Le carnet de Colette Braeckma
D’ici la proclamation officielle des résultats, le 6 décembre prochain, la fièvre électorale ne quittera pas le Congo. Mais dès demain, d’autres jeux vont s’engager : l’ analyse des résultats officieux, les spéculations sur les futures alliances gouvernementales, sur la majorité qui se dégagera à l’Assemblée nationale. Mais dans l’immédiat, quelques leçons se dégagent déjà de ce scrutin. La première, malgré les critiques, c’est que la Commission nationale indépendante, dans des conditions hors normes, a réussi un pari dont la veille encore tout le monde doutait. La seconde, c’est que, dans le climat de violence et de suspicion qui régnait voici quelques jours, un report, de quelques jours ou de quelques semaines, aurait été plus dangereux encore que des élections, aussi imparfaites et perfectibles au Congo qu’ailleurs. La troisième, c’est que les Congolais, dans leur très grande majorité, ont fait preuve de civisme et de discipline. Il suffisait de voir les policiers qui surveillaient calmement les centres de vote, la courtoisie des assesseurs, le calme des témoins, figés des heures durant dans leur tâche d’observation pour s’en convaincre, même s’il y eut, ici et là, de la confusion et des impatiences.
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