Congo Libre, lundi 27 juin 2011
En RDC comme ailleurs, les Congolais n’ont qu’un sujet de conversation en cette période: la tenue des élections présidentielles et législatives le 28 novembre 2011.
Le débat sur l’opportunité de ces élections semble être désormais derrière nous, quoique d’aucuns ne l’entendent toujours pas de cette oreille.
Pendant très longtemps et de manière globale, deux camps se sont opposés sur la question : d’une part ceux qui, pour diverses raisons (l’usurpation d’identité par certains candidats présidentiables ou nationalité douteuse, notamment « Joseph Kabila » et Vital Kamhere ; les fraudes qui s’organisent ; la modification dans la précipitation de la constitution et de la loi électorale ; etc.), pensent que les conditions ne sont pas réunies pour les organiser ; de l’autre, ceux qui, malgré tous ces griefs, considèrent que les élections doivent se tenir au nom de la poursuite du processus électoral et de la consolidation de la démocratie.
Le débat sur l’opportunité de ces élections semble être désormais derrière nous, quoique d’aucuns ne l’entendent toujours pas de cette oreille.
Pendant très longtemps et de manière globale, deux camps se sont opposés sur la question : d’une part ceux qui, pour diverses raisons (l’usurpation d’identité par certains candidats présidentiables ou nationalité douteuse, notamment « Joseph Kabila » et Vital Kamhere ; les fraudes qui s’organisent ; la modification dans la précipitation de la constitution et de la loi électorale ; etc.), pensent que les conditions ne sont pas réunies pour les organiser ; de l’autre, ceux qui, malgré tous ces griefs, considèrent que les élections doivent se tenir au nom de la poursuite du processus électoral et de la consolidation de la démocratie.
Mais une démocratie biaisée à la racine en est-elle vraiment une ?
Ma conviction personnelle est que les élections de 2006 n’ont pas donné aux Congolais les dirigeants qu’ils méritaient, à commencer par le président de la République et en passant par les animateurs d’autres institutions tels le Gouvernement, l’Assemblée nationale ou encore le Sénat; quoique dans l’une ou l’autre, on trouve quelques hommes et femmes de valeur.
Ma conviction personnelle est que les élections de 2006 n’ont pas donné aux Congolais les dirigeants qu’ils méritaient, à commencer par le président de la République et en passant par les animateurs d’autres institutions tels le Gouvernement, l’Assemblée nationale ou encore le Sénat; quoique dans l’une ou l’autre, on trouve quelques hommes et femmes de valeur.
Le fait est que la grande majorité de ces élus sont arrivés aux affaires comme produits de fraudes, de corruption, d’achat des consciences et d’autres types de manipulations. Aujourd’hui, la RDC et la Communauté internationale se rendent à l’évidence, maintenant qu’il est question de renouveler cette classe politique.
Les dirigeants de 2006 sont tout simplement incapables d’organiser les élections, quoiqu’ils disent. D’ailleurs, on aurait pu ne plus en parler cette année tant ils les redoutaient. Et puis, il y a eu la pression de ceux qui les ont financées une première fois et qui voudraient continuer à en tirer les dividendes au moins le temps d’une législature encore, ainsi que l’indignation du Peuple qui ne s’explique pas qu’au bout de leur mandat, ses dirigeants politiques ne leur proposent que des projets de report des consultations. D’où ce semblant de réveil tardif et ce branle-bas de combat plein de maladresses auxquels nous assistons.
Mais les Congolais ne sont pas au bout de leur surprise, car les jours à venir vont livrer beaucoup de vérités, y compris sur le report de ces mêmes élections que le président de la CENI, Daniel Ngoyi Mulunda par ailleurs bras droit de « Joseph Kabila » et son conseiller spirituel ne pourra organiser, en dépit de son crédo du moment de le faire avant le 6 décembre 2011, date de prestation de serment du nouveau président élu selon la lettre de la constitution de la RDC, le mandat de « Joseph Kabila » expirant le 5 décembre 2011 à 23h59 minutes 59 secondes.
Mais feignons une certaine naïveté en nous permettant une fiction de ces élections à la date prévue, et examinons le profil des candidats aux présidentielles à la lumière de la constitution de la RDC de 2006.
Beaucoup d’hommes politiques congolais ambitionnent de se porter candidats à la présidentielle ou ont déjà déclaré leurs candidatures; mais pour l’économie du temps, nous allons nous limiter à ceux qui, de notre point de vue, sont les plus susceptibles de remporter les suffrages : Etienne Tshisekedi, Vital Kamhere et « Joseph Kabila ».
Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, Président de l’UDPS, parti politique.
Au regard de la constitution actuelle et eu égard à la noblesse de la fonction de président de la République, monsieur Tshisekedi apparaît comme un candidat valide et valable. D’une part, il satisfait à toutes les conditions d’éligibilité d’un Président de la République en RDC telles qu’énoncées à l’article 72 : « Nul ne peut être candidat à l'élection du Président de la République s'il ne remplit les
conditions ci-après :
1. posséder la nationalité congolaise d'origine;
2. être âgé de 30 ans au moins ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques;
4. ne pas se trouver dans un des cas d'exclusion prévus par la loi électorale. »
Il satisfait également, et ce, de manière non-équivoque à la condition sur la nationalité.
Article 10: «La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec "aucune autre.
La nationalité congolaise est soit d'origine, soit d'acquisition individuelle.
Est Congolais d'origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l'indépendance.
Une loi organique détermine les conditions de reconnaissance, d'acquisition, de perte et de recouvrement de la nationalité congolaise. »
D’autre part, monsieur Tshisekedi est un des rares hommes d’Etat congolais encore actifs à offrir à notre pays et au monde la preuve d’une probité et d’une réelle volonté d’instaurer au Congo une démocratie véritable. Son combat politique de ces 30 dernières années parlent pour lui (…).
Ses qualités morales et intellectuelles ainsi que la constance de son discours sont un gage pour le changement que le monde entier attend de voir s’opérer au Congo, même si ses détracteurs préfèrent regarder du côté de son âge : 79 ans.
Pourtant l’homme jouit d’une bonne santé, certes après une période de maladie. Tshisekedi Wa Mulumba est en bonne forme physique, comme en témoigne son périple actuel en Occident.
Vital Kamhere, Président de l’Union pour la Nation Congolaise, parti politique.
Monsieur Kamhere a le désavantage de ne pas prouver sa nationalité congolaise. Au cours de ses récents voyages en Occident, notamment à l’étape du Canada, Kamhere n’a pas su ni pu répondre de manière satisfaisante à la question sur sa nationalité congolaise. Le doute par ailleurs légitime des Congolais, reste entier sur la validité de la nationalité congolaise dont il se prévaut.
Les dirigeants de 2006 sont tout simplement incapables d’organiser les élections, quoiqu’ils disent. D’ailleurs, on aurait pu ne plus en parler cette année tant ils les redoutaient. Et puis, il y a eu la pression de ceux qui les ont financées une première fois et qui voudraient continuer à en tirer les dividendes au moins le temps d’une législature encore, ainsi que l’indignation du Peuple qui ne s’explique pas qu’au bout de leur mandat, ses dirigeants politiques ne leur proposent que des projets de report des consultations. D’où ce semblant de réveil tardif et ce branle-bas de combat plein de maladresses auxquels nous assistons.
Mais les Congolais ne sont pas au bout de leur surprise, car les jours à venir vont livrer beaucoup de vérités, y compris sur le report de ces mêmes élections que le président de la CENI, Daniel Ngoyi Mulunda par ailleurs bras droit de « Joseph Kabila » et son conseiller spirituel ne pourra organiser, en dépit de son crédo du moment de le faire avant le 6 décembre 2011, date de prestation de serment du nouveau président élu selon la lettre de la constitution de la RDC, le mandat de « Joseph Kabila » expirant le 5 décembre 2011 à 23h59 minutes 59 secondes.
Mais feignons une certaine naïveté en nous permettant une fiction de ces élections à la date prévue, et examinons le profil des candidats aux présidentielles à la lumière de la constitution de la RDC de 2006.
Beaucoup d’hommes politiques congolais ambitionnent de se porter candidats à la présidentielle ou ont déjà déclaré leurs candidatures; mais pour l’économie du temps, nous allons nous limiter à ceux qui, de notre point de vue, sont les plus susceptibles de remporter les suffrages : Etienne Tshisekedi, Vital Kamhere et « Joseph Kabila ».
Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, Président de l’UDPS, parti politique.
Au regard de la constitution actuelle et eu égard à la noblesse de la fonction de président de la République, monsieur Tshisekedi apparaît comme un candidat valide et valable. D’une part, il satisfait à toutes les conditions d’éligibilité d’un Président de la République en RDC telles qu’énoncées à l’article 72 : « Nul ne peut être candidat à l'élection du Président de la République s'il ne remplit les
conditions ci-après :
1. posséder la nationalité congolaise d'origine;
2. être âgé de 30 ans au moins ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques;
4. ne pas se trouver dans un des cas d'exclusion prévus par la loi électorale. »
Il satisfait également, et ce, de manière non-équivoque à la condition sur la nationalité.
Article 10: «La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec "aucune autre.
La nationalité congolaise est soit d'origine, soit d'acquisition individuelle.
Est Congolais d'origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l'indépendance.
Une loi organique détermine les conditions de reconnaissance, d'acquisition, de perte et de recouvrement de la nationalité congolaise. »
D’autre part, monsieur Tshisekedi est un des rares hommes d’Etat congolais encore actifs à offrir à notre pays et au monde la preuve d’une probité et d’une réelle volonté d’instaurer au Congo une démocratie véritable. Son combat politique de ces 30 dernières années parlent pour lui (…).
Ses qualités morales et intellectuelles ainsi que la constance de son discours sont un gage pour le changement que le monde entier attend de voir s’opérer au Congo, même si ses détracteurs préfèrent regarder du côté de son âge : 79 ans.
Pourtant l’homme jouit d’une bonne santé, certes après une période de maladie. Tshisekedi Wa Mulumba est en bonne forme physique, comme en témoigne son périple actuel en Occident.
Vital Kamhere, Président de l’Union pour la Nation Congolaise, parti politique.
Monsieur Kamhere a le désavantage de ne pas prouver sa nationalité congolaise. Au cours de ses récents voyages en Occident, notamment à l’étape du Canada, Kamhere n’a pas su ni pu répondre de manière satisfaisante à la question sur sa nationalité congolaise. Le doute par ailleurs légitime des Congolais, reste entier sur la validité de la nationalité congolaise dont il se prévaut.
En tout cas, tout laisse apparaître que Kamhere a porté une autre nationalité avant la congolaise, du moins jusqu’à la fin de ses études universitaires, période où il portait encore son prénom de Vital, alors nous autres Zaïrois n’y étions pas autorisés. Tout est question de nous dire quand et comment il l’a obtenue. Il y a donc un souci à régler par rapport à l’article 72 de la constitution déjà évoqué, en ses points 1 et 4.
Mais il y a plus et bien plus grave. Proche collaborateur de l’actuel président de la RDC, il a participé activement et étroitement à l’installation de la classe politique congolaise, avant de la quitter, il y a peu. A ce titre, il est donc co-auteur de bien de crimes imputables au régime actuel : signature de contrats léonins, etc.
En effet, la constitution est claire en cette matière. Son article 56 stipule que « Tout acte, tout accord, toute convention, tout arrangement ou tout autre fait, qui a pour conséquence de priver la nation, les personnes physiques ou morales de tout ou partie de leurs propres moyens d'existence tirés de leurs ressources ou de leurs richesses naturelles, sans préjudice des dispositions internationales sur les crimes économiques, est érigé en infraction de pillage punie par la loi. »
Et l’article 57 le complete en disant: «Les actes visés à l'article précédent ainsi que leur tentative, quelles qu'en soient les modalités, s'ils sont le fait d'une personne investie d'autorité publique, sont punis comme infraction de haute trahison. »
Monsieur Kamhere, en sa qualité de Président de l’Assemblée nationale, organe chargé de légiférer mais également de vérifier la régularité et la légalité des actes de l’Exécutif, disposait de suffisamment de moyens pour s’opposer aux actes de haute trahison. Ce qu’il n’avait pas fait. Dans les démocraties, ce que la RDC n’est pas, monsieur Kamhere aurait dû être poursuivi, avec les autres, pour haute trahison!
Seul bémol pour lui, il a su s’opposer à l’entrée irrégulière des troupes rwandaises en RDC à l’instigation de Paul Kagame, président du Rwanda, et l’aval de « Joseph Kabila ». Faut-il pour autant le disculper pour tout le reste ?
« Joseph Kabila », Président de la République, autorité morale du PPRD, parti politique.
Sauf une nouvelle modification de la Constitution de la RDC et d’autres lois, monsieur « Kabila » ne devrait même pas présenter une quelconque candidature, s’étant notoirement rendu coupable de crimes innombrables en RDC. D’ailleurs, cela aurait déjà dû être le cas au rendez-vous de 2006. Car l’article 62 de la constitution stipule que « Nul n'est censé ignorer la loi. Toute personne est tenue de respecter la Constitution et de se conformer aux lois de la République.»
Or tout y est passé en 2006 : mariage religieux fantaisiste conclu après au moins deux tentatives infructueuses devant des communautés de foi différentes et ayant essuyé le refus de l’Eglise catholique ; rafistolage de la constitution pour l’adapter à l’âge et au niveau d’études du « candidat-pas-comme-les-autres », achat de diplôme d’études universitaires dans une université n’existant que sur Internet ; et nous vous passons du reste !
Tous les Congolais le savent, la Communauté internationale le sait ; et pourtant cette fois encore tout se fait comme si ce monsieur était un candidat crédible, intègre et valable. Ceci ne peut se voir qu’en RDC et nulle part ailleurs.
Examinons les faits et gestes de « Joseph Kabila » depuis qu’il est président en RDC. Il n’est d’ailleurs point besoin de remonter au-delà du 6 décembre 2006. La législature qui s’achève - eh oui, tout a une fin! - offre à elle seule toutes sortes de preuves.
A ce jour, tous les organes de loi et de justice, mais également le Congolais lambda, disposent de preuves suffisantes de Haute trahison contre « Joseph Kabila ».
Il y a d’abord tous ces accords commerciaux signés avec les Chinois, qui ont indigné toute la planète – nous n’exagérons pas – au point que la Communauté internationale s’est vue obligée de voler au secours du Peuple du Congo, grand dindon de la farce de ses dirigeants, en demandant qu’ils soient réexaminés.
Les contrats chinois sont un parfait exemple de contrats léonins. Combien de Congolais peuvent dire ce qu’ils en savent ? Même ceux qui sont dans « les institutions » n’y ont vu pour la plupart que du feu. Comment brader, si on aime le Congo, des richesses valant jusqu’à 100 milliards de dollars pour à peine 10 milliards ?
Ces contrats, à n’en point douter (comment pourrait-on d’ailleurs en douter ?), constituent des actes de Haute trahison au regard des articles 56 et 57 de la constitution déjà mentionnés s’agissant de Vital Kamhere.
Il y a ensuite des accords de sécurité secrets que « Joseph Kabila » signe seul avec le Rwanda, mais aussi avec l’Ouganda et le Burundi, qui portent gravement atteinte à la souveraineté du Congo et à son intégrité territoriale en même temps qu’ils hypothèquent son avenir.
Tous se souviennent de l’entrée massive des Rwandais en RDC, en violation flagrante de la constitution et des lois de la République, avec en prime la répression ou l’intimidation de tous ceux qui avaient osé ouvertement s’indigner. Les députés Kiaviro et Kamhere pour ne pas les citer, pourtant du parti au pouvoir, en savent quelque chose. En réalité, cela ne constituait ni plus ni moins qu’une infiltration officielle des soldats rwandais au Congo.
Il y a eu encore le déplacement des éléments FDLR au Katanga.
Sans faire l’objet de débats mais surtout d’approbation à l’Assemblée nationale, des génocidaires qui continuent à violer nos filles, sœurs et mamans ont été déplacés plus à l’intérieur de nos terres !
Mais il y a plus et bien plus grave. Proche collaborateur de l’actuel président de la RDC, il a participé activement et étroitement à l’installation de la classe politique congolaise, avant de la quitter, il y a peu. A ce titre, il est donc co-auteur de bien de crimes imputables au régime actuel : signature de contrats léonins, etc.
En effet, la constitution est claire en cette matière. Son article 56 stipule que « Tout acte, tout accord, toute convention, tout arrangement ou tout autre fait, qui a pour conséquence de priver la nation, les personnes physiques ou morales de tout ou partie de leurs propres moyens d'existence tirés de leurs ressources ou de leurs richesses naturelles, sans préjudice des dispositions internationales sur les crimes économiques, est érigé en infraction de pillage punie par la loi. »
Et l’article 57 le complete en disant: «Les actes visés à l'article précédent ainsi que leur tentative, quelles qu'en soient les modalités, s'ils sont le fait d'une personne investie d'autorité publique, sont punis comme infraction de haute trahison. »
Monsieur Kamhere, en sa qualité de Président de l’Assemblée nationale, organe chargé de légiférer mais également de vérifier la régularité et la légalité des actes de l’Exécutif, disposait de suffisamment de moyens pour s’opposer aux actes de haute trahison. Ce qu’il n’avait pas fait. Dans les démocraties, ce que la RDC n’est pas, monsieur Kamhere aurait dû être poursuivi, avec les autres, pour haute trahison!
Seul bémol pour lui, il a su s’opposer à l’entrée irrégulière des troupes rwandaises en RDC à l’instigation de Paul Kagame, président du Rwanda, et l’aval de « Joseph Kabila ». Faut-il pour autant le disculper pour tout le reste ?
« Joseph Kabila », Président de la République, autorité morale du PPRD, parti politique.
Sauf une nouvelle modification de la Constitution de la RDC et d’autres lois, monsieur « Kabila » ne devrait même pas présenter une quelconque candidature, s’étant notoirement rendu coupable de crimes innombrables en RDC. D’ailleurs, cela aurait déjà dû être le cas au rendez-vous de 2006. Car l’article 62 de la constitution stipule que « Nul n'est censé ignorer la loi. Toute personne est tenue de respecter la Constitution et de se conformer aux lois de la République.»
Or tout y est passé en 2006 : mariage religieux fantaisiste conclu après au moins deux tentatives infructueuses devant des communautés de foi différentes et ayant essuyé le refus de l’Eglise catholique ; rafistolage de la constitution pour l’adapter à l’âge et au niveau d’études du « candidat-pas-comme-les-autres », achat de diplôme d’études universitaires dans une université n’existant que sur Internet ; et nous vous passons du reste !
Tous les Congolais le savent, la Communauté internationale le sait ; et pourtant cette fois encore tout se fait comme si ce monsieur était un candidat crédible, intègre et valable. Ceci ne peut se voir qu’en RDC et nulle part ailleurs.
Examinons les faits et gestes de « Joseph Kabila » depuis qu’il est président en RDC. Il n’est d’ailleurs point besoin de remonter au-delà du 6 décembre 2006. La législature qui s’achève - eh oui, tout a une fin! - offre à elle seule toutes sortes de preuves.
A ce jour, tous les organes de loi et de justice, mais également le Congolais lambda, disposent de preuves suffisantes de Haute trahison contre « Joseph Kabila ».
Il y a d’abord tous ces accords commerciaux signés avec les Chinois, qui ont indigné toute la planète – nous n’exagérons pas – au point que la Communauté internationale s’est vue obligée de voler au secours du Peuple du Congo, grand dindon de la farce de ses dirigeants, en demandant qu’ils soient réexaminés.
Les contrats chinois sont un parfait exemple de contrats léonins. Combien de Congolais peuvent dire ce qu’ils en savent ? Même ceux qui sont dans « les institutions » n’y ont vu pour la plupart que du feu. Comment brader, si on aime le Congo, des richesses valant jusqu’à 100 milliards de dollars pour à peine 10 milliards ?
Ces contrats, à n’en point douter (comment pourrait-on d’ailleurs en douter ?), constituent des actes de Haute trahison au regard des articles 56 et 57 de la constitution déjà mentionnés s’agissant de Vital Kamhere.
Il y a ensuite des accords de sécurité secrets que « Joseph Kabila » signe seul avec le Rwanda, mais aussi avec l’Ouganda et le Burundi, qui portent gravement atteinte à la souveraineté du Congo et à son intégrité territoriale en même temps qu’ils hypothèquent son avenir.
Tous se souviennent de l’entrée massive des Rwandais en RDC, en violation flagrante de la constitution et des lois de la République, avec en prime la répression ou l’intimidation de tous ceux qui avaient osé ouvertement s’indigner. Les députés Kiaviro et Kamhere pour ne pas les citer, pourtant du parti au pouvoir, en savent quelque chose. En réalité, cela ne constituait ni plus ni moins qu’une infiltration officielle des soldats rwandais au Congo.
Il y a eu encore le déplacement des éléments FDLR au Katanga.
Sans faire l’objet de débats mais surtout d’approbation à l’Assemblée nationale, des génocidaires qui continuent à violer nos filles, sœurs et mamans ont été déplacés plus à l’intérieur de nos terres !
Aujourd’hui, aucun congolais ne sait ce qu’ils sont devenus. Monsieur Mende, qui essayait de rassurer l’opinion nationale, peut-il nous dire où ils se trouvent à l’heure qu’il est ?
Il y a eu aussi le retour de réfugiés «congolais» du Rwanda négocié en toute opacité. Cette question met à nue la politique d’occupation élaborée par Kagame et exécutée par « Joseph Kabila ». Un autre cas de très Haute trahison ! Voici d’ailleurs ce qu’une ONG internationale (Refugee International, RI en sigles) sur le terrain dans les provinces de l’Est nous révèle à ce sujet, dans son rapport paru il y a déjà un an (le 20 avril 2010) et qui reste d’actualité, intitulé « RD CONGO : RETOURS COMPROMIS DANS LES ZONES INSTABLES. »
« Zones de retour instables au Nord Kivu…
Un accord tripartite entre le HCR et le gouvernement de la République démocratique du Congo et celui du Rwanda a été signé en février 2010. Cet accord prépare le terrain pour le retour assisté de plus de 50.000 réfugiés congolais de camps officiels situés au Rwanda. Bien qu’importants pour la stabilité future de l’est de la RDC, ces retours auront lieu dans un paysage complexe de mouvements de population et de tensions ethniques grandissantes…
La plupart des zones de retour au Nord Kivu se trouvent toujours sous le contrôle du CNDP. Alors que des mécanismes visant à faciliter le retour officiel des réfugiés du Rwanda n’ont pas encore été mis sur pied dans le cadre du processus tripartite, des retours spontanés ont déjà eu lieu. Les origines de ces arrivées spontanées du Rwanda étant confuses, cela soulève des inquiétudes en ce qui concerne la viabilité de la réintégration des réfugiés lorsque les retours officiels commenceront.
Elargissement du CNDP et vols de terres
L’accord de paix entre le gouvernement de la RDC et le nouveau leadership du CNDP signé le 23 mars 2009, après l’arrestation de Nkunda, comprend toutes les demandes fondamentales qui avaient été précédemment faites par Nkunda. On s’inquiète cependant de promesses non révélées qu’aurait faites le gouvernement congolais au CNDP en échange de la remise de Nkunda.
L’accord a conduit à l’intégration des unités du CNDP aux FARDC mais les anciens rebelles ont gardé les mêmes chaînes de commande. Au sein des FARDC, le CNDP a obtenu la majorité des postes de commande ainsi que des lignes de front lors des déploiements dans le cadre des opérations militaires contre les FDLR.
Ces opérations ont permis au CNDP de tripler la taille du territoire sous leur contrôle, comprenant des zones minières lucratives dans les Territoires de Masisi, Walikale, Kalehe et Mwenga. Le CNDP a également renforcé sa domination dans des zones agricoles des Territoires de Rutshuru et de Masisi, écartant les chefs traditionnels.
Dans le Territoire de Masisi sous contrôle du CNDP, la base du pouvoir administratif, qui fonctionne indépendamment de l’administration locale du gouvernement congolais, se trouve dans la ville de Mushake et a des antennes à Ngungu et Kitchanga. Dans ces zones, l’administration du CNDP tire profit de revenus fiscaux considérables et contrôle l’économie locale ainsi que la force de travail (…)
(…)Depuis un an, la stratégie militaire du CNDP a également été guidée par un désir de s’emparer et de rassembler des pâturages dans le Territoire de Masisi. De nombreuses éruptions de violence ont eu lieu autour de grandes concessions de terrain dont les titres furent distribués lorsque les rebelles du RCD, soutenus par le Rwanda, contrôlaient les Kivus.
Il y a eu aussi le retour de réfugiés «congolais» du Rwanda négocié en toute opacité. Cette question met à nue la politique d’occupation élaborée par Kagame et exécutée par « Joseph Kabila ». Un autre cas de très Haute trahison ! Voici d’ailleurs ce qu’une ONG internationale (Refugee International, RI en sigles) sur le terrain dans les provinces de l’Est nous révèle à ce sujet, dans son rapport paru il y a déjà un an (le 20 avril 2010) et qui reste d’actualité, intitulé « RD CONGO : RETOURS COMPROMIS DANS LES ZONES INSTABLES. »
« Zones de retour instables au Nord Kivu…
Un accord tripartite entre le HCR et le gouvernement de la République démocratique du Congo et celui du Rwanda a été signé en février 2010. Cet accord prépare le terrain pour le retour assisté de plus de 50.000 réfugiés congolais de camps officiels situés au Rwanda. Bien qu’importants pour la stabilité future de l’est de la RDC, ces retours auront lieu dans un paysage complexe de mouvements de population et de tensions ethniques grandissantes…
La plupart des zones de retour au Nord Kivu se trouvent toujours sous le contrôle du CNDP. Alors que des mécanismes visant à faciliter le retour officiel des réfugiés du Rwanda n’ont pas encore été mis sur pied dans le cadre du processus tripartite, des retours spontanés ont déjà eu lieu. Les origines de ces arrivées spontanées du Rwanda étant confuses, cela soulève des inquiétudes en ce qui concerne la viabilité de la réintégration des réfugiés lorsque les retours officiels commenceront.
Elargissement du CNDP et vols de terres
L’accord de paix entre le gouvernement de la RDC et le nouveau leadership du CNDP signé le 23 mars 2009, après l’arrestation de Nkunda, comprend toutes les demandes fondamentales qui avaient été précédemment faites par Nkunda. On s’inquiète cependant de promesses non révélées qu’aurait faites le gouvernement congolais au CNDP en échange de la remise de Nkunda.
L’accord a conduit à l’intégration des unités du CNDP aux FARDC mais les anciens rebelles ont gardé les mêmes chaînes de commande. Au sein des FARDC, le CNDP a obtenu la majorité des postes de commande ainsi que des lignes de front lors des déploiements dans le cadre des opérations militaires contre les FDLR.
Ces opérations ont permis au CNDP de tripler la taille du territoire sous leur contrôle, comprenant des zones minières lucratives dans les Territoires de Masisi, Walikale, Kalehe et Mwenga. Le CNDP a également renforcé sa domination dans des zones agricoles des Territoires de Rutshuru et de Masisi, écartant les chefs traditionnels.
Dans le Territoire de Masisi sous contrôle du CNDP, la base du pouvoir administratif, qui fonctionne indépendamment de l’administration locale du gouvernement congolais, se trouve dans la ville de Mushake et a des antennes à Ngungu et Kitchanga. Dans ces zones, l’administration du CNDP tire profit de revenus fiscaux considérables et contrôle l’économie locale ainsi que la force de travail (…)
(…)Depuis un an, la stratégie militaire du CNDP a également été guidée par un désir de s’emparer et de rassembler des pâturages dans le Territoire de Masisi. De nombreuses éruptions de violence ont eu lieu autour de grandes concessions de terrain dont les titres furent distribués lorsque les rebelles du RCD, soutenus par le Rwanda, contrôlaient les Kivus.
Alors qu’historiquement, les chefs coutumiers jouent un rôle majeur dans l’allocation des terres aux familles vivant sur leurs territoires, le CNDP utilise désormais des lois civiles territoriales qui datent d’il y a plus de trente ans et qui n’ont jamais été harmonisées aux pratiques traditionnelles. Les propriétaires des titres dormants exigent maintenant que les « squatteurs » de longue date évacuent leurs terres, et construisent même de plus grands domaines agricoles en forçant dehors des propriétaires fonciers légitimes au moyen de menaces de violence et des taxes lourdes.
Des sources locales crédibles ont informé RI de bergers armés dans le Territoire de Masisi qui servent de milice au CNDP et protègent du bétail amené du Rwanda et dont les propriétaires font partie de l’élite militaire et politique à Kigali. Ils harcèlent également régulièrement la population locale, y compris des personnes qui sont revenues. On a rapporté à RI qu’en Masisi, on appelle ce bétail
« vaches sans frontières ».
En plus de ces intérêts territoriaux, le CNDP cherche à garantir des caractéristiques démographiques avantageuses pour ses supporteurs hutu et tutsi, appelés « rwandophones » en politique. Grâce à des tactiques d’intimidation, le CNDP a réussi à forcer dehors la majorité des non-rwandophones de villes auparavant hétérogènes ethniquement, par exemple Rubaya et Mushake (…). »
Mais il y a pire et malgré que « Joseph Kabila » ainsi que les thuriféraires du régime tentent de l’étouffer, des preuves du contraire ont été collectées sur le terrain par RI :
« (…)Des Rwandais se posent en Congolais qui rentrent chez eux.
Lors d’une mission récente au Nord Kivu, Refugees International a appris que des Rwandais essayaient de se faire passer pour des réfugiés congolais rentrant chez eux, dans des zones sous la protection du CNDP, ce qui augmente les frictions entre les rwandophones et les autres groupes ethniques.(…)
Dans un groupement près de Kirolirwe, RI a interviewé des adultes prétendant être retournés là d’où ils sont originaires. Ces derniers ont rapporté avoir été forcés de quitter la forêt de Gishwati au Rwanda, où le gouvernement a obligé des Congolais légitimes à quitter les terres qui leur avaient été données en tant que réfugiés. Néanmoins, ces individus n’avaient même pas de connaissance basique du swahili, ce qui est très peu probable pour un homme adulte congolais. Le chef local n’a pas pu non plus garantir qu’ils avaient vécu dans son village auparavant, alors qu’il a pu le faire pour d’autres personnes étant revenues du Rwanda spontanément.
D’anciens membres du CNDP crédibles ont rapporté à RI que les personnes en provenance du Rwanda sont « briefées » en long et en large sur ce qu’elles doivent dire aux autorités congolaises et aux internationaux. Près de Kirolirwe, RI a observé que plusieurs personnes parmi celles qui avaient dit qu’elles étaient congolaises en provenance de camps de réfugiés ont ensuite été questionnées par les dirigeants autoproclamés des personnes rentrant chez elles.
Une jeune fille a répondu en kinyarwanda, « Ne t’inquiète pas, ils n’ont rien appris de moi. Je n’ai balancé personne ». Le même dirigeant a montré à RI des listes de personnes rentrées chez elles auxquelles il ajoutait lui-même des noms de camp de réfugiés et des signatures. De nombreuses listes similaires ont fait surface un peu partout en Masisi, mais très peu de noms correspondent à ceux des personnes inscrites dans les camps du Rwanda par le HCR. (…)
Il y a enfin cet accord en cours de négociation entre « Joseph Kabila » par Belges interposés et les FDLR, sur demande de KAGAME, pour déplacer les Rwandais hors des provinces du Kivu vers le Maniema ou d’autres provinces.
Ceci est toute simplement une politique d’implantation définitive de Rwandais en RDC, mais les Congolais ne sont pas dupes.
Ce n’est pas par hasard si ceux installés dans les Kasaï ont fait savoir, par le HCR lors de la célébration de la Journée du Réfugié, qu’ils demandaient désormais la nationalité congolaise, parce que bien « intégrés » en RDC! Peut-on raisonnablement envisager une telle chose en ce moment si on avait un minimum de respect pour les Congolais ?
Le Rapport Mapping de l’ONU d’octobre 2010
Tout dans ce rapport implique le chef de l’Etat congolais, même s’il n’est pas le seul acteur majeur dans les tragédies qu’a connues la RDC au cours des 15 dernières années. Et « Joseph Kabila » lui-même l’avait confirmé il y a dix ans déjà dans l’interview accordée à Colette Braeckman, parue dans Lesoir du 7 mars 2001 :
Colette Braeckman : « M. le Président, on commence à vous connaître sur la scène internationale. Mais humainement, vous demeurez un inconnu. Je me souviens cependant vous avoir vu de loin à Kisangani, en 1997… »
Kabila Junior : « C’est vrai, j’étais là lorsque la ville est tombée aux mains de l’Afdl (Alliance des forces pour la démocratie et la libération du Congo, qui visait à renverser Mobutu). J’étais avec les Rwandais et lorsque j’ai vu comment ils se comportaient avec les réfugiés Hutus, j’ai pensé qu’un jour nous aurions la guerre avec ces gens-là. Mais à l’époque, il était impossible de parler de cela et par la suite, tout a été fait pour bloquer la commission d’enquête de l’Onu par Bizima Kahara entre autres, qui était alors ministre des Affaires étrangères. Aujourd’hui, bien sûr, si l’Onu voulait encore enquêter sur cette affaire, elle serait la bienvenue. Depuis lors, dans la région, il y a eu d’autres victimes, congolaises celles-là.
Des sources locales crédibles ont informé RI de bergers armés dans le Territoire de Masisi qui servent de milice au CNDP et protègent du bétail amené du Rwanda et dont les propriétaires font partie de l’élite militaire et politique à Kigali. Ils harcèlent également régulièrement la population locale, y compris des personnes qui sont revenues. On a rapporté à RI qu’en Masisi, on appelle ce bétail
« vaches sans frontières ».
En plus de ces intérêts territoriaux, le CNDP cherche à garantir des caractéristiques démographiques avantageuses pour ses supporteurs hutu et tutsi, appelés « rwandophones » en politique. Grâce à des tactiques d’intimidation, le CNDP a réussi à forcer dehors la majorité des non-rwandophones de villes auparavant hétérogènes ethniquement, par exemple Rubaya et Mushake (…). »
Mais il y a pire et malgré que « Joseph Kabila » ainsi que les thuriféraires du régime tentent de l’étouffer, des preuves du contraire ont été collectées sur le terrain par RI :
« (…)Des Rwandais se posent en Congolais qui rentrent chez eux.
Lors d’une mission récente au Nord Kivu, Refugees International a appris que des Rwandais essayaient de se faire passer pour des réfugiés congolais rentrant chez eux, dans des zones sous la protection du CNDP, ce qui augmente les frictions entre les rwandophones et les autres groupes ethniques.(…)
Dans un groupement près de Kirolirwe, RI a interviewé des adultes prétendant être retournés là d’où ils sont originaires. Ces derniers ont rapporté avoir été forcés de quitter la forêt de Gishwati au Rwanda, où le gouvernement a obligé des Congolais légitimes à quitter les terres qui leur avaient été données en tant que réfugiés. Néanmoins, ces individus n’avaient même pas de connaissance basique du swahili, ce qui est très peu probable pour un homme adulte congolais. Le chef local n’a pas pu non plus garantir qu’ils avaient vécu dans son village auparavant, alors qu’il a pu le faire pour d’autres personnes étant revenues du Rwanda spontanément.
D’anciens membres du CNDP crédibles ont rapporté à RI que les personnes en provenance du Rwanda sont « briefées » en long et en large sur ce qu’elles doivent dire aux autorités congolaises et aux internationaux. Près de Kirolirwe, RI a observé que plusieurs personnes parmi celles qui avaient dit qu’elles étaient congolaises en provenance de camps de réfugiés ont ensuite été questionnées par les dirigeants autoproclamés des personnes rentrant chez elles.
Une jeune fille a répondu en kinyarwanda, « Ne t’inquiète pas, ils n’ont rien appris de moi. Je n’ai balancé personne ». Le même dirigeant a montré à RI des listes de personnes rentrées chez elles auxquelles il ajoutait lui-même des noms de camp de réfugiés et des signatures. De nombreuses listes similaires ont fait surface un peu partout en Masisi, mais très peu de noms correspondent à ceux des personnes inscrites dans les camps du Rwanda par le HCR. (…)
Il y a enfin cet accord en cours de négociation entre « Joseph Kabila » par Belges interposés et les FDLR, sur demande de KAGAME, pour déplacer les Rwandais hors des provinces du Kivu vers le Maniema ou d’autres provinces.
Ceci est toute simplement une politique d’implantation définitive de Rwandais en RDC, mais les Congolais ne sont pas dupes.
Ce n’est pas par hasard si ceux installés dans les Kasaï ont fait savoir, par le HCR lors de la célébration de la Journée du Réfugié, qu’ils demandaient désormais la nationalité congolaise, parce que bien « intégrés » en RDC! Peut-on raisonnablement envisager une telle chose en ce moment si on avait un minimum de respect pour les Congolais ?
Le Rapport Mapping de l’ONU d’octobre 2010
Tout dans ce rapport implique le chef de l’Etat congolais, même s’il n’est pas le seul acteur majeur dans les tragédies qu’a connues la RDC au cours des 15 dernières années. Et « Joseph Kabila » lui-même l’avait confirmé il y a dix ans déjà dans l’interview accordée à Colette Braeckman, parue dans Lesoir du 7 mars 2001 :
Colette Braeckman : « M. le Président, on commence à vous connaître sur la scène internationale. Mais humainement, vous demeurez un inconnu. Je me souviens cependant vous avoir vu de loin à Kisangani, en 1997… »
Kabila Junior : « C’est vrai, j’étais là lorsque la ville est tombée aux mains de l’Afdl (Alliance des forces pour la démocratie et la libération du Congo, qui visait à renverser Mobutu). J’étais avec les Rwandais et lorsque j’ai vu comment ils se comportaient avec les réfugiés Hutus, j’ai pensé qu’un jour nous aurions la guerre avec ces gens-là. Mais à l’époque, il était impossible de parler de cela et par la suite, tout a été fait pour bloquer la commission d’enquête de l’Onu par Bizima Kahara entre autres, qui était alors ministre des Affaires étrangères. Aujourd’hui, bien sûr, si l’Onu voulait encore enquêter sur cette affaire, elle serait la bienvenue. Depuis lors, dans la région, il y a eu d’autres victimes, congolaises celles-là.
Une Ong américaine a estimé que 2.500.000 civils congolais avaient péri au cours de la guerre actuelle. Un chiffre aussi massif n’est pas le fait du hasard : il y a bien eu l’intention de tuer la population. Cela aussi, c’est un génocide, contre les Congolais cette fois, mais nul ne s’en émeut. Il est vrai que dans les forêts de l’Est, il n’y a pas les caméras de CNN...On a parlé des massacres de Kasika, de Makobola, de Shabunda plus récemment, mais qui s’y intéresse ? »
Or les Congolais savent que « Joseph Kabila » a travaillé au sein de l’Armée Patriotique Rwandaise, sous les ordres de James Kabarebe. Même si les enquêtes n’ont pas encore débuté, on peut considérer « Joseph Kabila » comme co-auteur des massacres dont il parle dans l’interview, puisqu’il a fait partie de cette même armée avant le premier retrait de l’armée rwandaise en 1998.
Les assassinats politiques
Au chapitre des assassinats politiques, des crimes commandités par « Joseph Kabila » ou lui profitant n’ont cessé de se rallonger et ses victimes se comptent tant chez ses adversaires politiques que chez les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme, les militaires, les policiers et les citoyens ordinaires: Didace Namujambo, Serge Maheshe, Pierre Bapuwa, Général Budja Mabe, Floribert Chebeya et Armand Tungulu pour ne citer que ceux-là sont bien des preuves, j’allais dire, vivantes de sa crauté.
Que conclure de ce qui précède ?
Au moment du dépôt des candidatures, les institutions compétentes ont l’obligation d’investiguer sur toute personne, lorsqu’il existe des doutes, des preuves ou un faisceau d’indices probants. Or dans le cas de « Joseph Kabila », il existe déjà, comme nous venons de le démontrer, une montagne de preuves et une galaxie d’indices !
Toute candidature de « Joseph Kabila », à quelque degré que ce soit, devra être frappée d’irrecevabilité. Quand bien-même par mégarde elle était reçue, elle devra être invalidée. Bien plus, l’appareil judiciaire devra éclaircir une fois pour toutes la question relative à sa nationalité.
Une personne, d’essence divine fusse-t-elle, ne peut susciter tant d’interrogations et paradoxalement ne pas faire l’objet d’enquêtes.
S’agissant des crimes économiques, des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité dont « Joseph Kabila » s’est rendu coupable et qui sont bien documentés, ceux-ci devraient conduire à son « impeachment » suivi de son arrestation pour des faits gravissimes et avérés. Et les crimes de génocide ainsi que les crimes contre l’humanité devraient le mener droit à la Haye.
Dans tous les cas, il y finira un jour, tôt ou tard !
Par ailleurs, les institutions compétentes devront aussi nous renseigner sur les résultats d’enquêtes pour les griefs relatifs aux élections de 2006. Rappelons-nous que monsieur « Kabila » avait introduit des documents falsifiés pour lesquels on aurait dû rejeter son dossier de candidature. Mais c’était sans compter sur le président de la Cour Suprême de Justice de l’époque.
En 2011, ce genre de choses ne doit plus se reproduire. Ce n’est pas parce qu’en 2006 on s’est montré peu rigoureux dans l’examen des dossiers que l’on doit à nouveau se montrer laxiste. Tous les autres candidats ont le devoir de vérifier la conformité de la candidature de « Joseph Kabila » aux lois de la RDC. Et ce n’est pas parce qu’on a triché une fois qu’on obtient le droit de tricher indéfiniment !
Le monde dispose désormais d’un cas qui doit faire jurisprudence : la déchéance de Kenneth KAUNDA de sa nationalité zambienne.
Son tort serait regardé en RDC comme une peccadille, car lui n’a pas mis en danger la vie du peuple zambien ni n’a bradé les terres et richesses de la Zambie. On peut même, à la limite, le citer parmi les présidents africains modèles, ceux ayant quitté le pouvoir sans y être contraints. Mais pour avoir usurpé la nationalité zambienne, au nom de la vérité, il en a été déchu sur décision de justice.
Malgré son grand âge. Peut-on en dire autant de « Kabila » qui saigne la RDC et n’a pas l’intention d’arrêter si on ne l’arrête ?
PAULIN LOMENA
Ce 26 juin 2011 .
Documents en appui de notre argumentaire :
- La Constitution de la RDC, 2006
- Refugee International, RD CONGO : Retours compromis dans les zones instables, 20 avril 2010, pages 1, 2 et 3.
- Radio Okapi
- Les Journaux Congo Indépendant, Le Potentiel.
- Le Blog d’Olivier Katoto
- Rapport Mapping de l’ONU, Octobre 2010
Or les Congolais savent que « Joseph Kabila » a travaillé au sein de l’Armée Patriotique Rwandaise, sous les ordres de James Kabarebe. Même si les enquêtes n’ont pas encore débuté, on peut considérer « Joseph Kabila » comme co-auteur des massacres dont il parle dans l’interview, puisqu’il a fait partie de cette même armée avant le premier retrait de l’armée rwandaise en 1998.
Les assassinats politiques
Au chapitre des assassinats politiques, des crimes commandités par « Joseph Kabila » ou lui profitant n’ont cessé de se rallonger et ses victimes se comptent tant chez ses adversaires politiques que chez les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme, les militaires, les policiers et les citoyens ordinaires: Didace Namujambo, Serge Maheshe, Pierre Bapuwa, Général Budja Mabe, Floribert Chebeya et Armand Tungulu pour ne citer que ceux-là sont bien des preuves, j’allais dire, vivantes de sa crauté.
Que conclure de ce qui précède ?
Au moment du dépôt des candidatures, les institutions compétentes ont l’obligation d’investiguer sur toute personne, lorsqu’il existe des doutes, des preuves ou un faisceau d’indices probants. Or dans le cas de « Joseph Kabila », il existe déjà, comme nous venons de le démontrer, une montagne de preuves et une galaxie d’indices !
Toute candidature de « Joseph Kabila », à quelque degré que ce soit, devra être frappée d’irrecevabilité. Quand bien-même par mégarde elle était reçue, elle devra être invalidée. Bien plus, l’appareil judiciaire devra éclaircir une fois pour toutes la question relative à sa nationalité.
Une personne, d’essence divine fusse-t-elle, ne peut susciter tant d’interrogations et paradoxalement ne pas faire l’objet d’enquêtes.
S’agissant des crimes économiques, des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité dont « Joseph Kabila » s’est rendu coupable et qui sont bien documentés, ceux-ci devraient conduire à son « impeachment » suivi de son arrestation pour des faits gravissimes et avérés. Et les crimes de génocide ainsi que les crimes contre l’humanité devraient le mener droit à la Haye.
Dans tous les cas, il y finira un jour, tôt ou tard !
Par ailleurs, les institutions compétentes devront aussi nous renseigner sur les résultats d’enquêtes pour les griefs relatifs aux élections de 2006. Rappelons-nous que monsieur « Kabila » avait introduit des documents falsifiés pour lesquels on aurait dû rejeter son dossier de candidature. Mais c’était sans compter sur le président de la Cour Suprême de Justice de l’époque.
En 2011, ce genre de choses ne doit plus se reproduire. Ce n’est pas parce qu’en 2006 on s’est montré peu rigoureux dans l’examen des dossiers que l’on doit à nouveau se montrer laxiste. Tous les autres candidats ont le devoir de vérifier la conformité de la candidature de « Joseph Kabila » aux lois de la RDC. Et ce n’est pas parce qu’on a triché une fois qu’on obtient le droit de tricher indéfiniment !
Le monde dispose désormais d’un cas qui doit faire jurisprudence : la déchéance de Kenneth KAUNDA de sa nationalité zambienne.
Son tort serait regardé en RDC comme une peccadille, car lui n’a pas mis en danger la vie du peuple zambien ni n’a bradé les terres et richesses de la Zambie. On peut même, à la limite, le citer parmi les présidents africains modèles, ceux ayant quitté le pouvoir sans y être contraints. Mais pour avoir usurpé la nationalité zambienne, au nom de la vérité, il en a été déchu sur décision de justice.
Malgré son grand âge. Peut-on en dire autant de « Kabila » qui saigne la RDC et n’a pas l’intention d’arrêter si on ne l’arrête ?
PAULIN LOMENA
Ce 26 juin 2011 .
Documents en appui de notre argumentaire :
- La Constitution de la RDC, 2006
- Refugee International, RD CONGO : Retours compromis dans les zones instables, 20 avril 2010, pages 1, 2 et 3.
- Radio Okapi
- Les Journaux Congo Indépendant, Le Potentiel.
- Le Blog d’Olivier Katoto
- Rapport Mapping de l’ONU, Octobre 2010
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