurs arriérés sous peine de retrait de leur compteur. Les jours qui arrivent nous situeront.
Source: Joel LECLERGER, envoyé spécial d’Infodabidjan.net

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